Radio clandestine
Mémoire des Fosses Ardéatines
d’Ascanio Celestini
Mise en scène  Dag Jeanneret
Avec Richard Mitou et Gérald Chevillon

Traduction Olivier Favier
Texte paru aux Editions Espaces 34

Espace scénique  Cécile Marc

Lumières Christian Pinaud et
Christophe Robin

Production Cie In situ
Coproduction sortieOuest

Avec le soutien de la Maison Antoine Vitez, centre international de la traduction théâtrale.

La Cie In situ est associée à sortieOuest - Domaine de Bayssan, domaine départemental d’art et de culture

"Radio clandestine" est la première oeuvre importante d’Ascanio Celestini, qui le consacre comme une personnalité majeure du théâtre-récit italien.

 

 L’argument de "Radio clandestine" est simple : Un homme, le narrateur, s’adresse à une vieille femme, la toute petite, incarnation du petit peuple romain d’autrefois. Il lui raconte le massacre des fosses adréatines qui, le 24 mars 1944, a coûté la vie à 335 Italiens, résistants, juifs, communistes, mais aussi simples passants, en représailles à un attentat de la résistance perpétré la veille, via Rasella, en plein cœur de Rome. Cet événement est resté un lieu de mémoire pour tous les habitants de Rome. A travers lui, c’est le destin d’une ville et d’un peuple qui nous est raconté.


 « Il s’agit d’une véritable entreprise pour redonner sens à l’univers de la tragédie, par l’évocation d’un événement qui constitue un lieu important de la mémoire contemporaine nationale, sujet souvent à de délicates controverses ou à des interprétations connotées. »  Olivier Favier

 Les origines de l’oeuvre

Ascanio Celestini s’est inspiré d’un travail d’Alessandro Portelli, universitaire italien, qui, en 1999, publie "L’ordre a déjà été exécuté", essai d’histoire orale sur le massacre, à Rome, des Fosses Ardéatines. Délaissant le strict récit évènementiel, Portelli s’interroge sur la mémoire des faits, où la vision commune s’identifie par endroits au pire révisionnisme. Sous couvert de réconciliation nationale et de procès des idéologies, nazis-fascistes et résistants sont désormais renvoyés dos à dos, les seconds, surtout quand ils sont communistes, commodément identifiés aux horreurs staliniennes. En ce sens, le travail d’Alessandro Portelli est à l’Italie fasciste ce que  les essais de Robert O. Paxton sont à la France de Vichy.


 « Les Fosses Ardéatines ne sont certainement pas ni le seul ni le pire des massacres nazis. Mais elles sont le seul qui ait été accompli en Europe dans une ville, non seulement le seul perpétré à l’intérieur d’un espace urbain, mais le seul qui dans l’hétérogénéité des victimes résume toute la stratification complexe des histoires d’une métropole. C’est pourquoi cette affaire a une telle prise  sur la mémoire et sur l’identité. Certes, les morts sont tous des hommes ; mais cela ne fait que rendre plus central le rôle des femmes dans la survivance et la mémoire. Aux Fosses Ardéatines tout l’espace de la ville et un siècle de son histoire sont rassemblés. C’est le lieu symbolique où toutes les histoires convergent, et en parler signifie traverser entièrement la trajectoire de Rome au vingtième siècle, « cette ville rebelle et jamais domptée » comme dit la vieille chanson communiste. Une Rome si différente du lieu commun, qui a opposé aux nazis une résistance active et passive large et intense, et qui pour cela a été si durement frappée». Alessandro Portelli

 

 Ascanio Celestini se sert de ce matériau historique et anthropologique pour raconter la mémoire de sa ville, de son élection au rang de capitale en 1870 aux années de "Rome ville ouverte". Il s’établit ainsi un dialogue imaginaire avec une “toute petite naine”, incarnation du peuple romain illettré mais poétiquement lucide, toute entière absorbée dans ses difficultés matérielles et si souvent bousculée par le vent peu clément de l’histoire.

