Prochainement

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INTERVIEW

 

Les Nuits de la Terrasse et Del Catet

 

Saint-Nazaire de Ladarez, Causses-Et-Veyran, Murviel-Les-Béziers, Pailhès, Thézan-Les-Béziers

 

16ème édition de ce festival itinérant et pluridisciplinaire qui invite à découvrir des lieux magiques dans l’Hérault. 5 communes, autant d’écrins prestigieux tel que le Château Coujan, à Murviel-Les-Béziers où se produiront trois grands artistes de la scène jazz actuelle et musique du monde (Lisa Simone, Alfredo Rodriguez et Spanish Harlem Orchestra). Le Théâtre Dromesko livrera l'une de ses dernières merveilles avec Le jour du grand jour, dans sa baraque foraine. La Belle saison, label national pour la musique classique créé par les Bouffes du Nord, proposera pas moins de 3 concerts avec le Arties Chamber Orchestra.  Une création théâtre (Les Chaises mis en scène Bernard Levy) et de nombreuses découvertes (Boi, Revue Rouge…) ponctueront ces belles nuits de la terrasse.  

 

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Du Vendredi 22 au mardi 26 juillet à 22h -  A Causses et Veyran, stade
Théâtre
Dromesko/ Le Jour du Grand Jour

Impromptu nuptial et turlututu funèbre
1h30 – A voir en famille ( à partir de 10 ans)

Production : Théâtre Dromesko
Co-production : Bonlieu Scène Nationale - Annecy / Théâtre National de Bretagne - Rennes / Théâtre Garonne - Toulouse Conception, mise en scène et scénographie : Igor & Lily Texte : Guillaume Durieux Jeu / danse / musique : Florent Hamon, Lily, Guillaume Durieux, Violeta Todό-González Igor, Zina Gonin-Lavina, Revaz Matchabeli, Manuel Perraudin, Valérie Perraudin Son : Philippe Tivillier et Morgan Romagny Lumière : Fanny Gonin Construction décor : Philippe Cottais Costumes : Cissou Winling assistée de Catherine Sardi Conception graphique : Lily Photographie : Fanny Gonin

On les a vus sous une volière pleine d’oiseaux, dans une grande baraque, un campement, une ferme. Chaque création est abritée dans un écrin particulier.




Ils reviennent présenter leur nouvelle création : Le Jour du Grand Jour, une suite de cérémonies, un théâtre où les acteurs, mariés, enterrés, baptisés et autres médaillés, interprètent des scènes de leur propre vie, de rituels en cortèges., Il y a aussi et toujours chez eux, du vin, de la musique et autour des animaux, des rêves, de la légèreté, du rire et beaucoup de profondeur aussi.

En 1990, après le Cirque Aligre et Zingaro qu’il fabrique avec d’autres compères et hors de tous les circuits, Igor invente avec sa femme Lily « La Volière Dromesko » acte de naissance de leur compagnie Théâtre Dromesko accueillie en résidence à Rennes par le TNB sous la direction d’Emmanuel De Véricourt. Dès lors le Théâtre National de Bretagne poursuivra au cours de toutes ces années et jusqu’à ce jour ses soutiens et collaborations. 

La Volière verra le jour au Théâtre Vidy à Lausanne sous la direction de Matthias Langhoff.  Elle sera la première création d’une série de spectacles itinérants imaginés dans des lieux démontables (353 représentations en France et en Europe) 

L’invention de l’espace de jeu et de représentation, les animaux, la musique, l’itinérance formeront le socle de la vie artistique de Dromesko et de la vie tout court. 

Dans leur étonnante baraque patinée par les rêves et peuplée d'animaux, Igor et Lily offrent un spectacle unique, où la poésie est reine. Télérama 
 

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De Bach à Verdi : Viva la musica ! 

Classique

Dimanche 24 juillet à 22h - Pailhès, Chapelle Montalaurou

Concerti virtuosi

Avec le Artie’s Chamber Orchestra et Emilie Gastaud, soliste


Le Artie’s Chamber Orchestra se produit pour la première fois en Région dans les deux concertos majeurs de Jean-Sébastien Bach, le Bandebourgeois et le sublime concerto n°2 pour deux violons. En écho au génie de Bach, la musique française est à l’honneur avec le célèbre concerto de François-Adrien Boieldieu, certainement l’une des plus belles oeuvres du répertoire pour harpe.

