Dans le cadre d’un partenariat entre la Cité mixte Henri IV et sortieOuest, nous initions cette année une école du spectateur.
Sont proposés au sein du lycée :
- Un atelier de théâtre , animé par Pierre Barayre
- Des rencontres avec les artistes
- Des préparations à la venue des élèves au spectacle
- Des présentations de saison
Les élèves de 1ère L et ES proposeront tout au long de la saison des critiques des spectacles qu’ils seront venus voir à sortieOuest ou dans le Grand tour !
Critique de Tempête sous un crâne de V.Hugo, mise en scène J.Bellorini
Du 13 au 15 octobre 2011 à sortieOuest
Elise Trébuchon 1ère L/ES
Tempête sous un crâne est un spectacle représenté par la compagnie Air de lune, d’après le chef-d’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables.
Ce spectacle n’est pas une réécriture des Misérables, étant donné qu’il est raconté avec l’authentique texte de Victor Hugo et son admirable langage, dans la beauté des textes, les images qu’il révèle, ses métaphores et toujours une note d’humour régnante. L’emploi du texte original m’a séduite et m’a amenée au cœur de l’histoire.
De plus la particularité de cette représentation est dans l’importance du décor que j’ai trouvé pourtant minimaliste ; seulement composé d’un squelette d’arbre en bois, d’un vieux lit de fer, de jeux de lumières et de quelques bougies qui ont été capables de m’épater tellement bien utilisées et travaillées par ces acteurs.
D’ailleurs la mise en scène est exploitée par des acteurs qui m’ont fait voyager dans leurs histoires, avec des jeux d’élocution qui vont jusqu’à des passages entiers parlés à plusieurs, que j’ai trouvé surprenants parce qu’on les comprend parfaitement, ou encore des passages d’énonciation à une autre, des acteurs qui jouent chacun un assortiment de personnages avec une remarquable capacité à varier d’un rôle à l’autre . J’ai aimé le charme de cette pièce qui était aussi dû aux deux musiciens ; une chanteuse musicienne et un percussionniste qui apportent la touche musicale qui nous accompagne tout au long des histoires de Cosette et Jean Valjean.
Pour moi le bémol de la pièce est éventuellement sa longueur ; trois heures trente de spectacle mais qui a su me saisir d’un moment à l’autre par sa subtilité. La longueur des chansons m a semblé créer une sorte de pause pour décrocher des textes et profiter de la beauté de la musique. Sans parler de l’étonnante surprise que nous font les acteurs vers la fin du spectacle avec une chanson ou tous jouent de l’accordéon !
Après avoir vu cette œuvre datant de 150 ans en arrière, j’ai constaté qu’elle met principalement en avant la pauvreté et les différences de classes sociales qui sont encore d’actualité. Je la trouve donc importante pour la culture de tous.
Julia Lautier
Très différent du film et du livre, cette adaptation théâtrale proche de la comédie musicale nous donne un nouvel aperçu Des Misérables de Victor Hugo.
Cette vision théâtrale n'est pas un simple résumé de l'œuvre. Elle restitue avec exactitude la poésie de cet auteur. Cependant l'originalité de l'interprétation évite de se retrouver face à une pâle copie. En effet, la musique différente d'une bande musicale est diffusée par des instruments intégrés dans le décor.
Celui-ci d'ailleurs très minimaliste reste efficace grâce à des effets de lumière et des jeux d'ombre. De plus, les comédiens mis en avant dans ce décor simpliste, nous absorbent dans l'histoire et nous émerveillent par leurs prouesses techniques. Nous sommes subjugués à la fois par leur facilité d'élocution et par leur jeune âge. Leur aisance à passer du rôle de musicien à chanteur et de chanteur à acteur donne un nouveau rythme à l'adaptation de Jean Bellorini. La prestation des comédiens, vivante et chaleureuse, crée un lien particulier et nous fait redécouvrir les personnages.
Depuis Les Misérables, un siècle et demi s'est écoulé, pourtant la misère et le besoin de justice sociale sont toujours au cœur de notre société. Cette production de la Compagnie Air de Lune pousse le spectateur à s'interroger une nouvelle fois sur l'avenir et l'amélioration de notre société.
Pauline Canet-Gauthier, élève de 1ère L au lycée Henri IV de Béziers.
Ce jeudi 13 octobre, nous avons assisté au théâtre Sortie Ouest, à la représentation théâtrale de « Tempête sous un crane », adaptation des Misérables de Victor Hugo.