L’œuvre racontée par Celestini


Un mythe raconté à l’envers

Le massacre des Fosses Ardéatines est connu chez tout le monde et en particulier chez les romains, comme le moment le plus tragique de l’occupation nazi. Pendant ces derniers mois, il m’est arrivé souvent de parler du projet auquel j’étais en train de travailler et de voir la caissière du café ou le technicien du théâtre s’approcher de moi et me dire « je suis le fils du garçon qui jouait au ballon en rue Rasella le jour de l’action partisane » ou bien « je m’appelle Carla parce que mon grand-père s’appelait Carlo et il est mort aux Fosses Ardéatines ». Au début j’ai pensé à des coïncidences, mais après j’ai compris que 335 morts aux Ardéatines ont à leurs épaules des centaines de familles, des milliers de personnes. Et pourtant l’histoire de ce massacre est connue toujours à l’envers. Presque tout le monde prétend que les nazis, aussitôt après l’action partisane de rue Rasella, ont diffusé pour toute la ville des centaines de communiqués sur les affiches, dans les journaux, à la radio. Mais puisque les partisans ne se présentaient pas, les nazis ont répondu à ce silence en tuant 10 italiens pour chaque allemand mort.
 
 Il s’agit d’une histoire que tout le monde croit  connaître, même si elle est un grand mensonge : ce sont les mêmes allemands qui l’admettent. Pendant le procès du mois de novembre 1946, quand le juge a demandé : mais vous auriez pu dire « si la population romaine ne livre pas le responsable de l’action partisane d’ici à un certain délai, je fusillerai 10 romains pour chaque allemand tué ! » Kesserling a répondu : « Maintenant que trois années ont passées et que les temps sont plus tranquilles, je dois confesser que l’idée était bonne ». Le juge : « Mais vous ne l’avez pas fait ? ». Kesserling : « Non, je ne l’ai pas fait ». Mais comment les nazis pouvaient-ils chercher les responsables de la bombe de la rue Rasella si entre l’explosion de cette bombe et le massacre des fosses Ardéatines il ne s'est pas passé des jours, mais seulement quelques heures ? A Rome, il n’y a pas une idée précise sur ce qu'était le mouvement partisan. On imagine les partisans qui marchent à la montagne en chantant « Bella ciao », mais à Rome les seules personnes qui avaient l’autorisation de marcher en groupe et de chanter étaient les allemands et les fascistes. Les partisans romains se mouvaient seuls ou par groupe de deux personnes et Carla Capponi (qui a pris part à l’action de rue Rasella) dit qu’elle éprouva une émotion très forte quand elle entendit une personne qui l’appelait par son prénom à haute voix. L’histoire de la lutte partisane et de l’occupation nazie à Rome est souvent racontée de façon confuse, mais surtout le massacre aux Ardéatines et l’action partisane de rue Rasella  fait désormais partie d’un mythe négatif, d’une histoire qui est racontée à l’envers. J’ai essayé, à partir du livre de Alessandro Portelli, de faire parler la partie orale de l’histoire qui raconte ces jours-là de façon vive, directe et pas à l’envers.

 Le théâtre-récit 
 À partir du milieu des années 1990 émerge en Italie un courant de théâtre nommé teatro-narrazione, que l’on peut traduire en français par théâtre de narration ou théâtre-récit, porté par des artistes toujours plus nombreux et des générations variées. Cette forme théâtrale épique replace au cœur du dispositif théâtral l’art de l’acteur-narrateur et l’objet que sa parole et son corps engendrent, le récit.

 Le teatro-narrazione hérite de nombreux modèles ; il peut en particulier être considéré comme un avatar contemporain du théâtre de monologues de Dario Fo, et de son projet culturel et politique. Les récits du teatro di narrazione puisent leurs racines et leurs modes de fonctionnement dans la tradition fabulatoire populaire des conteurs-narrateurs, mais utilisés pour relater des évènements d’histoire et de mémoire collective tragiques, ils sont aussi travaillés sur le mode de la reconstitution documentaire, assumant une dimension civique et politique. Tous les phénomènes d’hybridation générique dont joue le teatro-narrazione contribuent à soutenir ce projet civique, et à lui conférer autant d’épaisseur que de richesse.  Marine Bachelot,


 Le théâtre-récit est né de la crise profonde - crise des idéologies - qui a frappé l’Italie - laboratoire de l’Europe - dès 1978, année où fut assassiné Aldo Moro.

 A cette crise politique  s’est ajoutée une crise morale, matérielle et culturelle, qui touche aujourd’hui la France. Dès ses débuts, le theâtre-récit a dû se passer de ces lieux appelés théâtres pour pouvoir faire du théâtre.