Programme :
Jean-Sébastien Bach : Concerto Brandebourgeois n°3, en sol majeur Jean-Sébastien Bach  : Concerto pour deux violons en ré mineur
Solistes : Mathilde Borsarello-Herrmann et Doriane Gable
François-Adrien Boieldieu  : Concerto pour harpe et orchestre en ut majeur
Soliste : Emilie Gastaud/ Avec le Artie’s Chamber Orchestra


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Lundi 25 Juillet à 22h - Pailhès,  Chapelle Montalaurou

Sérénade et opéra

 

Avec le Artie’s Chamber Orchestra et Mayuko Yasuda, soprano

A ccompagnée par le Artie’s Chamber Orchestra, la soprano Mayuko Yasuda reprend les grands airs de l’Opéra italien. Elle est tour à tour Gilda, Lauretta, Linda ou Rosina dans les plus belles pages des maîtres du genre (Rossini, Verdi, Donizetti, Puccini). Au centre du programme, la voix marque une pause, le temps pour l’orchestre de répondre à un challenge de virtuosité avec l’incontournable Sérénade de Tchaïkovsky. 

Programme :
Giuseppe Verdi : “Caro nome” - air de Gilda dans Rigoletto
Giochino Rossini  “Una voce poco fa’”- air de Rosina dans Le Barbier de Séville
Piotr Ilitch Tchaïkovsky  : Sérénade pour cordes en ut majeur, opus 48
Giacomo Puccini  : “O mio babbino caro”- air de Lauretta dans Gianni Schicchi
Gaetano Donizetti : “O luce di quest’anima” - air de Linda dans Linda di Chamounix
Luigi Arditi : Valse chantée “Il bacio”
Avec le Artie’s Chamber Orchestra et Mayuko Yasuda, soprano/ Arrangements : Edouard Lacamp
 

Artie’s est un collectif de musiciens réunis par le violoncelliste Gauthier Herrmann autour d’une passion pour la musique de chambre

Tous sont diplômés des grands conservatoires supérieurs européens et ont remporté de nombreux prix internationaux. Individuellement ils sillonnent le monde et jouent dans les plus prestigieuses salles de concerts (Carnegie Hall à New York, Wigmore Hall à Londres, Tsuda Hall à Tokyo, Forbidden city Hall à Pékin, Théâtres des Champs-Elysées et du Châtelet à Paris, NCPA à Bombay, Diwan Philharmonic à Kuala Lumpur…). Ils sont solistes, chambristes, électrons libres ou membres des grands orchestres français et européens (Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Mahler Chamber Orchestra, Concertgebouw Amsterdam…) 

L’ambition d’Artie’s est d’aller à la rencontre des publics, de s’affranchir des codes et du protocole des concerts classiques, d’offrir l’excellence musicale dans un esprit convivial, généreux et spontané. 

En 2014, Artie’s crée le Arties Chamber Orchestra (ACO) afin de proposer des concerts mêlant musique de chambre et répertoire pour orchestre de chambre. 

 

 

 

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Mardi 26 juillet à 19h 

Lecture-concert -
19h Pigeonnier d'Yvernes, Murviel-Les-Béziers

Le Masque de La Mort Rouge

Avec le Quatuor Psophos / Harpe : Emilie Gastaud / Récitant : Jean Varela

André Caplet: Conte fantastique, d’après la nouvelle

Le Masque de la mort rouge, extrait des Histoires extraordinaires d’Edgar Poe

Maurice Ravel : Quatuor à cordes, en fa majeur

 

Avant de plonger dans l’univers gothique et surprenant du Conte fantastique d’Edgar Allan Poe, le Quatuor Psophos nous offre un hymne à la vie avec le grand Quatuor à cordes de Maurice Ravel.

 

 

Théâtre
22h - domaine de Ravanes, Thézan - les - Béziers

Touchée par les fées

De Marie Desplechin

Mise en scène Thierry Thieu Niang 
Avec Ariane Ascaride
Durée 1h – tout public


©JL Fernandez
Dans ce monologue, Ariane Ascaride nous raconte sa propre histoire, inextricablement liée au théâtre : son père, coiffeur d’origine napolitaine, qui mettait en scène et jouait des pièces du répertoire tous les dimanches, avec une troupe de théâtre d’amateurs marseillais issus de la Résistance.
 

