LE PAIN DUR de Paul Claudel
Mise en scène : Dag Jeanneret
Scénographie : Pierre Heydorff
Lumières : Christian Pinaud
Costumes : Olivier Bériot
Son : Jean-Pascal Lamand
Dramaturgie : Christelle Bécant
Assistante mise en scène : Cécile Marc
Maquillage : Xavier Martin
Avec : Gérard Bayle, Agnès Belkadi, Nathalie Duverne, Richard Mitou et Jean Varela
Construction baraque : Jacques Larguier, Gérard Rongier , Tonio Asparancho
Peinture : Anne de Crécy, Hélène Havard
Réalisation des costumes : Atelier Caraco : Jeo Massias, Karen Serrault
Création à Mèze avec la Scène Nationale de Sète en novembre 2000.
En 2000, pour son premier spectacle, la Cie In situ souhaite créer un théâtre ambulant d'intérieur, à poser dans les salles polyvalentes où les gymnases afin de pouvoir tourner dans de bonnes conditions dans les petites villes sans théâtre. Elle s'adresse d'une part au scénographe Pierre Heydorff qui conçoit la Baraque Théâtre et d'autre part à Dag Jeanneret qui choisit d'y monter Le Pain dur de Paul Claudel.
Ce spectacle inaugural a été accueilli dans la plupart des institutions régionales : Théâtre des Treize Vents C.D.N. de Montpellier, Scènes Nationales de Sète et d’Alès, Théâtres de Nîmes, Béziers, Clermont-l’Hérault, Scènes Croisées de Lozère et dans l’Itinéraire Molière (Conseil régional L/R). 33 représentations.
Il s’agit d’une époque lointaine, le milieu du 19ème siècle, et pourtant bien proche.
D’une époque troublée où -déjà- l’économie prend le dessus sur la politique et les convictions. Il s’agit de la France. Précisément.
Et cela, contrairement à beaucoup d’autres pièces de Paul Claudel où sa poétique occulte ou transfigure le lieu et l’époque.
Ici, dans Le Pain dur , c’est de la fondation de la France moderne qu’il s’agit. D’une certaine France qui a digéré peu à peu la Révolution française et qui sent que son heure est venue.
L’avènement d’une bourgeoisie d’affaires qui veut définitivement se faire sa place au soleil; qui a compris que la révolution industrielle est en train de tout bouleverser, qui sait que son pouvoir peut et va s’affirmer et qui ne reculera devant rien pour l’asseoir à jamais.
Mais c’est aussi, en apparence tout au moins, une autre France. Celle de la colonisation, Nous sommes en 1842.
COMME IL VOUS PLAIRA et MACBETH de William Shakespeare
Mise en scène de Christian Esnay. Création au Printemps des Comédiens à Montpellier en juin 2001 puis à Saint Estève (66) en juillet 2001. Ces deux spectacles sont exploités durant tout l’été sur le territoire régional. 17 représentations.
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UNE SOIREE CHEZ DUMAS LE PERE de Pierre Astrié Mise en scène François Macherey Mise en assiettes Georges Rousset ,maître Cuisinier de France Avec : Cécile Marmouget, Gérard Belfiore , Nathalie Duverne, Jean Varela , Doumée, Gérard Bayle , Agnès Belkadi, Sébastien Lenthéric Lumières et décor : Christian Pinaud Collaboration artistique : Dag Jeanneret Costumes : Jean-Bernard Scotto Son : Jean-Marc Doré Maquillage : Joël Ponneville Réalisation costumes : Bruno Jouvet Régie son : Patrice Hernandez Régie plateau : Jean-Marie Deboffe |
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Production : Cie in situ
Spectacle repas. Création à Mèze avec la Scène Nationale de Sète en mai 2002. Reprise au Printemps des Comédiens à Montpellier en juin 2003. 7 représentations.