 Le théâtre-récit ne se définit pas comme un théâtre pauvre. Mais la nécessité l’a porté aux origines du théâtre.

 Le théâtre-récit est une forme dramaturgique simple, portée par un acteur-auteur venu raconter une histoire. Décors et costumes y sont neutralisés : la scène et les vêtements sont sombres, c'est-à-dire sobres, l’éclairage réduit à l’essentiel. Une chaise est parfois le seul accessoire présent. L’attention du spectateur, si elle doit être, est portée sur l’acteur, sa parole et son jeu.

 Dans le théâtre-récit, la beauté, si elle doit être, jaillit de la simplicité.

 Dans le théâtre-récit, le risque naît de l’union de la parole et du sens. L’acteur-auteur doit trouver une bonne histoire. Ensuite, il doit chercher une bonne manière de la raconter. Matière mouvante, comme la vie. Olivier Favier

L’auteur

Ascanio Celestini naît à Rome en 1972.

Ses études en littérature et en anthropologie à l’Université de Rome lui font aborder le théâtre par une voie parallèle. Il se familiarise ainsi avec la commedia dell’arte et l’art du masque, développant une réelle fascination pour la tradition et les techniques du récit oral. Il s’illustre par un travail d’écriture tout à fait personnel, essentiellement réalisé sur base de témoignages et de rencontres avec des « gens ordinaires ».

Ses thématiques sont variées mais toujours en étroite relation avec son Italie natale ou avec l’environnement familial dans lequel il a grandi. Il est fréquemment metteur en scène et interprète de ses propres pièces (principalement des monologues). Citons : Cicoria (1998), pièce qui a comme sujet l’imaginaire dans l’oeuvre de Pasolini, Radio Clandestina (2000), basée sur la nouvelle d’Alessandro Portelli liée à la mémoire orale et consacrée au massacre des civils dans les Fosses Ardéatines en mars 1944, Fabbrica (2001), Saccarina (2001) qui conte les histoires des ghettos de Rome et de Lodz, durant la seconde guerre mondiale, et sa dernière pièce, Le Nozze di Antigone.

Ascanio Celestini a reçu en 2002 le Prix de la Critique, décerné par l’Association Nationale des Critiques de Théâtre ainsi que le Prix Ubu pour ses recherches approfondies de l’Histoire dans ses histoires.


Je m’appelle Ascanio Celestini,
fils de Gaetano Celestini et Comin Piera.
Mon père répare les meubles, vieux ou anciens.
 Il est né dans le quartier du Quadraro et quand il était gosse il a commencé travailler comme apprenti à San Lorenzo.
Ma mère est de Tor Pignattara, elle était coiffeuse dans une boutique où on avait coupé les cheveux au Roi d’Italie et à l’époque elle dansait le « liscio ».
Quand elle s’est mariée avec mon père elle a arrêté de danser.
Quand je suis né elle a arrêté d’être coiffeuse.
Mon grand-père paternel était charretier à Trastevere.
Après l’accident il est devenu invalide du travail, il est allé travailler au cinéma Iris à Porta Pia.
Le matin il nettoyait, l’après-midi et le soir il était masque, et pendant la nuit il était gardien.
Sa femme s’appelait Agnese, elle est née a Bedero.
Je me rappelle qu’elle fabriquait ses chaussures avec de vieux gants.
Mon grand-père maternel s’appelait Giovanni et il était bûcheron avec Primo Carnera.
Ma grande-mère maternelle est née à Anguillara Sabazia et elle s’appelait Marianna.
Sa sœur, Fenisia, enlevait le mauvais sort et elle racontait de contes de sorcières.

 

Le metteur en scène

Comédien puis metteur en scène Dag Jeanneret a joué dans une trentaine de spectacles notamment avec Bérangère Bonvoisin et Philippe Clévenot, Philippe Delaigue, Olivier Maurin, Patrick Haggiag, Christian Esnay, Christian Rist, Alain Béhar, Jean-Marc Bourg, Jean-Louis Jacopin, Carlos Wittig, Louis-Guy Paquette, Denis Lanoy ….