Ce roman est paru en 1862. Hugo nous décrit les vies misérables de Jean Valjean, Cosette, Marius, Fantine et bien d'autres, dans le vieux Paris et la France provinciale du XIXeme siècle. Pour les personnes n'ayant pas lu cette oeuvre magnifique, et qui voudraient la découvrir, cette pièce est un très bon moyen, tout au long du spectacle, les acteurs nous font avoir espoir. Un espoir particulier, celui que tous ces personnages trouvent ou retrouvent une vie normale, agréable et puissent vivre heureux. Malheureusement, même lorsque l'on soupconne une petite part de bonheur, la misère revient vite effacer cette pensée... Comment tout ces personnages auraient-ils pu se sortir de la misère ?
Nous avons eu à faire a de merveilleux acteurs, qui nous ont montré leur humanité ainsi que leur volonté et qui ont voulut, en une soirée nous faire passer du rire aux larmes... Pari réussi!
Cependant, le spectacle fut trop long, certes captivant et émouvant mais le public s'est lassé, au bout de trois heures, ç'en était déja trop. Il parait que quelques personnes se sont endormies... Surtout lors des passages de chansons, que certains n'ont pas compris, la musicienne était pourtant très douée mais malgré son talent, l'étonnement et l'incohérence ont pris le dessus...
La simplicité du décor et l'excellente mise en scène nous ont fait changer de point de vue car cela nous a permis de rêver, de nous évader, se dire qu'avec si peu de moyens il est possible de faire ressentir tant d'émotions... Nous terminerons notre émerveillement en félicitant les acteurs, qui ont du retenir près de quatre heures de répliques, certaines extrêment longues (cinq a sept minutes), leur capacité à nous faire entrer dans l'histoire était bien plus qu'époustouflante, un énorme bravo !
Sur un sondage de vingt personnes, dix-huit seraient prêtes à revenir voir l'équipe de Jean Bellorini, fameux metteur en scène !
Il fallait tout de même oser reprendre du Victor Hugo.. l'équipe a réalisé, dans l'ensemble, un merveilleux spectacle !
Jean Finiels Duchamp, élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers
Tempête sous un crâne est un spectacle, produit par Jean Bellorini qui d'après lui n'est ni une adaptation ni une réécriture des Misérables de Victor Hugo: « c'est du Victor Hugo. Il n'y a pas un mot qui ne soit pas de lui »
Joué pour la première fois au théâtre sortieOuest cette représentation est produite par la compagnie Air de Lune. J'ai pu assister à cette représentation à sortieOuest, et le Lycée Henri IV de Béziers, le Jeudi 13 Octobre, à 19h30, dans une salle assez « jeune ».
Dans cette œuvre, c'est la misère du XIXe siècle en province et à Paris, qui est racontée au travers du parcours de Jean Valjean, envoyé aux travaux forcés pour avoir volé du pain, qui sera libéré mais poursuivi sans cesse par la justice. A ses côtés, des témoins de la misère ou des misérables à proprement parler, dont certains donneront leur nom aux tomes du roman: Fantine, pauvre femme qui confie sa fille, Cosette aux Thénardier, méchants aubergistes provinciaux, en attendant d'avoir plus d'argent pour l'élever. Gavroche et Eponine les enfants Thénardier, qui mourront tous deux dans les rues de Paris pendant les émeutes de Juin 1832, et Javert le représentant de la loi qui traquera toute sa vie Jean Valjean.
Pendant cette représentation, j'ai pu retrouver, en même temps que le texte d'Hugo, cette analyse si poussée de l'Homme qui fait toute la beauté de la pièce. Car sans le texte originel, les faits n'auraient pas d'intérêt, ils raconteraient simplement l'histoire de pauvres gens. Et c'est là que j'ai été surpris. J'ai pu trouver, face à moi, le Jean Valjean, l'Eponine que Victor Hugo a voulu. Ce texte, tragique, poétique aussi, devient quelquefois empli d'humour, avec beaucoup de métaphores et une analyse de l'âme presque philosophique. Aussi il y a du rire et des larmes, non seulement grâce au texte mais aussi aux acteurs qui ont su donner profondeur et légèreté par moments,
Le décor est simple, avec peu d'accessoires, est pourtant il est efficace.