Ils sont là, assis à notre table, ces étranges personnages en habits de leurs siècles. Ils s’apprêtent à partager notre souper, composé de recettes d’Alexandre Dumas. Ce sont les invités de marque : Alfred de Vigny, Milady, Marie Nodier, Ida Ferrier, le Cardinal Richelieu…
Et puis il y a aussi les autres, ceux qui viennent, qui passent, qui dénoncent, qui n’en finissent pas de mourir de cette maladie appelée Romantisme : Arsène, jeune danseuse sans tête, un serveur qui n’est autre qu’Alexandre fils lui-même, qui n’est autre que D’Artagnan, qui n’est autre qu’Hoffmann ; Antonia Gottlieb, qui n’est autre que Marie Nodier, notre voisine de table.
Le prétexte de l’histoire ? Ce fameux bijou en forme de guillotine qui passe de cou en cou grâce au numéro de l’illusionniste.
Car c’est bien d’illusion qu’il s’agit. De l’illusion de la fiction, d’histoires qui traversent les siècles le temps d’un repas, de notre capacité de spectateur à rentrer dans ce jeu.
Une soirée chez Dumas le Père est un spectacle à table. Georges Rousset, maître cuisinier de France sert un souper élaboré à partir du Grand Dictionnaire de Cuisine d’Alexandre Dumas.
PARTITION de Jean-Yves Picq
Mise en scène Dag Jeanneret
Avec Stéphanie Marc et Jean Varela
Lumières Christian Pinaud
Scénographie Cécile Marc
Son Jean-Pascal Lamand
Réalisation vidéo Annie Gonzalez
Montage vidéo Virginie Charifi
Régie générale Bruno Lacroix
Régie lumière Cathy Gracia
Régie son Jean-Michel Flesch
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Production : Cie In situ
Compagnie conventionnée par la DRAC Languedoc-Roussillon
Associée à la direction de la Cigalière à Sérignan
Maître d’œuvre de l’Itinéraire du théâtre et du cirque en région Languedoc-Roussillon
Coproductions : Théâtres - Scène Nationale de Sète, Théâtre d’O - Département de l’Hérault, La Cigalière - Ville de Sérignan, Ville de Mèze
Avec le soutien de l’Itinéraire du théâtre et du cirque en région Languedoc-Roussillon et de la DRAC Languedoc-Roussillon
Création à l’automne 2003 à Mèze.
Accueilli par les Scènes Nationales de Narbonne et d’Alès et tournée dans l’Itinéraire du théâtre et du cirque en Languedoc-Roussillon. 23 représentations.
Il est repris en novembre 2005 aux ATP de Nîmes. 2 représentations.
Nous sommes dans la pièce au cœur d’une double expérience intérieure.
Un homme, journaliste dans un quotidien de province, ne supporte plus la violence des nouvelles, l’amoncellement des catastrophes, des guerres et des famines.
Alors il rompt les amarres, part à l’aveugle et son errance va le conduire aux abords de l’ancienne maison familiale, la maison de l’enfance, aujourd’hui revendue à d’autres qu’il ne connaît pas.
Cette maison est habitée maintenant par une jeune femme, ses enfants et son mari. Cette femme, vient d’emménager dans cette maison isolée aux confins du village et une nouvelle vie commence pour elle. Une vie chaude et dense, entourée de toute une marmaille dans une maison à soi, dans le calme apaisant de murs à soi et la plénitude de la maternité.
L’irruption soudaine de l’homme dans la vie de cette femme va la bouleverser profondément. Il est là, jour et nuit, muet, immobile, tout proche d’elle, ne se nourrissant plus dans le froid de l’hiver, avec, pour seule compagnie, un feu alimenté régulièrement. Présence jamais hostile, presque absente pourrait-on dire, quasi minérale dans sa radicalité absolue…. Et cette femme, qui s’est mystérieusement habituée durant trois longues semaines à cette présence incongrue, à ce lumignon dans la nuit, sans jamais chercher à s’en approcher, va, parce qu’il s’est mis à neiger, aller à la rencontre de cet homme.
La pièce raconte, par la voix de la femme, la bagarre insensée, la lutte de tous les instants pour réveiller cet homme, pour lui redonner vie. Et cette femme va y mettre toutes ses forces, tout son passé, tout son amour, toute sa vie soigneusement construite. Elle va se livrer totalement pour tenter de redonner à cet homme sa dignité et des raisons de continuer à vivre au milieu des autres, malgré la brutalité du monde.