En janvier 2002 il rejoint le collectif de direction de la Cie In Situ, conventionnée par la DRAC Languedoc Roussillon depuis 2002, en résidence au Théâtre de La Cigalière à Sérignan entre 2003 et 2005 et aujourd’hui associé à la direction de sortieOuest, domaine départemental d’art et de culture de Bayssan  à Béziers.

Il met en scène une douzaine de spectacles dont Le Pain dur de Paul Claudel, Monsieur de Pourceaugnac de Molière et FUCK YOU Eu.ro.Pa ! de Nicoleta Esinencu , tous trois co-produits par le Théâtre des Treize Vents CDN de Montpellier, La Dernière Balade de Lucy Jordan de  Fabrice Melquiot, Cendres de cailloux de Daniel Danis, Partition de Jean-Yves Picq, Au bout du comptoir, la mer! de Serge Valletti, Les secrets d’une nuit d’Yves Rouquette, Une nuit au jardin d’Emmanuel Darley.

Son dernier spectacle, Occident de Rémi De Vos, est actuellement en tournée nationale.

A l’invitation de la Scène nationale de Sète, il vient de mettre en scène pour les lycées de son territoire une forme légère, Stabat mater  furiosa  de Jean-Pierre Siméon qui sera repris la saison prochaine à sortieOuest Béziers.

Il mettra en chantier à sortieOuest en février 2010  Radio clandestine d’Ascanio Celestini (création française) avec Richard Mitou et Gérald Chevillon.

Il travaille également pour l’opéra :
Au printemps 04, il met en scène pour Opéra Junior Le Cirque Volant… rêve d’enfants, d’après l’œuvre de Jean Absil et un texte d’Emmanuel Darley ( commande à l’auteur) au Théâtre Jean Vilar à Montpellier et La Cigalière à Sérignan.
A l’automne 06, il recrée pour Opéra junior Le Paradis des chats de Vladimir Kojoukharov à l’Opéra-Comédie de Montpellier et au Théâtre de Carcassonne  dans une production de l’Opéra National de Montpellier.

 

Richard Mitou

Issu des Conservatoires Nationaux de Région de Bordeaux et de Montpellier, il est à l'origine des aventures de plusieurs compagnie à Bordeaux, Valence et Montpellier (Cies Gazoline, Asphal'Théâtre, Eclipse Théâtre...). Parallèlement, il poursuit sa formation d’acteur et de metteur en scène à « L’atelier volant », atelier de recherche et de création du Théâtre National de Toulouse Midi-Pyrénées, sous la direction de Jacques Nichet. Il joue dans :

2009 : Les Précieuses ridicules de Molière, créé au Printemps des Comédiens à Montpellier. Tournée dans l'Océan indien avril, mai 2010. Tournée nationale automne 2010.
Mise en scène : Hervé Dartiguelongue.
2008 : Le temps  est un songe de Henri-René Lenormand, créé à la Scène Nationale des Gémeaux" de Sceaux - coproduction Les Gémeaux / Théâtre National de Marseille, La Criée.Tournée : Les Gémeaux -Sceaux, Théâtre d'Angers, CDN de Nice, CDN de Marseillle.
Mise en scène : Jean-Louis Benoit.
2007 : Le chapeau de paille d'Italie de Labiche, créé à la Scène Nationale de Narbonne. Tournée : Le Cratère Scène Nationale d'Alès, Scène Nationale de Sète, Théâtre de Béziers, CDN de Marseille, La Criée Mise en scène : Gilbert Rouvière.
2004 : Le mariage de Figaro de Beaumarchais, créé au Théâtre de Béziers. Tournée nationale (2004 – 06).
Mise en scène : Gilbert Rouvière.
2003 : Woyzeck de Georg Büchner, créé à Massily, tournée en Bourgogne, puis nationale (2004-05). CDN d'Aubervilliers Théâtre de la Commune, CDN de Toulouse Théâtre de la Cité, CDN de Montpellier Théâtre des 13 vents, CDN de Dijon Le Parvis, Genève...
Mise en scène : Jean-Louis Hourdin
           L’œil du jour de Jean-Marc Lanteri créé à la Comédie de Valence
Mise en scène : Cécile Marmouget
2002 : La Trilogie de la Villégiature de Carlo Goldoni créé au festival IN d’Avignon, tournée nationale (2002-03)
Mise en scène : Jean-Louis Benoît
2001 : Mesure pour mesure de William Shakespeare créé aux Gémeaux à Paris par le Théâtre National de Toulouse tournée nationale (2001-02)
Mise en scène : Jacques Nichet.
         Comme il vous plaira et Macbeth de William Shakespeare créés dans le cadre du festival Le Printemps des Comédiens à Montpellier, reprise au festival Paroles et Papilles de Mèze (2001)
Mise en scène : Christian Esnay.
         Le sportif au lit montage de textes de Henri Michaux créé au Théâtre National de Toulouse, tournée nationale (2001-04) et internationale (Syrie, Liban)
Conception:Richard Mitou Mise en jeu Cécile Marmouget                                                                                                                          2000 : Le Pain dur de Paul Claudel créé à Montpellier, tournée nationale (2000-01)                           Mise en scène : Dag Jeanneret