C'est cette apparente simplicité qui associée au texte génère de l'émotion. La mise en scène et le jeu des acteurs donnent un spectacle agréable. On voit en arrivant, un lit, sur lequel s'assoient les deux seuls acteurs qui jouent dans la première partie. Car ici on assiste pas une pièce de théâtre. Il n'y a pas de scènes et d'actes, juste deux parties, dont la deuxième est jouée par cinq acteurs, qui sont comédiens, musiciens et même chanteurs, la chanson tenant une place importante dans les moments émouvants, et les instruments (percussions, piano, accordéons et basses), accompagnant les grands moments, les coups de feu sur les barricades par exemple.
Si il fallait reprocher quelque chose à ce divertissement, c'est peut-être sa longueur ( de quatre heures et demi tout-de-même) ainsi que la longueur des chants. L'entracte, elle aussi un peu longue, en plus de permettre la préparation de la scène, permet au spectateur de s'aérer et de réfléchir, car s'ajoutant à la complexité de l'intrigue le temps complique un peu la compréhension de tout ce qui se passe.
J'ai trouvé ce spectacle très intéréssant, malgré sa longueur, de presque quatre heures, et je n'ai pas regretté d'avoir consacré une soirée à cette représentation dont la mise en scène est assez inhabituelle. Ce fut en tout cas pour moi l'occasion de mieux connaître une oeuvre majeure de la littérature française, et son contexte.
Emma Fourdrignier, élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers
Tempête sous un crâne est une adaptation des Misérables de Victor Hugo.
Le texte, cité mot pour mot, est en quelque sorte conté par les jeunes comédiens de la compagnie Clair de Lune. En dehors du jeu des acteurs, certains passages ont des coupures musicales (chant, batterie, accordéon).
On pourrait appréhender la pièce dont la durée est de plus de trois heures. Cependant le jeu des acteurs est à couper le souffle : ils ont une vivacité extraordinaire et leur talent de synchronisation est impressionnant lorsque dans certains passages ils récitent le même texte à plusieurs. Le plus impressionnant reste leur capacité à jongler avec les rôles, passant d’un personnage à un autre sans pour autant embrouiller les spectateurs. Cette répartition des rôles donne beaucoup de dynamisme au texte pourtant si tragique de l’œuvre originale. En effet leur prestation à une telle puissance que l’on se retrouve face aux personnages, dans leur cadre d’action : l’illusion est parfaite.
La mise en scène joue un rôle extrêmement important dans la pièce. Les comédiens n’ayant quasiment aucun matériel sur scène (un vieux lit pliable, une moto et quelques instruments de musique), les jeux de lumières et d’ombres sont très présents, et reflètent souvent l’état d’esprit du personnage joué (par exemple, l’ombre de l’acteur rétrécit si le personnage se sous-estime).
La seule chose à revoir serait la longueur des interventions musicales, car elles coupent parfois les scènes en plein milieu, et de ce fait relâchent un peu trop l’attention des spectateurs.
Le spectacle s’ouvre à un public très varié, des lycéens aux plus vieux, retenant l’attention de tous.
On apprécie beaucoup les sous entendus critiques de l’œuvre, interprétée avec beaucoup de légèreté et d’humour, qui n’oublie cependant pas de nous rappeler que le monde ne tourne pas franchement rond.
Tous ces éléments donnent un nouveau souffle à l’œuvre. J’ose me permettre un commentaire : Accrochez vos cervelles.
Cindy
Le jeudi treize Octobre au soir j’ai assisté à la pièce nommée « Tempêtes sous un crâne » produit par la compagnie Air de Lune, et mise en scène par Jean Bellorini d’après ce chef-d’œuvre qui est « Les Misérables » de Victor Hugo.
J’ai apprécié de découvrir pour la première fois l’histoire de ce classique retravaillé qui m’était alors encore inconnu. Cette pièce était constituée des moments les plus émouvants et célèbres de l’œuvre de grand Victor Hugo comme la sortie du bagne de Jean Valjean, l’arrivée de Cosette chez les Thenardiers ou encore la mort de Gavroche.
La première partie est interprétée par seulement deux comédiens pleins de vitalité et de charisme qui grâce à leur paroles, leurs tempête de mots juxtaposés et leur jeu, qui est d’une adresse particulièrement plaisante car ils savent occuper la scène de manière vivante, nous entraînent dans l’histoire et ne nous endorment pas, tout comme durant la seconde partie avec leurs camarades.
J’ai aimé tout particulièrement la simplicité et la beauté du décor constitué seulement d’un arbre, un lit de fer, deux bougeoirs et d’une mobylette. Les instruments musicaux et les chants se mêlent discrètement au jeu, ce qui rend la pièce plus attractive. La scène où tous les acteurs chantent et jouent de l’accordéon à été l’une de mes favorites grâce à sa douceur ainsi qu’à son élégance.
