RADIO CLANDESTINE
Mémoire des Fosses Ardéatines
d'Ascanio Celestini
RADIO CLANDESTINE - Bande Annonce from French Kiss production on Vimeo.
Tournée 2011/2012
Scène Nationale de Foix - 18, 20 et 22 octobre
Festival Auteurs en Actes, Bagneux - 4 novembre
Domaine d'O - Montpellier - 17 et 18 novembre
Scène Nationale de Narbonne - 22 et 23 novembre
Théâtre du Passage - Neuchatel - 24 janvier
Scène Nationale d'Albi - 3 février
Circa (Cuzin) - Auch - 5 et 6 février
Théâtre Sorano - Toulouse - 9 et 10 février
Théâtre de Vienne - 28 et 29 février
ATP d'Uzès - 2 mars
Théâtre de Nimes - 6 et 7 mars
Du 20 mars au 5 avril 2012 – Théâtre Vidy Lausanne
Texte paru aux Editions Espaces 34, collection Théâtre contemporain en traduction,
traduit de l’italien par Olivier Favier
avec le soutien de la Maison Antoine Vitez,
Centre international de la traduction théâtrale de Montpellier
Mis en scène par Dag Jeanneret
Avec Richard Mitou
Et Gerald Chevillon
Production : cie In situ
Coproduction : sortieOuest

Un homme, le narrateur, s’adresse à une vieille femme, la toute petite, incarnation du petit peuple romain d’autrefois. Il lui raconte le massacre des fosses ardéatines qui, le 24 mars 1944, a coûté la vie à 335 Italiens, résistants, Juifs, communistes, mais aussi simples passants, en représailles à un attentat de la résistance perpétré la veille, via Rasella, au cœur de Rome. Ce drame est resté dans la mémoire de tous les habitants de la cité. A travers lui, c’est le destin d’une ville et d’un peuple qui nous est raconté.
« Il s’agit d’une véritable entreprise pour redonner sens à l’univers de la tragédie, par l’évocation d’un évènement qui constitue un moment important de la mémoire contemporaine nationale, sujet souvent à de délicates controverses ou à des interprétations erronées ». Olivier Favier, traducteur.
Né à Rome en 1972, Ascanio Celestini est une figure majeure du théâtre-récit. Ce genre qui se développe en Italie depuis une dizaine d’année est le fait d’acteurs-auteurs comme Marco Baliani, Mario Perrotta ou Marco Paolini. Ecrivain, comédien, metteur en scène, Ascanio Celestini a reçu parmi d’autres, le Prix de la Critique en 2002 et le Prix Ubu pour l’importante dimension historique de ses œuvres.
Le metteur en scène
Comédien puis metteur en scène Dag Jeanneret a joué dans une trentaine de spectacles notamment avec Bérangère Bonvoisin et Philippe Clévenot, Philippe Delaigue, Olivier Maurin, Patrick Haggiag, Christian Esnay, Christian Rist, Alain Béhar, Jean-Marc Bourg, Jean-Louis Jacopin, Carlos Wittig, Louis-Guy Paquette, Denis Lanoy.
En janvier 2002 il rejoint le collectif de direction de la Cie In Situ, conventionnée par
la DRAC Languedoc Roussillon depuis 2002, en résidence au Théâtre de La Cigalière
à Sérignan entre 2003 et 2005 et aujourdhui associé à la direction de sortieOuest,
domaine départemental dart et de culture de Bayssan à Béziers.
Il met en scène une quinzaine de spectacles dont Le Pain dur de Paul Claudel, Monsieur de Pourceaugnac de Molière et FUCK YOU Eu.ro.Pa ! de Nicoleta Esinencu , tous trois co produits par le Théâtre des Treize Vents CDN de Montpellier, La Dernière Balade de Lucy Jordan de Fabrice Melquiot, Cendres de cailloux de Daniel Danis, Partition de Jean-Yves Picq, Au bout du comptoir, la mer! de Serge Valletti, Les secrets d'une nuit d'Yves Rouquette, Une nuit au jardin D'Emmanuel Darley.
Son précédent spectacle, Occident de Rémi De Vos, a été en tournée pendant 3 saisons.
Au printemps 2009, à l'invitation de la Scène nationale de Sète, il a mis en scène pour les lycées de son territoire une forme légère, Stabat mater furiosa de Jean- Pierre Siméon. Ce spectacle est recréé dans un format agrandi à sortieOuest en même temps que Radio clandestine, en novembre 2010.
En 2012 il mettra en scène Tambours dans la nuit de Bertolt Brecht.
Il travaille également pour l'opéra :
Au printemps 04, il met en scène pour Opéra Junior Le Cirque Volant rêve d'enfants, d'après l'oeuvre de Jean Absil et un texte d'Emmanuel Darley (commande à l'auteur) au Théâtre Jean Vilar à Montpellier et La Cigalière à Sérignan.
A l'automne 06, il recrée pour Opéra junior Le Paradis des chats de Vladimir Kojoukharov à l'Opéra-Comédie de Montpellier et au Théâtre de Carcassonne dans une production de l'Opéra National de Montpellier.
Richard Mitou, comédien
Trente-cinq ans, après des études scientifiques, a opté pour le théâtre
1993/94 - Conservatoire National de Région de Bordeaux.
1994/97 - Conservatoire National de Région de Montpellier.
1998/99 - Atelier de Recherche et de Création du Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées.