Le texte est beau, sensible, incarné formidablement par Stéphanie Marc, occupant son personnage, pleinement, loin de toute performance d'acteur. A ne pas manquer. Jean Pougnet, Olé
LE POETE, LE COCHON ET LA TETE DE VEAU
d’après Fernando Pessoa et des propos d’élus régionaux sur l’art.
Mise en scène Jacques Allaire
Avec Jacques Allaire
Lumières Franck Lombard
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Production : Cie In situ
D’abord Carte Blanche donnée à Jacques Allaire par La Cigalière à Sérignan en décembre 2003 puis spectacle créé et co-produit par le théâtre d’O à Montpellier en mars 2005. 5 représentations.
Une fantaisie pour le théâtre
Inventée et réalisée par Jacques Allaire et Cécile Marc
d’après T.Bernhard, F.Pessoa, et des paroles d’élus (propos sur l’art)
"Je suis parti de textes non théâtraux de Thomas Bernhard, Fernando Pessoa, etc et de paroles d’élus sur l’art – des propos qu’ils ont tenus dans des interviews, sur ce qu’ils aiment ou n’aiment pas; et à partir de ce matériau improbable, je souhaitais inventer un spectacle où il sera question de la pensée de l’homme, de l’intelligence, de la bêtise, de l’acte de création.
Ce sera une manière de « fable », une comédie des hommes où l’art prendrait place de parabole, une sorte de rêverie ou de pamphlet, quelque chose de pas vraiment sérieux en tous cas."
Jacques Allaire
C'est avant tout un moment poétique,remarquablement mis en espace. Simplement, cette poésie traite de politique. Comme par exemple, a pu le faire Rimbaud, qui parlait de la guerre franco-allemande de 70 en écrivant au bout d'une longue bucolique : "il a deux trous rouges au coté droit". Moralité : moment recommandé. Jean Marc Douillard, Hérault du jour,5 mars 2005
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC de Molière
Mise en scène Dag Jeanneret.
Avec : Jean Varela, Stéphanie Marc, Ludivine Bluche, Jean Claude Bonnifait (reprise Jacques Allaire), Jean Varela, Gérard Bayle, Dag Jeanneret et Brice Carayol.
Production : In situ, compagnie conventionnée par la DRAC Languedoc-Roussillon, associée à la direction de la Cigalière à Sérignan
Coproductions : Les nuits de la Terrasse et del Catet, Théâtre des Treize Vents CDN Montpellier L.R, La Cigalière – Ville de Sérignan, Conservatoire National de Région Montpellier Agglomération
Création à Thézan-lès-Béziers lors du festival Les Nuits de la Terrasse et del Catet en août 2004.
Accueilli par les Scènes Nationales d’Alès et de Sète et tournée dans l’Itinéraire du théâtre et du cirque en Languedoc-Roussillon. 27 représentations dont 9 au C.D.N.
Le spectacle est repris en tournée nationale et régionale durant la saison 2005-06 pour 12 représentations.
" Monsieur de Pourceaugnac est une comédie ballet faite à Chambord pour le divertissement du Roi, au mois de septembre 1669, avec des danses réglées par Beauchamp et une musique écrite par Lully. Nous n’interprèterons ni les danses, ni la musique. Pas d’archéologie, ni de joliesse. Nous irons à l’essentiel.
Débarrassée de ses oripeaux, la pièce découvre des abîmes terribles. Tout d’abord, comment lorsqu’on ne connaît pas l’autre, le détester ? Parce qu’il faut le détester pour pouvoir trouver les moyens de l’expulser, de l’annihiler. Alors c’est vieux comme le monde, on va stigmatiser son origine, sa provenance. Ici, le Limousin. Donc - et sans raison aucune - être limousin c’est être bête, c’est être moins. Pourquoi ? Personne ne sait. C’est comme ça, un étranger…
Ensuite ce Monsieur de Pourceaugnac, le faire enfermer, le faire passer pour fou. On le confie alors à deux médecins. A charge pour eux, sans vergogne, de l’interner. Grande scène de médecins de Molière ! Mais ici, c’est véritablement inquiétant, presque hallucinatoire.