Mon lien avec le théâtre est un lien familial. Mon père, né à Marseille, est issu de l’immigration italienne. À l’âge de vingt ans, il entre dans la Résistance où il rencontre un ami de Marcel Pagnol qui animait le Théâtre des Quatre Vents, une troupe de théâtre d’amateurs, héritière des valeurs de la Résistance.
C’est dans cette troupe que mon père écrivait des pièces, jouait et mettait en scène. Avec mes frères Pierre et Gilles, devenus respectivement metteur en scène et écrivain, nous allions le dimanche le voir jouer par exemple du Brecht qu’ils étaient les premiers à monter à Marseille ! Ce théâtre voulait faire découvrir d’autres textes que ceux du théâtre bourgeois. Je me suis trouvée là, enfant, à jouer avec mon père et mes frères. Quand j’ai eu dix ans, nous avons joué une pièce qui racontait l’histoire d’Abraham et Isaac au Concours national de théâtre amateur à Vichy, et j’ai reçu le premier prix d’interprétation ! Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait... Vous savez, je n’ai jamais choisi consciemment de devenir actrice professionnelle, c’est venu tout seul, doucement... J’ai fait le Conservatoire à Marseille puis, tout en faisant des études de sociologie, le Conservatoire national à Paris, dans les classes de Marcel Bluwal et Antoine Vitez... Plus tard, on a inventé avec mon frère Pierre le théâtre en appartement en 1978, dans les tours de Bobigny, une aventure incroyable.
J’aime créer des liens forts avec les personnes avec lesquelles je travaille, en bande, comme sur ce spectacle : l’alchimie avec Marie Desplechin - que je connaissais déjà - et Thierry Thieû Niang a été immédiate et très forte ! Recréer de la complicité, de la connivence, chercher les personnes avec lesquelles je peux avoir un langage commun est très important pour moi. Si je suis surtout connue par mes films, je n’ai jamais quitté le théâtre qui reste vital. C’est une excellente école : sur un plateau de cinéma, il y a un capitaine, le réalisateur ; sur un plateau de théâtre, on est son propre capitaine... il faut aller au combat. Et puis, il y a cette émotion première quand vous terminez un spectacle, quand la lumière s’éteint... Il n’y a qu’au théâtre qu’on vit ces moments de partage, forts, irremplaçables. Et j’ai de plus en plus envie de partager ! C’est ce que je fais avec Touchée par les fées : passer un moment avec des gens, leur raconter comment ça s’est passé et pourquoi on ne m’a jamais fait jouer Puck dans Le Songe d’une nuit d’été, un rôle dont je rêve depuis toujours... Ariane Ascaride

Une présence éblouissante et tendre. Un objet théâtral parfait, original, plein ! Le Figaro


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Mercredi 27 juillet à 19h - Saint Nazaire de Ladarez
Chanson 
Je hais les gosses 
Entre deux caisses/ Mise en scène Juliette



Après leur venue cette saison dans le Grand Tour ! pour un mémorable Sous la peau des Filles, nous retrouvons avec bonheur le quatuor de chantistes de Entre deux caisses.
Mettre en scène Je hais les gosses, des chansons d'Allain Leprest interprétées par "Entre 2 caisses", et de derrière les fagots, voilà une aimable proposition… Allain Leprest a certes écrit pour les enfants (Pantin Pantine) mais l'idée excitante est ici de faire entendre aux petits gniards, des chansons qu'il a écrites… pour tout le monde ! Juliette
 
Dès que l'enfant paraît, j'me casse
J'peux pas sentir les pue-la-pisse
J'leur mords les joues quand j'les embrasse
Et quand ils pleurent j'leur pince les cuisses
C'est mon truc, c'est mon sacerdo-o-ce
Je hais les gosses .
Allain Leprest

Magnifique et généreux, rythmé et inventif ! La Nouvelle République
 

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Cirque 
Boi -  A 21h, Saint-Nazaire de Ladarez
Jonas Séradin/Galapiat Cirque
Conception, écriture, jeu : Jonas Séradin Regard extérieur et conseiller à l'écriture : Pierre Déaux Regard intérieur et conseillère à l'écriture : Barbara Gay Regard vocal : Haim Isaac

50 mn – à partir de 10 ans

 

Quelques bûches, planches et rondins, un musicien rencontré la veille de la représentation, un lieu insolite ouvert juste pour l’occasion… BOI raconte l’histoire d’un homme aux rebonds sensibles, un acrobate, qui joue et se joue de ses forces et de ses fragilités. Il repousse ses limites, prenant comme partenaire de jeu tantôt le bois, tantôt la musique, tantôt la hache, tantôt l’alcool.
BOI, c’est l’histoire de rencontres
D’abord, entre le cirque et la musique.