Il met également en scène pour le théâtre et l’opéra :

2010 : Amahl et les Visiteurs du soir de Gian-Carlo Menotti avec l'opéra et l'orchestre National de Montpellier.
2009 : Affaire Etrangère de Valentin Villenave et Lewis Trondheim avec l'opéra et l'orchestre National de Montpellier
2006 : Les Histrions (détail) de Marion Aubert, crée au Théâtre des Treize Vents CDN de Montpellier. Reprise et tournée en 2006/2007 : Théâtre de la Colline dans le cadre du Festival d’automne, CDN de Marseille, Nice, Toulouse, Lorient, Bordeaux, Villeurbanne, Scènes nationales du Havre, de la Rochelle, Clermont-Ferrand, Brest, Cavaillon, Châteauroux, Creil, Chambéry, Théâtre de Nîmes, Maison de la Culture de Grenoble…
2004 : Les hommes de terre de Marion Aubert, spectacle et montage de textes avec les élèves du Conservatoire National de région de Montpellier (direction Ariel Garcia-Valdès). Tournée au Trioletto à Montpellier et Théâtre de l’Odéon à Paris. Diffusion en direct sur France Culture en novembre 2004.
2001 : Les Règles du Savoir-Vivre dans la Société Moderne de Jean-Luc Lagarce créé dans le cadre du festival  Paroles et Papilles à Mèze. Tournée nationale (2002-06), Scène Nationale de Sète, CDN de Montpellier, Scène Nationale de Martigues, ATP Uzès, Vauvert…
2000 : La Nuit Poème manifestation poétique, avec la première promotion de l’atelier volant, dans tout le Théâtre National de Toulouse


Gérald Chevillon

Musicien (saxophones, clarinettes, objets sonores) et compositeur.


Musicien permanent au sein du groupe de Laurent Dehors « Tous Dehors » (groupe conventionné par la région Haute Normandie), il créera cette année (2010) « La Petite Histoire de l’Opéra » (réécriture de Laurent Dehors) à la Fondation Royaumont. En 2009, il enregistre l’album  « Happy Birthday » en direct à Radio France lors de l’émission « Jazz sur le Vif » de Xavier Prevost, puis crée « Concerto Grosso » (Laurent Dehors Trio +Quatuor Habanera+Matthew Bourne) en direct sur France Musique lors de l’émission « Jazz Club » de Yvan Amar.

Il a joué également avec l’ « ARFI » (Lyon), « Cie Son’Art » (Rouen), « Le Sacre du Tympan » (Paris), « Groupe F »…

Au théâtre, il créé les bandes sons de :

« La caravane de Clothilde » d’Elodie Buisson, mise en scène Sophie Rodrigues
« Les Chants de Maldoror » par Frédéric Roudier
« La Brise de la Pastille » par Vincent Vabre

Il participe à des  projets de théâtre, danse et cinéma en tant que musicien: 

« Meilleurs Souvenirs de Grado » par la Cie Gazoline, mise en scène Cécile Marmouget
« Les Trois Vies de Lucie Cabrol » J. Berger, mise en scène Hervé Dartiguelongue
« Les Histrions »de Marion Aubert, mise en scène Richard Mitou
« Carmen » de Bizet, mise en scène Yann Da Costa avec Olivier Saladin
« Un petit Mahagony » de Brecht, ENSATT, mise en scène Peter Kleinert
« La Flûte Enchantée » de Mozart, mise en scène Marie Hélène Garnier
« Blik autour de soi », chorégraphie  J.C. Galotta
« L’enfant au grelot » réalisation Jacques Remi Girerd
rencontre Enzo Cormann avec les musiciens Jean-Marc Padovani et Alain Bruel.