Et la pièce continue ainsi de guet-apens en guet-apens jusqu’au « bannissement ». Le corps étranger est expulsé. On peut retourner au petit commerce des sentiments ou à de nouveaux mauvais coups.
Cependant, au cœur de cette violence, brille, intact, le génie comique de Molière. Il n’est pas question de ne pas le faire entendre ! "
Dag Jeanneret.
Cette mise en scène épurée, presque monacale de Dag Jeanneret, nous permet d'entendre le génie de l'auteur qui signa en 1669 une pure folie douce, sous un genre nouveau à l'époque : une comédie-ballet. Débarassée de ses oripeaux stylistiques du XVIIème siècle, Monsieur de Pourceaugnac n'en resta pas moins un ballet tragi-comique, tant la dramaturgie suffit à faire danser Monsieur de Pourceaugnac, de piège et piège, avec en point d'orgue le visage défait de Pourceaugnac / Jean Varela dans son costume de femme du monde, perdu et bouleversant.
Avec sa cinquième création, la Cie In situ nous offre un Molière intact, virulant, une farce contemporaine diaboliquement rythmée, un regard sur le xénophobie et...sur la médecine d'aujourd'hui? Jo Lengagne, Olé n°350.
LA DERNIERE BALADE DE LUCY JORDAN
de Fabrice Melquiot
Mise en scène Dag Jeanneret
Avec : Agnès Belkadi, Vincent Leenhardt et Jean Varela
Scénographie : Cécile Marc
Lumières : Christian Pinaud
Son : Jean-Pascal Lamand
Régie Générale : Cathy Gracia
Production : Cie In situ
Création à Murviel-lès-Béziers lors du festival Les Nuits de la Terrasse et del Catet en août 2005. (1èrecréation en France)
Le spectacle est repris en décembre 2005 à La Cigalière Scène Conventionnée de Sérignan où la Cie In situ est en résidence. 9 représentations.
"Il y a dans La Dernière Balade de Lucy Jordan toutes nos vies, toutes nos peurs,tous nos amours, toutes nos détresses, les petites et les immenses.
Toutes nos joies aussi, celles petites mais si indispensables des matins, celles plus profondes qui nous envahissent rarement mais si intensément.
Il y a des souvenirs. Des souvenirs de ceux que nous avons aimés, aujourd'hui disparus, des souvenirs de ceux que nous n'avons pas connus directement mais que nous connaissons pour autant.
Des flux de vie qui nous traversent, des flux de mémoire réelles ou empruntées, des vies ignorées et pourtant pressenties. Des existences devinées, esquissées, des paysages fantasmés.
Dans les maisons des paysages, des lueurs entrevues, des lambeaux d’existence volés…
C’est cela qu’il y a dans le texte de Fabrice Melquiot et dans les espaces du texte de Fabrice Melquiot.
Il y a des images, beaucoup d’images, de celles qu’on ne retient pas toujours mais qui reviennent plus tard dans les songes ou au détour d’une pensée, confuses, troublées ou au contraire extrêmement nettes, fulgurantes.
Et puis il y a une langue. Une langue de théâtre écrite aujourd’hui mais pleine de toutes les écritures de toutes les époques. Une langue en mouvement et inspirée.
L’invention d’une langue de théâtre étrange, belle et charnelle. Une véritable poétique de la langue. Comme il y a pu avoir très différemment chez Claudel ou Koltès. Une langue qui ne se livre pas tout de suite, qui peut donner l’impression d’être mystérieuse mais que l’acteur doit traverser, doit labourer pour qu’elle s’éclaire au contact du public et fasse sens et image.
Et puis il y a une histoire. Toute simple. Comme dans les récits de Tchekhov ou les films d’Abbas Kiarostami.
L’histoire d’un homme qui porte sa mère à l’hôpital parce qu’elle le lui a demandé. Un soir de grève et d’effervescence dans la ville tentaculaire et devenue hostile.