Je ne suis pas habituée à voir des pièces de théâtre, ce fut d’ailleurs la première, et je peux être sure que ce ne sera pas la dernière car j’ai été agréablement surprise de cette si belle réadaptation du texte.
Elise Trébuchon , élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers
Ce spectacle n’est pas une réécriture des Misérables, étant donné qu’il est raconté avec l’authentique texte de Victor Hugo et son admirable langage, dans la beauté des textes, les images qu’il révèle, ses métaphores et toujours une note d’humour qui règne tout au long de la pièce. L’emploi du texte original m’a séduite et m’a amenée au cœur de l’histoire que je ne connaissais pas auparavant.
De plus la particularité de cette représentation est dans l’importance du décor que j’ai trouvé pourtant minimaliste ; seulement composé d’un squelette d’arbre en bois, d’un vieux lit de fer, de jeux de lumières et de quelques bougies qui ont été capables de m’épater. J’ai par exemple été étonnée qu’une vieille mobylette à pédales tournant en rond sur la scène rapidement portant deux acteurs pleins d’énergie puisse me transporter dans une course contre la montre des deux personnages comme si j’étais avec eux sur la mobylette et que nous traversions la ville à toute allure. J’en ai donc conclu qu’ils avaient beaucoup de talent et qu’il y avait probablement un gros travail de leur part consacré à ce spectacle.
D’ailleurs la mise en scène est faite de sorte que les acteurs m’ont fait voyager dans leurs histoires, avec des jeux d’élocution, de parole, de manière de dire qui vont jusqu’à des passages entiers parlés à plusieurs, que j’ai trouvé surprenants parce qu’on les comprend parfaitement. Mais encore des passages d’énonciation à une autre, qui se font très naturellement de manière à ne pas s’enmmêler dans les personnages. Des acteurs qui jouent chacun un assortiment de personnages avec une remarquable capacité à varier d’un rôle à l’autre. J’ai aimé le charme de cette pièce qui était aussi dû aux deux musiciens ; une chanteuse musicienne et un percussionniste qui apportent la touche musicale qui nous accompagne tout au long des histoires de Cosette et Jean Valjean.
Pour moi le bémol de la pièce est éventuellement sa longueur ; trois heures trente de spectacle mais qui a su me saisir d’un moment à l’autre par sa subtilité. La longueur des chansons m'a semblé créer une sorte de pause pour décrocher des textes et profiter de la beauté de la musique. Sans parler de l’étonnante surprise que nous font les acteurs vers la fin du spectacle avec une chanson ou tous jouent de l’accordéon ! Ainsi que leur dernier chant que j’ai trouvé extrêmement émouvant, car quand je voyais cette pièce une partie de moi la vivait, et c’est cette sensation la que j’ai certainement aimée le plus.
Après avoir vu cette œuvre datant de cent cinquante ans en arrière j’ai constaté qu’elle met principalement en avant la pauvreté et les différences de classes sociales qui sont encore d’actualité. Je la trouve donc importante pour la culture de tous.
Tartuffe de Molière, mise en scène Eric Lacascade
17 et 18 novembre 2011
Le Jeudi 17 Novembre, j'ai pu assister dans le cadre de « l'Ecole du Spectateur », à la première des deux représentations du Tartuffe de Molière au Théâtre de la Cigalière à Sérignan, une scène associée.
Jouée pour la première fois en 1664 à Versailles en 3 actes, elle est interdite sous la pression des dévôts qui n'y voient qu'une simple critique de la religion. Molière essaie de la faire jouer sous d'autres noms tels que « Panulphe » ou « l'Imposteur ». Finalement, en 1669, le Roi autorise la pièce qui reprend son nom initial de « Tartuffe ». Dans cette pièce, c'est plus qu'une simple critique de la religion que fait Molière. Il s'attaque simplement aux dévôts, faux croyants et simples profiteurs auxquels Tartuffe à laissé son nom, et non pas aux personnes pieuses et sincères. Il est aussi le témoin de son temps, dépeignant la société de son époque, la bourgeoisie qu'il représente naïve, et quelques allusions aux évènements passés tels que la Fronde, et Louis XIV y est présenté comme un monarque juste et clément.