 


La Cie In situ

La Cie In situ est une compagnie de théâtre fondée fin 1999 par Jean Varela, comédien et Christian Pinaud, éclairagiste. Ils sont rejoints quelques mois plus tard par Véronique Do Beloued, administratrice puis en 2002 par Dag Jeanneret, comédien et metteur en scène.
Auparavant, dès le milieu des années 80 ils avaient déjà participés ensemble ou séparément, en Languedoc et à Paris, à la création de nombreux spectacles et à la fondation de plusieurs compagnies qui inscrivaient, chacune à sa manière, leur pratique dans un théâtre d’art et de service public.
Ces quatre personnes dirigent collectivement la Cie In situ qui a été conventionnée par la DRAC Languedoc-Roussillon pour son projet artistique dès 2002 et renouvelée en 2005 et  2008.
En dix ans d’existence, la Cie In situ a créé seize spectacles et en a mis un dix-septième au répertoire, créé en 1995, à l’époque de la Cie Abattoir (co-dirigé par Jean Varela et Jean-Marc Bourg) à Sigean dans l’Aude.
Dès sa création, la Cie In situ a régulièrement suscité des projets et fait appel à des metteurs en scène extérieurs pour les mettre en œuvre. Cependant, depuis l’arrivée de Dag Jeanneret à la co-direction de la Cie, elle privilégie naturellement ses projets de mise en scène.

Mais elle continue pour autant à inviter d’autres metteurs en scène qui lui permettent de découvrir de nouvelles manières de travailler, d’aborder d’autres pans du répertoire ou de répondre à des commandes. Après Christian Esnay en 2001 et François Macherey en 2003, Jacques Allaire et Patrick Haggiag ont été les derniers invités en 2007.

Elle est ainsi en accord avec son projet fondateur: ne pas confier à un seul metteur en scène omnipotent la destinée artistique de la Cie mais plutôt l’ouvrir à des esthétiques différentes, souvent cousines mais se distinguant dans leur fabrication et dans leur mode de représentation au public. Se rêver comme une petite fabrique de théâtre, un creuset d’où pourrait émerger des projets singuliers, des compagnonnages éphémères ou durables mais toujours éclairants.

Cet éclectisme revendiqué poursuit un seul but : réunir le public, l’élargir, lui permettre de se divertir au sens brechtien du terme. L’inciter, par tous les moyens artistiques, à découvrir des moments de théâtre rares, exigeants, avec la volonté farouche de ne jamais l’exclure mais d’ouvrir des brèches, de déplacer des points de vue, de faire entendre des mondes ignorés et des langues inconnues.


Les derniers spectacles de la Cie In situ :


- Occident de Rémi De Vos, mise en scène de Dag Jeanneret. Création à sortieOuest à Béziers en octobre 2008. 18 représentations saison 08-09. Tournée nationale 34 représentations saison 09-10 dont 10 représentations au TGP de Saint-Denis.

- Stabat Mater Furiosa de Jean-Pierre Siméon, mise en scène Dag Jeanneret pour le Lycéen tours avec la Scène nationale de Sète. Reprise à sortieOuest à l’automne 2010.

-  La Trilogie de la Villégiature de Carlo Goldoni, mise en scène de Patrick Haggiag. Création au Théâtre de Vidy-Lausanne en septembre 2007.
Coproduction avec le Théâtre de Vidy-Lausanne, le Cratère Scène Nationale d’Alès, Nuithonie à Fribourg, et deux Cie suisses, le Théâtre de l’Ecrou et la Cie des Barbares. Tournée nationale, en Suisse et en région.
38  représentations dont 17 à Lausanne.

-  FUCK YOU, Eu.ro.Pa ! de Nicoleta Esinencu, mise en scène de Dag Jeanneret. Création au Théâtre des Treize Vents, CDN de Montpellier en octobre 2007.
4 représentations. (1ère création en France).Coproduction avec le Théâtre des Treize Vents C.D.N. de Montpellier.