L’histoire d’un homme qui ne pourra plus être exactement le même lorsqu’il aura accompli sa mission, l’histoire peut-être d’un chemin initiatique…"Dag Jeanneret
FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! de Nicoleta Esinencu
Mise en scène Dag Jeanneret.
Avec Sarah Fourage
Production : Cie In situ
Coproduction : Théâtre des Treize Vents C.D.N. de Montpellier.
Création au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier en octobre 2007. 4 représentations. (1ère création en France).
Ce texte a été présenté une 1ère fois à sortieOuest à Béziers en janvier 2007, dans le cadre d’une mise en voix qui inaugurait l'association avec le théâtre.
Comment raconter dans l’urgence le sentiment du déracinement, la nouvelle vie absurde et obscène à l’ouest. Comment raconter son pays natal, la Moldavie, soudainement indépendant et bouleversé, le souvenir brûlant de l’ancienne vie sous la chape soviétique, le goût des poivrons lorsqu’on est loin du pays, la rage face à ce nouvel ordre du monde sans mémoire et sans affect, l’avenir qui n’est plus radieux nulle part, ici ou là-bas…
Dans cette adresse au père disparu, Nicoleta Esinencu jette toutes ses forces, violemment, avec une énergie qui n’est pas celle du désespoir mais celle d’une envie de vivre âpre et tranchante, avec une ironie cinglante et un humour désespéré…
Ce texte, écrit en Allemagne il y a trois ans, a fait rapidement le tour de l’Europe et a rencontré un public chaleureux et passionné.
Lors de sa création récente en Roumanie, pays « frère » de la Moldavie, il a fait scandale au moment où la Roumanie s’apprête à entrer dans l’Union Européenne.
LA TRILOGIE DE LA VILLEGIATURE de Carlo Goldoni
Mise en scène Patrick Haggiag
Nouvelle adaptation
Dramaturgie Despoina Nikiforaki
Version scénique Despoina Nikiforaki, Daniela Deinhammer et Patrick Haggiag
Avec : Fabien Béhar, Jean-Claude Bonnifait , Stéphane Boschung, Jacqueline Corpataux, Agnès Fabre, Jean Godel, Dag Jeanneret, Nouche Jouglet-Marcus, Julie Mejean-Perbost, Sabine Moindrot, Alex Selmane, Abdel Soufi, Philippe Suberbie, Anne-Marie Yerly
Scénographie Fabienne Boudon
Assistant à la scénographie Juan Sanz
Peinture décor et vidéo Gustavo Kortsarz
Lumières Christian Pinaud
Costumes Thierry Dafflon
Réalisation costumes Pauline Robert
Réalisation sonore et musique Xavier Charles
Collaboration artistique Jean Varela
Stagiaire à la mise en scène Laëtitia Pitz
Régie Générale Julio Cabrera
Régie Lumière Christophe Glanzmann
Régie son Thomas Renaut
Coproductions : Théâtre Vidy – Lausanne, Théâtre de l’Ecrou, Compagnie des Barbares,
Nuithonie-Fribourg, Le Cratère – scène nationale d’Alès
Production déléguée : Cie In situ
Compagnie conventionnée par la DRAC L/R et le Département de l’Hérault,
Associée à sortieOuest, Domaine départemental d’art et de culture de Bayssan.
Avec l’aide à la création de la Région L/R, le soutien de l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique du Conservatoire National de Région, la participation artistique du Jeune Théâtre National
et le soutien de Réseau en Scène, L/R.
Avec le soutien de l’Etat de Fribourg, la Loterie Romande et La CORODIS
Création au Théâtre de Vidy à Lausanne en septembre 2007. 38 représentations dont 17 à Vidy - Lausanne
La Trilogie de la Villégiature n’est pas un spectacle habituel. Plus qu’une pièce, c’est toute une époque qui est ici représentée. Débutant dans la frénésie, elle met en scène des gens qui ne peuvent se passer d’aller en villégiature. L’engouement à l’époque de Goldoni pour les départs à la campagne – privilège d’une classe qui commençait à dominer – est à la base de cette étude de mœurs particulièrement intéressante lorsqu’on songe que Goldoni écrit ses trois comédies trente ans avant la Révolution française, laquelle allait instaurer le pouvoir de la bourgeoisie.