BOI est le fruit d’une production artisanale, qui a pris le temps de la construction avec les autres. Ecrire une forme de spectacle accueillant, où la musique serait prétexte à rencontrer un compagnon musical de l’instant.

 

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Théâtre - Création 
Lundi 25, mardi 26 et jeudi 28 juillet à 19h 
Mercredi 27 juillet à 22h - Thézan-Les-Béziers, L'Instant T
Les Chaises
Eugene Ionesco/ Mise en scène Bernard Levy
Avec Thierry Bosc, Emmanuelle Grangé, Alexis Danavaras 

Collaboration artistique Jean Luc Vincent
Scénographie Alain Lagarde
Lumières Christian Pinaud
Création son  Xavier Jacquot / Costumes Claudia Jenatsch 

Production sortieOuest, scène conventionnée pour les écritures contemporaines
Codproduction Mc2 grenoble, scène Nationale et Cie Lire aux éclats

 

© Régis Durand de Girard

 

Un des grands classique du 20ème siècle par l’auteur de la célèbre Cantatrice Chauve

À l'origine de ce projet, il y a ma rencontre avec Thierry Bosc sur Fin de Partie et En attendant Godot de Beckett, puis celle de sa femme, la comédienne Emmanuelle Grangé. C'est en les ayant côtoyés sur scène et dans la vie que m'est venue l'idée de relire Les chaises. Dans la pièce d'Eugène Ionesco, un vieux couple accueille des invités imaginaires pour leur faire une grande annonce. Le couple formé par Thierry et Emmanuelle me semblait pouvoir incarner cela, mêler le réel au poétique, le vrai à l'imaginaire, le vécu au jeu. Bernard Levy


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Théâtre
Du Côté de La Vie
Jeudi 28 juillet/ 19h30
Domaine de Ravanès, Thézan-Les-Béziers 
Inspiré par Récits d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov 
Texte de Pascal Lainé / Mise en scène et interprétation Philippe Goudard
Production Aries et Scorpio/ 
Durée 1h20

 
D’après Boulgakov, nourri d’expériences personnelles, sous la houlette inspirée de Pascal Lainé, un médecin de campagne se livre, intime. On est ému et on rit à ce spectacle à prescrire à tous. Un éloge de la bienveillance.
A cet échange intime avec le public, il convie, au-delà du temps, le docteur Michaël Boulgakov, qui fut, en 1917, au sortir de ses études à Kiev, jeune médecin chef d’un hôpital de campagne perdu dans la Russie enneigée d’alors, où il apprit autant sur son métier que sur lui-même.
 
Découvrant les Récits d'un jeune médecin  en 1980, j’avais été saisi par la beauté et la justesse des récits du docteur Boulgakov, en même temps que par la permanence des caractéristiques de l’exercice du métier de médecin de campagne, que tant de jeunes gens et jeunes filles ne veulent malheureusement plus exercer aujourd’hui. C’est dommage pour les patients non citadins, mais aussi pour les jeunes professionnels, car on s’initie là, dans la solitude et le dévouement, en même temps qu’on acquiert une solide expérience, à l’essentiel de la médecine : la place de la relation humaine, les doutes et les joies du thérapeute et les mystères de la vie et de la mort. C’est pourquoi je m’étais promis de porter un jour ces textes à la scène, quand mon métier d’artiste de cirque m’en laisserait le temps. C’est chose faite aujourd’hui, et bien au-delà, car plus qu’une adaptation pour laquelle je l’avais sollicité, Pascal Lainé m’a fait l’honneur d’un texte original, nourri des souvenirs de mon exercice médical et par nos conversations, et inspiré par Boulgakov, à qui il laisse une place importante, en le faisant dialoguer avec un médecin d’aujourd’hui, du côté de la vie. Philippe Goudard
 

Musique 

Jeudi 28 juillet 22h -  Thézan - Les - Béziers, Domaine de Ravanès
Revue Rouge 
Norah Krief / Éric Lacascade / David Lescot


 
Ce sont des chansons révolutionnaires écrites ou composées par Brecht, Eisler, Vaillant-Couturier et parfois par des anonymes. Certaines ont été créées pour cette Revue Rouge, initiée par la comédienne et chanteuse Norah Krief et la compagnie Lacascade, qui proposent là une plongée dans des chants de lutte célébrant aussi l’amitié.