II a ainsi eu l'occasion de travailler sous la direction de:
Michel Bernardy, Edward Bond, Laurence Bourdil, Jean-Marc Bourg, Julie Brochen, Pierre Debauche, Max Denès, Jacques Echantillon, Yves Ferry, Ariel Garcia-Valdes, Jerôme Hankins, Dag Jeanneret, Catherine Marnas, Michelle Marquais, Laurence Mayor, Joseph Nadj, Jacques Nichet, Vincent Rouche, Aida Sanchez, Heide Tedeger...
Dans le domaine de la poésie :
1999-2000: Comédien au Théâtre National de Toulouse où Jacques Nichet lui a notamment confié la responsabilité artistique de la Nuit poème du 31 mai 2000, après l'avoir associé a la préparation de son "hétéro biographie" poétique "La Prochaine fois que je viendrai au monde", avec Denis Lavant, Claude Duparfait et Hélene Alexandridis.
Comédien, a joué dans :
2007 - Un chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche, mise en scène de Gilbert Rouvière
2005 - Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, mise en scène de Gilbert Rouvière
2004 - Woyzeck de Georg Büchner, mise en scène de Jean-Louis Hourdin
2002 - La Trilogie de la Villégiature de Carlo Goldoni, mise en scène de Jean-Louis Benoît
2001 - Mesure pour Mesure de William Shakespeare, mise en scène Jacques Nichet
- Comme il vous plaira et Macbeth de William Shakespeare, mise en scène Christian Esnay
2000 - Le Pain dur de Paul Claudel, mise en scène Dag Jeanneret
- Extermination du peuple de Werner Schwab, mise en scène Hervé Taminiaux
- Délire a deux d'Eugène lonesco, mise en scène Cécile Marmouget
1999 - Ambulance & Chat et souris (moutons) de Gregory Motton, mise en scène Jérôme Hankins
1998 - La Chanson venue de la mer de Mike Kenny, mise en scène Jacques Nichet
- Le Parc de Botho Strauss, mise en scène Richard Mitou
- La Fête du cordonnier de Thomas Dekker, mise en scene Jean-Jacques Mateu
1997 - Après la pluie de Sergi Belbel, mise en scène Ariel Garcia-Valdès
- Kvetch de Steven Berkoff, mise en scène Toni Cafiero
- Les Petites peurs de Moni Grego, mise en scène Yves Ferry et Florence Michau
- Les Petites baleines de la côte Est de Jean- Marc Lanteri, mise en scène Cécile Marmouget
1996 - Jeux de massacre d'Eugène lonesco, mise en scène Jacques Echantillon
- Arlequin, valet de deux maîtres de Carlo Goldoni, mise en scène Toni Cafiero
1995 - Une jeunesse allemande à partir de textes de Brecht, Büchner, Goethe..., mise en scène Max Denès
- Un homme debout de Rene Char, mise en scène Michel Touraille
1994 - La Plaie et le couteau de Enzo Cormann, mise en scène Isabelle Renaud
- Le Désamour, Cie de Caen, mise en scène Jean Luc Ollivier de Pierrepon
II met en scène :
2006 - Les Histrions de Marion Aubert
2001 - Les Règles du savoir vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce
2000 - La Nuit poème au TNT / Théâtre de la Cité, Toulouse
1998 - Le Parc de Botho Strauss
1997 - Mercedes de Thomas Brasch
1996 - Le Maître d'Eugène lonesco
1995 - Du sang sur le cou du chat de Rainer- Werner Fassbinderniourf
Stabat Mater Furiosa
Texte de Jean-Pierre Siméon
Mise-en-scène Dag Jeanneret
Avec Stéphanie Marc
Mardi 22 novembre
Mercredi 23 novembre
19h30
Scène Nationale - Narbonne
«Je rêve d’un texte qui règle son compte (non pas définitivement puisqu’on n’en finit jamais, du moins, radicalement) à l’homme de guerre, cet éternel masculin. Parole d’une femme, libérée autant qu’il se peut du dolorisme que lui assignent des conventions millénaires, paroles dressées en invective brutale et sans rémission face à la merde (il faut ici un mot net et absolu) du meurtre perpétuel. Stabat mater furiosa donc, et non point dolorosa… Je rêve d’une parole dont on ne se remet pas, non en raison de sa violence mais parce qu’elle porte en elle une évidence sans réplique. » Jean-Pierre Siméon
« Cette oeuvre brève et puissante pourrait trouver parfaitement son endroit dans le cadre précis et contraignant de la classe. Une parole forte, brute, directe. Une adresse directe aux spectateurs - comme le précise Siméon dans son avertissement initial - ici, les lycéens. Un face à face sans illusions, sans filtres, sans stratagèmes de théâtre. Une femme parle dans les yeux des spectateurs, elle dit la révolte de ces guerres interminables, elle nomme les horreurs physiques, de ces guerres ancestrales ou d’aujourd’hui, elle raconte les corps de ces femmes épuisées, meurtries, violées, torturées. Elle raconte cette folie des guerres qui ne s’arrêtent jamais, qui sans cesse, se réalimentent de la haine passée pour resurgir indéfiniment.
Jean-Pierre Siméon - au-delà de ce cri de rage et de réveil mais aussi d’espoir décrit très précisément les mécanismes de la haine conduisant à la guerre, les pulsions meurtrières insufflées dès l’enfance par les adultes, la violence des hommes de guerre qui oublient dans le conflit tout ce qui les a constitué homme libre et pensant, l’engrenage des conflits ethniques, l’impossibilité d’admettre l’altérité devenue anormalité donc danger.
C’est en cela que cette oeuvre peut donner lieu à tout un travail pédagogique - vraisemblablement à cheval entre l’histoire et la littérature - sur les racines de la guerre, les racines de l’incompréhension entre les peuples, entre les hommes, voire les mécanismes économiques conduisant inéluctablement au conflit. » Dag Jeanneret