Quatorze comédiens sur scène et une première représentation en France hier soir à sortieOuest, après la création en Suisse, voilà pour le décors de La Trilogie de la Villégiature. Trois cents ans après la naissance de l'auteur Carlo Goldoni, le metteur en scène Patrick Haggiag réalise la prouesse de donner un corps contemporain à un texte qu'on pourrait penser englouti par la poussière. La force de Goldoni associée au talent d'Haggiag, lui même formidablement relayé par une troupe efficace, ont donc réussi à transformer ce qui aurait pu n'être qu'une indigestion d'un texte de répertoire de...3h30. Au fil d'anachronisme et autres clins d'oeil jamais gratuits, Patrick Haggiag fait résonner La Trilogie de la Villégiature du côté du présent. (...) Le jeu des comédiens, tout en subtilité, finit de convaincre, dans ce tourbillon d'allées et venues, d'états d'âmes. Midi Libre, 9/11/2007.
OCCIDENT de Rémi De Vos
Mise en scène Dag Jeanneret
Avec Stéphanie Marc et Philippe Hottier
Espace scénique et costumes Cécile Marc
Lumières Christian Pinaud
Production : Cie In situ
Co-production : Théâtre d'O, Montpellier
Chantier de création dirigé par Dag Jeanneret, présenté à sortieOuest à Béziers en avril 2007. 3 représentations.
Spectacle en chantier dans le cadre d'un temps fort consacré à l'écriture de Rémi De Vos, Théâtre Gérard Philipe, Saint Denis, 7 juin 2008 à 21h. Création le 9 octobre 2008 au théâtre sortieOuest, Béziers.
Occident est une pièce désespérée, atroce dans sa noirceur sans retour. On doit pourtant rire, sinon ça ne marche pas. La pièce, dans ce qu’elle propose, est presque inatteignable. Elle se joue constamment sur le fil du rasoir et demande pour cela de sacrés funambules n’ayant pas peur du vide…
J’ai vu une représentation d’Occident au théâtre Gérard Philipe, à St Denis, en juin dernier. Dans une mise en scène de Dag Jeanneret. Il s’agissait d’un travail en cours, d’un « chantier », puisque la création est prévue en octobre de cette année. Et bien je ne croyais pas ce que je voyais ! Philippe Hottier et Stéphanie Marc étaient tout simplement incroyables et la mise en scène de Dag Jeanneret déjà d’une précision diabolique. La pesanteur et la grâce, l’amour devenu fou, la drôlerie cruelle, l’envie d’en finir, tout était là…
Cela fait quinze ans que j’écris, il est très rare pour moi de voir porter à la scène un de mes textes avec autant de force. Un choc, vraiment.
Rémi De Vos
De petits jeux de l'esprit sadomasochistes en dialogues de sourds soudain très parlants, Rémi de Vos embarque dans un univers à la fois violent et humain, absurde et cohérent, désespéré et follement drôle. Et même si le spectacle n'est que le résultat de 10 jours de répétitions (la pièce dans sa version définitive ne sera présentée qu'en 2008), même si les deux comédiens explorent encore leurs personnages, en quête du ton juste, la prestation de Stéphanie Marc et de Philippe Hottier, bien aiguillés par le metteur en scène Dag Jeanneret, est formidable. Lumineuse au milieu de jours si noirs. Arnaud Boucomont, Midi Libre, 19 avril 2007.