La musique est de David Lescot, les paroles sont de Montéhus, enfant de la Commune, révolutionnaire cocardier et chansonnier engagé du début du XXe siècle. Sur scène, la gouaille cristalline de Norah Krief porte haut les mots cinglants et féministes de La Grève des mères qui fut interdite en 1905 par décision de justice et Montéhus condamné pour incitation à l’avortement…

Chants de batailles et chants d’assauts, chants populaires et chants de luttes, hymnes révolutionnaires, rouges et engagés : La Varsovienne, L’Appel du Komintern, Die Solidarität, Le Front des travailleurs… écrites par Bertolt Brecht, Hans Eisler, Paul Vaillant-Couturier, Arthur Honegger, Darius Milhaud… rassemblés par Norah Krief et David Lescot pour cette Revue rouge, portent en eux une trace du siècle passé et de ses combats, de notre histoire et de notre culture.

Mais c’est sans folklore, frontalement rock, toujours arrachés à l’espoir d’un monde meilleur, vibrants donc, comme Norah Krief, micro en pied perchée sur un haut tabouret et gainée de cuir, animée comme si elle chantait dans un mégaphone hissée en haut d’une barricade, que ces chansons populaires agissent, surgissant de l’enfance et de l’histoire, comme des révélateurs de consciences. Elles donnent du souffle.

C’est la suite d’un parcours entamé depuis quelques années avec Norah sur la chanson. Un travail parallèle à notre activité théâtrale, qui y ressemble, mais qui engage une énergie différente, un autre rapport au public, une autre façon de porter et de faire passer le texte en relation permanente avec la musique. Dans notre rapport de travail, dans la connaissance que nous avons l’un de l’autre de chaque côté du plateau, moi la regardant et elle jouant, le concert vient interroger, nourrir, mettre en question, radicaliser notre approche commune.
C’est ainsi que nous essayons à chaque fois de trouver une thématique forte dans les textes et les musiques proposées. Cette fois-ci nous nous attelons à des chansons de lutte. Elles sont à la fois témoignages d’espoirs collectifs et de révoltes, souvenirs d’insurrections et de résistances mais surgissant de l’histoire elles nous embrasent. Aujourd’hui encore ces paroles, ces refrains, ces musiques nous soutiennent, nous portent et j’espère nous entraînent vers de nouveaux combats. Il est temps. Éric Lacascade

Revue rouge, sur un mode rock, survolte la nostalgie avec feu et flamme. On y adhère avec coeur. L’Humanité

 

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Vendredi 29 juillet - 21h
Château Coujan, Murviel-Les-Béziers

Alfredo Rodriguez

Tocororo

Découvert par Quincy Jones au festival de Montreux, le pianiste cubain Alfredo Rodriguez poursuit sa carrière aux Etats-Unis sous la houlette du compositeur-arrangeur cher à Miles Davis. Il représente la grande tradition de l’île des Caraïbes, alliant musicalité et énergie, tout en s’ouvrant aux musiques du monde. Pour cette aventure musicale, Alfredo Rodriguez a mis à contribution des musiciens venus de tous horizons, de Richard Bona à Ibrahim Maalouf et aux soeurs jumelles Lisa et Naomi Diaz.

Croisement de folies rythmiques, d’envolées évocatrices de la 1ère période de Miles Davis et d’une belle énergie pianistique. Le Monde
 
Le cliché déconstruit ou simplement bousculé, c’est avec le tube de Compay Secundo que le pianiste cubain Alfredo Rodriguez, 30 ans tout juste, ouvre le bal pour son album Tocororo, du nom de l’oiseau national cubain, ici démultiplié comme dans un kaléidoscope sur la couverture. Procédé tout indiqué pour un disque qui veut jouer de ses racines et les faire rayonner par des angles nouveaux… La volonté de brasser large (du côté de l’Inde, de l’orient et du flamenco) est manifeste.
Pour mémoire « Chan Chan » même si c’est une chanson récente (date de 1986) est déjà devenue un classique de la musique cubaine parce qu’elle porte le souvenir d’un vieux conte cubain (l’histoire de Juanita et Chan Chan) et mais aussi une géographie : « d' Alto Cedro pour Marcané, j'arrive à Cueto et pars pour Mayari » ce sont des noms de petites villes cubaines dans le Sud de l’île.
Alfredo Rodriguez organise le voyage en bonne compagnie : produit par Quincy Jones, il invite le trompettiste Ibrahim Maalouf, les soeurs Ibeyi, et le bassiste Richard Bona avec qui il visite un autre classique : « Ay Mama Inés » d'Eliseo Grenet. Chanson de 1927 devenue un classique cubain international (Maurice Chevalier l'avait reprise pour en faire Môme Inès). Difficile de savoir qui est cette Mamá Inés, visiblement celle-ci habitait avec sa fille dans le quartier Jesús María, dans la vieille Havane. France Culture