Autour d'Orgon, le maître de maison manipulé car naïf, on retrouve toute une famille. Madame Pernelle, sa mère, rétrograde et dépassée, celle qui a le plus « foi » en Tartuffe. On retrouve ensuite Elmire son épouse discrète et active, Damis, leur fils d'Orgon et le frère de Mariane, qui a le caractère de son père et est aussi inefficace, Mariane, la fille d'Orgon, sœur de Damis et amante de Valère, très timide et plutôt passive, puis Cléante, le frère d'Elmire, qui est calme, réfléchi et intelligent. Il y a bien sur Tartuffe, le faux dévot, hypocrite et parasite et Dorine : la servante de Mariane, qui amuse par son franc-parler et qui incarne bien la domestique typique des pièces de Molière.
C'est avec plaisir que l'on regarde cette mise-en-scène par Eric Lacascade qui tient aussi le rôle du dévôt pique-assiette. Le décor en bois semble proche de ce que Molière aurait pu vouloir pour son « Illustre Théâtre ». Quoi qu'il en soit, pour moi humble spectateur, le décor était beau et à permis d'amener une certaine touche de comique quelques fois par le jeu des portes, grâce à cette formidable table qui permet à Orgon de découvrir qui est véritablement son « frère » dévôt, etc... Ce serait preque original d'être face à un vrai décor alors qu'il est de plus en plus fréquent de voir des décor soit-disant simplistes, mais véritablement vides et totalement anachroniques, ce qui n'est pas le cas ici. Les acteurs n'ont pas non plus versé dans la surenchère. Ils ont joué, bien et je n'ai aucun problème de compréhension, en étant au fond.
Bref, c'était une pièce agréable à regarder, pas trop longue. En revanche, le découpage de la pièce m'a paru assez bizarre, et il valait mieux connaître le fond de l'histoire pour plus de facilité, la pièce n'étant pas facile à comprendre au premier abord.
Jean Finiels, 1 ES-L
RISQUE ZERO, cirque Galapiat, du 13 au 18 décembre 2012
Prenez le risque!
Quand on arrive à côté de ce petit chapiteau jaune entouré de caravanes, perdu au milieu du domaine de Bayssan, ça ne donne pas vraiment envie de pousser la porte. Mais quand, enfin, le spectacle commence, l'appréhension cède la place à l'amusement. Les numéros s'enchaînent sans interruption, tous aussi farfelus les uns que les autres, dans une impression de sympathique désordre.
La petite troupe, constituée de six personnes, cinq hommes et une femme, vivant dans leurs propres caravanes, installe sur tous les lieux de représentation son petit chapiteau jaune. Et c'est parti !
Ce spectacle, créé il y a trois ans en Bretagne par la troupe Galapiat, est un concentré de risques en tous genres : acrobaties, jonglage, lancer de haches ou de couteaux, mais aussi des risques auxquels sont plus particulièrement exposées les spectatrices : à tout moment, un des artistes peut tenter d'embrasser l'une d'elles.
Non content de nous impressionner sur la piste, la troupe se met aussi aux instruments et rythme encore plus le spectacle. Si, au fil des numéros, on ne voit pas passer le temps, les rires et les hurlements des enfants nous ramènent à la dure réalité... et à l'inconfort des sièges !
Malgré cela, la dose d'humour et d'énergie présente dans ce spectacle en fait un bon moment à partager en famille.
Margot BOILLOT, 2nd9
A couper le souffle!
Tout d'abord en arrivant sur les lieux mon regard s'est posé sur ce chapiteau moyennement grand qui se distinguait par sa couleur jaune. Certes nous étions dans un endroit un peu isolé, mais le lieu en lui même est très charmant du fait qu'il possède une pelouse qui donne un côté accueillant. Ensuite, arrivé au pied du chapiteau on découvrait les alentours...une caravane dans laquelle vivent les artistes. Cela ne m'a pas vraiment étonnée car ils voyagent pour gagner leur vie. Une fois entrée sous ce fameux chapiteau, nous avons pris place sur les estrades pas très confortables, mais une fois le spectacle commencé j'ai oublié ma place inconfortable. Quand j'ai vu tout ces enfants, je me suis demandé " La professeur ne s'est elle pas trompée de chapiteau ?"
Le spectacle a débuté, avec une musique. Le décor était déjà installé. Après avoir attendu que les plus petits se taisent, le premier numéro a commencé. Tous se sont enchaînés les uns après les autres, et tous à couper le souffle. Dans chacun des numéros les artistes sont dynamiques et se sont beaucoup investis. Ils sont en tout, six artistes à jouer sur la piste, dont une seule femme. Tout au long du spectacle ils font participer le public, cela donne une bonne ambiance générale mais avec des enfants bruyants ce jour là. Sous les yeux ébahis des spectateurs, le spectacle s'est terminé avec les applaudissements de tous.