Tournée 2008 - 2009 :
9-10-11-12 et 14-15 octobre 2008 Théâtre sortieOuest Béziers (en tournée sur le territoire du Piémont Bitterrois)
21-22-23-24 octobre 2008 Théâtre d'O, Montpellier
12-13-17-18 novembre 2008 Le Cratère, Scène Nationale d'Alès
26- 27-28 novembre 2008 Millau
27 février 2009 Théâtre de Clermont l'Hérault
Tournée 2009- 2010
16 octobre 2009 Centre Culturel Juliobona - Lillibonne (76)
21 octobre 2009 A.T.P. de Villefranche sur Rouergue (12)
10 novembre 2009 Festival Auteurs en acte - Théâtre Victor Hugo - Bagneux (92)
8 décembre 2009 CIRCUITS - Auch (32)
12 janvier 2010 M.J.C. - Rodez (12)
26 janvier 2010 Théâtre de Perpignan (66)
29 janvier 2010 A.T.P. de Lunel (34)
4 et 5 février 2010 Théâtre de l'Ephémère - Le Mans (72)
12 février 2010 A.T.P. d'Uzès (34)
17 février 2010 Théâtre 95 - Cergy Pontoise (95)
4 et 5 mars 2010 Théâtre Le Passage - Fécamp (76)
du 9 au 12 mars 2010 Théâtre des Treize Vents - Montpellier (34)
19 mars 2010 Théâtre de l'Albarède - Ganges (34)
du 31 mars au 2 avril 2010 Le Théâtre - Narbonne (11)
du 7 au 18 avril 2010 Théâtre Gérard Philipe - St Denis (92)
du 20 au 22 mai 2010 Théâtre des Salins - Martigues (13)
STABAT MATER FURIOSA de Jean-Pierre Siméon
Mise en scène Dag Jeanneret
Avec Stéphanie Marc
Production : Cie In situ
Commande de la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau
Spectacle conçu pour les salles de classe, tournée dans les lycées organisée par la Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau.
Calendrier de Tournée :
25 février au Lycée René Gosse Clermont l'Hérault
5 mars au Lycée Charles De Gaulle Sète
10 mars Lycée Saint Joseph Sète
11 mars Lycée Joliot Curie Sète
12 mars Lycée F.Bazille Montpellier
20 mars Lycée P.Valéry Sète
26 mars Lycée J.Jaurès Saint Clément la Rivière
27 mars Lycée F.Fabre Bédarieux
1 avril Lycée F.Léger Bédarieux
Et aussi....
LA CUISINE AMOUREUSE d’après Brillat-Savarin, Grimod de la Reynière, Marie Rouanet, Honoré de Balzac, Francis Ponge….
Mise en scène Jacques Allaire. Création à Sigean en 1994. Reprise à la Cigalière à Sérignan en décembre 2004 puis à sortieOuest à Béziers en décembre 2007 et janvier 2008.
LES SECRETS D'UNE NUIT d’Yves Rouquette
Mise en scène de Dag Jeanneret. Création à Béziers pendant l’été 2006. 13 représentations.
Reprise dans une version légèrement modifiée pendant l’été 2007. 13 représentations.
Commande de la Ville de Béziers pour ses visites théâtralisées et patrimoniales. Commande d’écriture à Yves Rouquette.
APOLLINAIRE, PILOTE DU COEUR d’après l’œuvre poétique de Guillaume Apollinaire
Mise en espace : Dag Jeanneret.
Avec : Sarah Fourage, Dag Jeanneret et Stéphanie Marc
Tournée de mars à juin 07 dans les bibliothèques de l’Hérault. 8 représentations.
Commande de la Direction du livre et de la lecture du département de l’Hérault.
LE TIGRE ET L'APOTRE de Jacques Vilacèque et Jacques Allaire
Mise en scène : Jacques Allaire.
Avec : Yves Ferry et Jean Varela
Scénographie/costumes : Cécile Marc
Lumières : Christophe Mazet
Création vidéo : Scorpène Horrible
Son : Jacques Allaire et Serge Monségu
Création au Printemps des Comédiens à Montpellier en juin 2007. Tournée régionale à l’automne 07. 11 représentations. Commande du Conseil général de l’Hérault pour commémorer le centenaire des révoltes vigneronnes de l’an 1907 dans la région.
"Ce spectacle est la tentative d’une reconstitution impossible, à moins de tomber dans le livre d’images mais pour cela les livres d’histoire sont mieux faits. Or, de cette rencontre nous avons peu d’informations et les propos divergent selon qu’ils sont rapportés par l’une ou l’autre des deux parties. Et précisément c’est cela qui s’est joué dans ce duel sans témoin : la possibilité de définir une vérité, chacun la sienne.