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Spanish Harlem Orchestra

Le must de la salsa made in New York



Le Spanish Harlem Orchestra, lauréat de deux Grammy Awards est un tour de force musical perpétuant la tradition da la « salsa dura ». Le dernier album a été produit par Oscar Hernandez avec deux invités prestigieux: Chick Corea et le saxophoniste Joe Lovano. On retrouve le son authentique de la salsa New Yorkaise. Leur premier album Un Gran Dia En El Barrio, sorti en octobre 2002 et a été immédiatement acclamé et reconnu mondialement. Il n’y a pas beaucoup de pianistes qui ont été directeur musical de Paul Simon et de Ruben Blades, qui ont écrit et arrangé des thèmes pour des séries cultes comme “Sex and the City” et ont enregistré avec des stars comme Tito Puente et Célia Cruz: Oscar Hernandez, pianiste arrangeur et producteur de renommée mondiale du All Stars de 13 instrumentalistes acclamés dans who's who" de la salsa: le Spanish Harlem Orchestra, lauréat de deux Grammy Awards est un tour de force musical perpétuant la tradition da la “salsa dura” .
Le nouvel album “Spanish Harlem Orchestra” sortira en Europe en 2015. Produit par Oscar Hernandez avec deux invités prestigieux: Chick Corea et le saxophoniste Joe Lovano. On retrouve dans cet album le son authentique de la salsa New Yorkaise.

 

Buvette et restauration sur le lieu du concert

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Samedi 30 juillet - 21h45
Château Coujan, Murviel-Les-Béziers
Lisa Simone
My World



Elle avait un nom, elle s’est fait un prénom. Lisa Simone, fille unique de l’iconesque Nina, s’est libérée de l’influence maternelle. Actrice réputée de comédie musicale aux Etats-Unis, elle a entamé en France une seconde carrière et remporte un vif succès. Lisa Simone marie puissance vocale et émotion mises au service d’un répertoire personnel. All is Well sorti à l’automne 2014 l’a propulsé révélation de l’année, avec pas moins d’une centaine de concerts à travers le monde. My World est son second album.

1000 vies !
Fille de Nina Simone, Lisa a eu une trajectoire singulière. Ballotée d’un continent à l’autre dans son enfance - au gré des péripéties de son illustre mère, Lisa sort de l’orbite maternelle pour intégrer l’US Air Force. Vétéran de la guerre en Irak, elle bifurque et se retrouve à accompagner la star hispanophone Raphael dans le monde entier pendant quelques années. La reconnaissance aux Etats-Unis viendra un peu plus tard avec le groupe phare du courant acid-jazz Liquid Soul (nommé aux Grammy Awards). Le chemin de la scène se faisant de plus en plus impérieux, c’est à Broadway que celle qui se fait appeler Simone prend son véritable envol. C’est là qu’elle y apprend véritablement le « métier ». Un vrai sacerdoce. Se produire quotidiennement, faire frémir le public peu importe l’humeur et le moment.
Simone gravit rapidement les échelons. D’abord engagée comme chanteuse remplaçante, ses prestations convainquent les productions de lui offrir les premiers rôles. Elle enchaîne les succès dans des shows à gros budget (Rent, Aïda, Le Roi Lion…) et atteint la consécration et se voyant remettre le National Broadway Theater Award (Meilleure Actrice dans une comédie musicale). L’événement est tel que Nina vient spécialement du sud de la France (où elle réside dans la ville de Carry-le-Rouet) pour assister au succès de sa fille unique : joli moment de retrouvailles après tant d’années.
Mais un bonheur vient rarement seul. Nina décède peu après. Simone part en France pour s’occuper de la complexe succession de sa mère. La coupure avec Broadway est brutale, mais elle coïncide avec d’autres aspirations. Peut-être aura-t-il fallu que Nina quitte la scène du jazz pour que Simone ressente le besoin (ou ose !) de s’y mesurer.
Lisa ne revient pas à Broadway et se produit alors en dehors des Etats-Unis dans le cadre de tournées internationales avec d’autres stars. D’abord avec les Daughters of Soul (Lalah Hathaway, Nona Hendrick, Indira Khan…), puis avec Sing the Truth (Dianne Reeves, Angélique Kidjo, Lizz Wright).