Pour finir, les points négatifs que je trouve sont juste que certains numéros sont un peu longs, mais pas vraiment de chose négative à dire.
En ce qui concerne les points positifs, le fait de posséder leur propre chapiteau leur permet une certaine autonomie donc une belle réussite. De plus j'ai une certaine admiration pour la performance de chacun d'entre eux. Il n'y a pas de coulisse cela permet de montrer toutes les ficelles du métier. Le thème de ce spectacle est bien représenté à travers la prise de risque permanente, par exemple quand les comédiens se balancent sur des chaises avec un couteaux derrière, mais aussi la jeune femme sur le fil...etc.
Manon Vieu, 2nd9
Une prise de risque, à tous les niveaux
Le lieux est assez surprenant, un petit chapiteau jaune et ses trois ou quatre caravanes, là, plantés, au beau milieux d'un jardin tout joliment ajusté, encerclé par de vastes terrains vagues. Tout ceci faisait un tantinet rustique et modeste, perdu dans la campagne.
Puis il y avait aussi des enfants âgés de 6 à 10 ans environ... Le spectacle allait il être adapté à tout les âges ?Allait-il vraiment nous plaire ?
Le chapiteau s'ouvrit enfin, et nous entrâmes. Il était petit et intriguant, des caisses, des planches de bois, un œuf, des chaises... jonchaient le sol.
Puis nous nous installons et là, le spectacle commença.
Surprenant et à la fois magique, le spectacle se fit sans pause, sans entracte, 1h45 non stop, un spectacle total. Tout se passe sur scène, il n'y a eu aucune sortie en coulisses, tout est mis en scène que ce soit le changement de tenue pour certain artiste, ou le maquillage pour d'autre.
Les artistes sont polyvalents, un coup funambule et un autre guitariste, un coup lanceur de couteaux et l'autre violoncelliste, ce sont eux qui font leur propre musique .
Le spectacle n'as pas vraiment de longueur, à part peut être quelques unes mais elles sont vite oubliées par la surprise et la prise de risque des acrobates. Tout au long des numéros, nous tremblons, frissonnons, rions, toutes ces émotions rassemblées nous donnent un cocktail assez surprenant et captivant.
Ce spectacle est une prise de risque non pas seulement de part le nom du titre , et la prise de risque des artistes, mais aussi du lieux, du chapiteau, du spectacle tout entier, de l'ambiance et de savoir si le public quel qu'il soit va accrocher à toute cette énergie nouvelle, à ce cirque nouveau.
Le résultat de ce spectacle est plutôt bon car j'ai passée une bonne après-midi et découvert un nouveau style de cirque, bien loin du cirque traditionnel que je connaissais.
Pauline, 2nd9
Le risque est toujours là.. Même avec Galapiat!
C'était un petit chapiteau jaune planté au milieu de nulle part, sur un terrain poussiéreux. Qu'en penser? D'un côté, ces quelques caravanes et ce modeste chapiteau, et de l'autre ces beaux jardins et l'imposant chapiteau de Sortie Ouest. C'était un lieu très accueillant, les jardins parfaitement entretenus apportaient une touche de magie en ce lieu perdu.
Le chapiteau appartient à la compagnie Galapiat, ce qui leur donne le privilège d'être autonome et de pouvoir se déplacer où bon leur semble. Il peut accueillir 300 personnes.
La curiosité de découvrir le spectacle rendait l'attente plus longue, et l'arrivée de nombreux enfants nous amenait à nous demander si ce spectacle était vraiment pour une génération comme la nôtre. Allait-il s'agir d'un simple numéro de clown? Un grand moment de doute parcourut chacun de nous.
Une fois à l'intérieur, nous eûmes l'agréable surprise de découvrir que le chapiteau n'était pas si petit qu'il en avait l'air. Nous fûmes également soulagés de voir sur la scène des accessoires pouvant traduire un risque ( trapèze, couteaux.. )
Parmi eux, Il y a un clown, deux lanceurs de couteaux, une fil-de-fériste, un jongleur, un acrobate au mât chinois, mais aussi une bassiste, un guitariste, un photographe et un accordéoniste… C'est donc une compagnie aux multiples talents.
D'incroyables prestations physiques et acrobaties périlleuses étaient également au rendez vous!
Les numéros étaient divers et variés et présentaient chacun de réels risques physiques: jonglerie de haches, haute voltige, lancer de couteaux..
Mais aussi moral : moqueries causées par des jeux avec le public..