Alors recomposer ou plutôt composer à partir de bribes, d’extraits, à l’aide de l’iconographie des mémoires et autres témoignages historiques, musique… ce qu’aurait pu être le dialogue entre ces deux figures invraisemblables.
Un théâtre d’hypothèses plutôt qu’une affirmation car même ce dont on dispose est sujet à maintes contestations. Donc reprendre l’histoire ; la petite histoire. Mettre face à face deux acteurs qui devront dire des mots de Clémenceau, des mots de Marcellin Albert.
A coup sûr la vie naîtra de cela. L’affrontement aussi. Ce sera le Tableau d’un affrontement. Le Tableau d’un malentendu aussi, celui d’un pouvoir obnubilé par le respect de l’ordre, la crainte de voir la République vaciller et dont le travail principal consiste à gouverner, c’est-à-dire éliminer toutes formes de contestation, fût-elle légitime."
Jacques Allaire.
PAYSAGE HUMAIN de Jean-Pierre Rose
Mise en scène Dag Jeanneret
Commande du Festival Les Nuits de la Terrasse et del Catet 2008.
Création juillet 2008. Représentations : 24 - 25 - 26 juillet 2008 à Murviel les Béziers
UNE NUIT AU JARDIN de Emmanuel Darley
Mise en scène Dag Jeanneret
Avec : Sarah Fourage, Stéphanie Marc, Vincent Leenhardt, Jacques Allaire, Gérard Bayle
Lumières : Christian Pinaud
Costumes : Cécile Marc et Christelle Glize
21, 24 et 25 juillet et 4, 5, 6, 18, 19, 20 et 25, 26, 27 août 2009 au Plateau des Poètes, Béziers
"Il y aura un guide. Derrière lui, le public marchera, circulera, marquera des arrêts. Des stations où il pourra s'assoir sur des petits pliants portables. Grâce à ce guide, le public connaîtra d'avantage l'histoire du Plateau des Poètes. Ensemble, ils iront par les allées du parc et découvriront les lieux sous un autre jour puisque ce sera le soir. A l'heure où les portes sont closes habituellement. Ils croiseront quelques unes des figures de la ville, Paul Riquet, Jean Moulin, et puis d'autres". Emmanuel Darley.
LA CREATION DE FESTIVAL
En 2001, Jean Varela et la Cie In situ créent un nouveau rendez-vous début août sur cinq petites communes rurales au nord de Béziers, regroupées au sein de la Communauté de communes Orb et Taurou.
C’est Les Nuits de la Terrasse et del Catet, festival itinérant de théâtre, de cirque et de musique qui se déroule totalement en plein air.
Il est soutenu depuis plusieurs années par la Région Languedoc-Roussillon et par le Conseil général de l’Hérault.
Mêlant la création et la diffusion, ce festival a fêté son 7e anniversaire à l’été 2007. Il a trouvé peu à peu une place singulière dans le paysage artistique régional.
L’édition 08 verra entre autres l’accueil de deux spectacles de Pippo Delbono.
Avant la création de la Cie In situ, en 1998, Jean Varela et Christian Pinaud inventent en compagnie de Geneviève Rière, directrice des Affaires culturelles de la Ville de Mèze, le festival Paroles et Papilles qui fait se rencontrer au mitan de septembre la création théâtrale et les arts culinaires à Mèze, au bord de l’étang de Thau.
Ce festival, soutenu par la DRAC et le Conseil général de l’Hérault dès sa deuxième édition, devient rapidement un lieu de découvertes et de rencontres pour les professionnels de la région et d’ailleurs. Dès sa fondation, la Cie In situ en assure la direction artistique et l’organisation jusqu’à l’arrêt du festival en 2002.
Au cours de ces cinq années, des artistes aussi confirmés que David Ayala, Gabriel Monnet, Benoît Lambert, Barbara Nicollier, Christian Mazzuchini, Yves Ferry ou des écrivains comme Daniel Lemahieu, Daniel Danis, Yves Rouquette, Jean-Loup Rivière,René Zahnd viennent à Mèze pour y travailler ou découvrir l’une de leurs œuvres.