Une rencontre déterminante
Simone devient Lisa Simone en croisant la route d’Hervé Samb début 2014. Une belle histoire de compagnonnage entre deux musiciens accomplis débute. Electron libre de la scène jazz parisienne, Samb a lui aussi pas mal bourlingué. Né à Dakar, résident new-yorkais (où il a collaboré entre autres avec Meshell Ndegeocello, Jimmy Cliff, Amadou et Mariam) puis parisien, il est l’un des fers de lance du son africain d’aujourd’hui, à la croisée du blues, du jazz, de rythmiques ancestrales comme de la pop. A l’instar d’autres protagonistes de sa génération, Samb positionne l’Afrique dans l’actualité. Il donne le change à la création européenne actuelle, loin des clichés habituels sur la musique africaine traditionnelle, et développe un langage musical inédit puisé dans les différentes cultures qui l’habitent.
Cette rencontre prend tout son sens dans la lignée des Simone. Nina bien sûr avait en son temps souvent oeuvré à contre-courant pour «son peuple». Lisa, à sa manière, continue le chemin tracé. Aux côtés d’Hervé Samb, on entend un des bassistes les plus en vue de ces quinze dernières années, l’Afro-Américain Reggie Washington, et l’ardent batteur guadeloupéen Sonny Troupé. La diaspora est réunie, le projet fait sens.

Ouverture du parc du Château Coujan dès 19h. Dégustation des vins du domaine Buvette et restauration sur place.

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LES LIEUX DU FESTIVAL

LE DOMAINE DE RAVANES

Le Domaine de Ravanès, un lieu chargé d'histoire et de tradition viticole depuis l'époque romaine, est situé au Nord-Ouest de Béziers sur un terroir de graves argilo-calcaires en bordure de l'Orb. Pionniers du réencépagement qualitatif en Languedoc, notamment avec l'introduction du Merlot, du Cabernet Sauvignon ou du Petit Verdot dès le début des années 70, Guy et Marc Benin, y produisent depuis 1978 des vins de pays haut de gamme, de fort caractère, originaux et atypiques. La recherche constante et sans compromis du Grand Vin a permis aux crus d'exception du domaine, issus des cépages les plus nobles, d'être présents chez les amateurs les plus exigeants et sur les tables des restaurants les plus réputés.

http://www.ravanes.com

 

LA CHAPELLE MONTALAUROU (PAILHES)

Située à quelques centaines de mètres de Pailhés, sur la colline de Montalaurou (mont à lauriers), la chapelle de Montalaurou est dédiée à l’Immaculée Conception. Construite au XVIIIème siècle, elle est encore aujourd’hui un lieu de pèlerinage.

La chapelle est située en haut de la colline qui domine les alentours et offre une vue panoramique sur les nombreux villages et la vallée de l’Orb. La pinède dispose d’une aire de pique-nique et vous permettra de découvrir Pailhés, ses vignes et ses garrigues à pied.

www.decouverte34.com/chapelle-de-montalaurou,784.html

 

SAINT-NAZAIRE-DE-LADAREZ

Citée en 978 sous le nom de In Lezatezo, la commune serait née à l’époque romaine. Un marbre décoratif trouvé dans une villae romaine datant de l’an 500, aurait son origine dans une des carrières de la commune. Au Moyen-âge, ce village fortifié subit un incendie et de nombreux assauts. En 1578, il fut envahi par une horde de pillards qui venaient, sous couleur de protestantisme, de tenir un siège de plus 3 mois à Thézan. Le seigneur du château s’appelait alors Gabriel de Plantavit.

L’Eglise, citée en 1142, sous le patronage des saints Nazaire et Saint Celse, était située dans le cimetière actuel avant d’être déplacée sur la place du village. A partir du 17ème siècle, bénéficiant de l’exploitation "industrielle" du marbre, le village s’équipe de plusieurs fabriques, notamment une tannerie, 3 moulins, des charbonnières pour la chauffe de l’acier, et de multiples fours à chaux.

http://www.tourisme-des-pechs.com/villages/saint-nazaire-de-ladarez-6.html

 

CHATEAU COUJAN

C’est en 1868 que la famille Guy s’est établie au Domaine de Coujan. Depuis, elle y entretient son amour de la nature et du vin, tirant magnifiquement partie de la richesse rare de ce terroir du Saint Chinian.