C'était un spectacle mélangeant humour et péripéties pouvant satisfaire un public de tout âge.
Cet enchainement de numéros ne laisse aucun temps mort car les artistes se relaient tout le temps. Il y a sans cesse de l'animation sur scène, pendant que certains se maquillent d'autres jouent d'un instrument ou font leurs numéros. Avec la compagnie Galapiat, on ne s'ennuie pas!
La troupe de « Risque zéro » est très proche du public, elle joue avec et le fait participer en prenant des photos, en l'incitant à taper dans les mains ou encore en réclamant des baisers auprès des spectatrices...
De plus, on avait plaisir à voir que les artistes aimaient leurs métiers, ils s'investissaient à fond. Si l'un d'eux se blessait? Ce n'était pas un problème, les 5 autres assuraient la relève!
Ce qui rend ce spectacle d'autant plus vivant et énergique c'est la diversité des talents de chacun. Tantôt ils peuvent lancer des couteaux tantôt ils peuvent jouer de la batterie ou encore faire des acrobaties en tout genre.
Cependant, on se doit de constater la répétition de certains numéros qui peut paraître languissante..
De plus, le spectacle durant 1h45, la question du confort peut être remise en cause. En effet, nous étions mal installés sur des bancs en bois en plus de devoir supporter les cris incessants des enfants.. Un bruit de fond était omniprésent.
Lisa Tamborero, 2nd9
La joie est dans le risque à faire du neuf
Un chapiteau ordinaire, ni grandiose, ni médiocre, avec au bout deux extrémités pointues qui se dressaient vers le ciel, enveloppé d'une toile, arrimé au sol par des câbles, un endroit d'une grande simplicité. A l'entrée du chapiteau les caravanes des artistes, alignées les unes derrière les autres. En revanche aux alentours, un espace pour se promener, notamment un parc réservé avec de nombreux chemins et de haies bien entretenues. C'est finalement un lieu extrêmement accueillant.
A l’intérieur du chapiteau, les gradins sont en bois, la scène est assez spacieuse mais le chapiteau en lui-même est petit. Il n'y a pas de coulisses, tout se voit.
Ils sont six jeunes artistes sur le plateau, dont une seule fille parmi cinq garçons, chacun joue son propre rôle, à nous éblouir les yeux. La compagnie forme en quelque sorte une famille, ils ont construit leur propre spectacle, une belle création collective.
Première surprise, ils ne sont que six sur le plateau alors qu'on les croirait cent ! On ne sait pas où regarder… Car les performances des artistes et acrobates sont à couper le souffle !
Le spectacle évolue toujours , les numéros s’enchaînent sans cesse accompagnés par moment d'une musique jouée en direct avec des guitares, batteries et accordéons, des artistes et musiciens talentueux.
Le cirque évolue avec la société, le nouveau cirque non pas composé d'animaux mais de divers instruments tels que le lancer de couteaux, le trapèze, les cascades, le jonglage, la bascule . En effet la troupe prend volontairement des risques en jouant avec des couteaux, en allumant un feu.
En revanche le spectacle dure assez longtemps, après une heure et quarante-cinq minutes, assis sur des gradins en bois qui donnent mal au dos. Cependant l'espace circulaire de la piste est un lieu exclusif pour les artistes. Car la performance physique et la diversité de leurs talents sont extraordinaires avec les sauts sur la bascule ou encore tenir en équilibre sur un fil pendant vingt minutes.
C'est un spectacle vivant avec l'investissement des artistes souriants et la participation des spectateurs comme un cobaye pour prendre des photos. En effet l'humour est présent tout au long du spectacle avec le pantalon déchiré, les acteurs qui crient par moment, dansent, gémissent.
Ce sont des jeunes circassiens déterminés et qui ne craignent pas le danger ! Un très bon moment dépaysant qui nous fait oublier le temps d'une après-midi.
Aude Puech, 2nd9
La prise de risque est indispensable
C'est une troupe composée de 6 artistes ( 5 hommes et une femme ) complètement fous les uns autant que les autres. Ces jeunes gens complètement indépendants sont libres de faire ce qu'il désire , dans leur spectacle «Risque Zéro» ils passent leur temps à jouer avec le danger.
Tout le long du spectacle le public est en action , toujours très dynamique les artistes sont toujours en mouvement , toujours en train de prendre des risques.
Dès le début du spectacle les artistes prennent un risque en faisant attendre le public pendant bien 10 minutes avant de commencer leur tours.