Imaginez un îlot de corail fossilisé pour drainer idéalement le sol d’un vignoble et plantez le de cépages nobles comme l’a fait François Guy, ajoutez y la passion de cet homme, qui est pour beaucoup dans le développement de l’appellation St Chinian et vous aurez une meilleure vision de ce qui a fait la renommée des vins de Coujan.

http://chateau-coujan.com

 

CAUSSES-ET-VEYRAN

Le petit plateau sur lequel est bâti le village de Causses garde des traces d’une présence humaine vieille de près de 4 millénaires. Des urnes funéraires, datées de 2700 ans avant JC (âge du fer) ont été découvertes à côté de Fonsalade (les Pradines), en 1999.

On trouve également une station néolithique sur le Pech du Mont Peyroux. La présence romaine persiste sous la forme de deux piliers cylindriques, planté au beau milieu d’une vigne. De multiples théories ont essayé de donner un sens à leur présence sans réel succès.

Des tombes wisigothiques sont présentes à Varailhac, Veyran et le village de Causses. Carrière de marbre incarnat exploitée encore vers 1880. Nombreux encadrements en marbre dans le village. La seigneurie : On possède peu d’informations sur le château de Causses, il dépend de la châtellenie de Cessenon. Il est cité en 1199 comme « castrum de Caucio ».

http://www.tourisme-des-pechs.com/villages/causses-et-veyran-2.html

 

INFOS PRATIQUES ET TARIFS

La guinguette del Catet
Sur tous les lieux du festival, à partir de 19h, Sagne Traiteur, La Ferme Marine, le Colibri et Carless café vous accueillent. Sagne traiteur vous propose des plats du jour, assiettes tapas et desserts. La ferme Marine, un grand choix de fruits de mer, planchas, tielles. Le colibri un choix de tartes, salades, poulet mariné, soupe froide, des tartines, purées, desserts au chocolat, aux amandes, aux pommes ; thés glacés, des jus de fruits, citronnades. Ouverture du Parc du Château Coujan dès 19h les 29 et 30 juillet.

La Bouquinerie l’Air de rien / lair.derien@yahoo.fr
Lors des soirées théâtre et concerts, un large choix de livres neufs et occasions et également vinyls et Cd.

LES TARIFS
Théâtre Dromesko / de 16 à 6€
Concerts classiques de 18 à 7€
Les Chaises / De 16 à 6€
Le masque de la mort rouge / Tarif unique : 10€
Touchée par les fées / 18 à 7€
Je hais les gosses / De 10 à 5€
Boi / de 10 à 5€
Du côté de la vie / de 10 à 5€ *
Revue rouge / de 16 à 6€
Alfredo Rodriguez / Spanish Harlem Orchestra/Lisa Simone de 26 à 16€

Quatre formules d’abonnement
Abonnement : TA 5 spectacles (hors concerts Coujan) : 50 € + possibilité de bénéficier du tarif abonné sur les concerts Coujan (20 €) - 5 spectacles et 1 concert : 70 €
Pass Festival : TF Tous les spectacles et tous les concerts : 80 €
Pass Coujan : PC / 2 concerts au château Coujan : 40 €
Pass Classique : TC / 2 concerts : 26 €

Tarifs préférentiels : réservé exclusivement aux cartes sO et Duo du Printemps des Comédiens
•tarif réduit pour tous les spectacles
•une place concert Chateau Coujan offerte pour l’achat d’un pass festival
Tarif jeunes / - de 18 ans et étudiants : 10 €
Tarif – de 12 ans : 5 €
 
Renseignements et réservations
Du lundi au vendredi de 10h-13h et de 15h-19h sortieOuest 04.67.28.37.32 / www.sortieouest.fr
A partir du 4 juillet : Mjc de Murviel-les-Béziers : 04.67.37.82.61 / 06.08.07.08.36 (de 15h - 18h)
Galerie Marchande de Super U de Thézan-les-Béziers du lundi au vendredi (de 10h - 13h et de 17h à 19h)
 
Accès recommandé au Château Coujan par Murviel-les-Béziers (Suivre la route de St Genies de Fontedit)