Les premières impressions que l'on a sont plutôt positives , quand on arrive déjà le chapiteau est bien placé à un endroit tranquille. Quand on rentre dans le petit chapiteau, on a une vu sur la scène avec les instruments de musique , des couteaux et une hache plantée sur des morceaux de bois.
Malgré le fait que certaine place ne sont pas bien placées par rapport à la scène ( les extrémités empêchent de voir correctement la représentation ) on peut profiter pleinement du spectacle. Ce qui est parfois ennuyeux dans le spectacle , c'est qu'il y a des tours répétitifs, parfois trop longs , on trouve ici aussi une prise de risque en répétant plusieurs fois les mêmes tours , ou encore , l'humour du clown est un peu excessif , la scène ou il bégaie pour demander le bisous est un peu trop longue aussi , le fait de répéter toujours les mêmes phrases agace un peu. Mais les artistes nous font oublier tout ces numéros long avec des numéros à couper le souffle par exemple quand ils jouent avec des couteaux ou la hache. Pour ma part j'ai beaucoup aimé ce spectacle , car quand on parle de cirque on pense généralement aux animaux, aux clowns et à ce genre de choses qu'on aime bien étant enfant , mais la c'est tout à fait autre chose. C'est un «nouveau» cirque. Dans ce cirque , il n'y a pas de barrière entre les artistes et les spectateurs , au contraire , les spectateurs font parti du spectacle , nous sommes entraînés à participer , les artistes font en sorte que la représentation soit toujours en mouvement , il n'y a pas un seul moment sans que rien ne se passe. Même au niveau des changements de vêtements, du maquillage etc .. Il n'y a pas de coulisses , il y a une volonté de vouloir tout montrer aux spectateurs.
Ce qu'il y a de plus impressionnant dans le spectacle , c'est de voir le nombre de fois ou les artistes manquent de se blesser , le nombre de fois ou ils prennent des risques. Les artistes n'ont vraiment pas peur de tous ces risques , au contraire , plus ils prennent de risque , plus ils sont heureux .
Abygaëlle Lefebure, 2nd9
Un jour , un spectacle ...
Nous sommes arrivés, l'endroit avait l'air plutôt tranquille et accueillant . Au loin, on voyait un grand chapiteau qui en cachait un autre, et c’est dans ce dernier que le numéro s'est déroulé. Il était cependant moins accueillant que le premier et ma déception fut grande.
Énormément d'enfants arrivaient derrière nous, leur sourires montraient qu'ils étaient impatients de rentrer voir le spectacle. Sur le moment nous avons pensé que nous nous étions trompés d'endroit. En effet, on se voyait beaucoup trop âgés comparé aux autres spectateurs. Mais en réalité, au cours du numéros nous nous sommes aperçus que l'âge ne comptait pas et que ce spectacle était destiné à tous les publics.
En entrant, des frissons nous ont parcouru tout le long du corps le chapiteau était en fait majestueux. Quant à la scène, de multiples objets étaient déjà en place, un fil était accroché tout en haut, des couteaux , ainsi que des haches étaient disposés sur le sol, ce qui m'a laissé un peu perplexe sur le contenu de ce spectacle. En effet, j'ai était assez effrayé par cette ambiance un peu pesante.
Quand le numéro a débuté, on a pu ressentir tout de suite la convivialité et ma peur s'est envolée. Les enfants riaient, applaudissaient et les adultes partageaient les mêmes sentiments. Les acteurs nous ont de suite mis à l'aise en nous faisant participer , nous avions l'impression de devenir acteur à notre tour. Pratiquement tous les numéros amenaient à un sentiment de peur et d'angoisse. Les acteurs donnaient beaucoup de leur personne ce qui nous a permis de partager avec eux un maximum d'émotions et nous nous plongions dans leur univers à chacune de leur prestation.
Le spectacle était très long, et pourtant le temps est passé très vite, tout cela grâce au grand investissement des artistes . Une touche musicale a été aussi apportée ainsi qu'un très bon jeu théâtral, ce qui nous a énormément plu. Cela a donné une petite touche d'originalité, ce qui change des autres cirques que l'on peut voir d'habitude. Malgré un triomphe certain, et au milieu de toute cette réussite une note négative est à relever le confort des bancs qui laisse à désirer. Néanmoins, nous étions tellement fascinés par le spectacle que ce petit incident est déjà oublié. Pour clore, je relève que le jeu des acteurs fut très bien organisé. En effet, les jeux de rôles ainsi que les acteurs ont été très bien choisis. La fascination est le maître mot de ce spectacle avec des numéros époustouflants !