Dans le cadre d’un partenariat entre la Cité mixte Henri IV et sortieOuest, nous poursuivons, pour la 3ème année consécutive, une école du spectateur.

 

 

 

Sont proposés au sein du lycée :

  • Un atelier de théâtre , animé par Pierre Barayre
  • Des rencontres avec les artistes
  • Des drama-cafés, en partenariat avec les élèves du CVL
  • Une jouréne de formation des délégués de classe au domaine de Bayssan
  • Des préparations à la venue des élèves au spectacle
  • Des présentations de saison

Les élèves de lycée proposeront tout au long de la saison des critiques des spectacles qu’ils seront venus voir à sortieOuest ou dans le Grand tour !

Sont proposés au sein du Collège :

  • Un atelier de théâtre , animé par Delphine Roy
  • Des rencontres avec les artistes
  • Des préparations à la venue des élèves au spectacle
  • Des présentations de saison

 

SAISON 13 - 14

Les Chapiteaux du livre, du 25 au 28 septembre 2013

Une belle expérience aux Chapiteaux du livre

   Pour une première j'ai été impréssionée par les chapiteaux du livre. Une belle journée. 

   Nous avons pris le bus pour y aller. Une fois arrivés  là-bas, nous avons attendu 10 heures pour commencer le premier atelier.

   Ce premier atelier était consacré à l'écriture en compagnie d'un rappeur qui fait partie d'un groupe:  341 clans. On a passé 2 heures ensemble. Pour commencer, nous avons su comment était né le rap aux États unis. Puis nous avons eu droit à une démonstration de deux de ses chansons qui étaient complétement opposées. Nous avons eu une pause, ensuite jusqu'à la fin, nous avons appris à rapper  sur Mourir pour des idées de Georges Brassens, c'était drôle. Après l'atelier écriture nous sommes allés manger. Nous avons repris les ateliers.

   L'après midi, c'était atelier typographie et visite du théatre. Pendant l'atelier typographie, nous avons travaillé sur l'impression d'un mot avec des lettres choisies par nos soins. J'ai choisi celles de mon prénom.

  Et pour finir la visite du théatre qui est sous un chapiteau. Le chapiteau où il y a le théatre est celui qui a le plus grand diamètre: 25 mètres. Il y a trois espaces un pour la billeterie,l'entrée et la sortie, un autre pour l'espace restaurant  et le troisième vous l'aurez deviné pour le théatre qui est grand et spatieux. L'endroit où est implanté ce théatre est  le domaine de Bayssan. Il est ouvert toute l'année. La salle de théatres peut acceuillir jusqu’à 325 personnes si tous les spectateurs sont assis, les spectateurs assis sur les gradins et debout dans la fosse : possibilité d’accueil jusqu’à 750 personnes. Et tous les spectateurs debout : possibilité d’accueil jusqu’à 900 personnes.
 

   Des trois ateliers, j'ai préféré le premier car il était intéressant et je ne me suis pas ennuyée. On participait et on rigolait bien. Celui que j'ai le moins apprécié c'est l'atelier de typographie car il était moins interactif: nous attendions notre tour en restant debout.

   La sortie était enrichissante et je me suis bien amusée.

Macbeth, The Notes,
Jeudi 16 janvier 2014n, 19h

 

Jeudi je me suis rendue à Sortie Ouest pour voir un spectacle que Dan Jemmet vient de créer sur Macbeth.

Il s’intitule « The notes ».Il s’agit d’un metteur en scène qui, après la générale de Macbeth,  s’adresse à ses acteurs ,(le public). A l’aide de notes qu’il a prises pendant le spectacle, et qu’il leur relit, il commente leurs différentes prestations.

 

Seul sur scène, l’acteur–metteur en scène va commenter chaque rôle allant parfois  jusqu’à interpréter  un personnage l’espace d’une tirade.

L’acteur David Ayala joue ce metteur en scène qui s’adresse à ses acteurs imaginaires situés côté public.Au départ il dit que c’était bien, qu’il n’y a pas grand chose à redire, puis en lisant ses notes avance acte par acte et pour chaque personnage il a des commentaires à faire.Par exemple : Il dit à celui qui joue l’ivrogne qu’il n’ a pas l’air assez saoul et joue à sa place.Celle qui joue Lady Macbeth a le visage caché par la lettre qu’elle lit. Il lui en fait la remarque en la mimant.

Le metteur en scène est de plus en plus surexcité au fil de la pièce.

A certains moments il reprend et joue des parties du texte de Shakespeare. Alors la tragédie s’impose, le calme, le noir  se fait et il n’a alors qu’une lumière sur le visage.

 

Mais le reste du temps on rit de bon coeur des grimaces invraisemblables et des exagérations de jeu de l’acteur. D’abord quand il explique à ses comédiens qu’il faut impérativement garder le « tempo, tempo, tempo » en tapant la tranche d’une main dans la paume de l’autre. Le jeu du metteur en scène survolté et cette répétition récurrente dans la pièce déclenchent invariablement le rire du public.

Un autre grand fou rire quand il imite les 3 sorcières, il en arrive à métamorphoser son visage de telle façon qu’il est impossible de ne pas rire. D’autant plus qu’il s’agit toujours du metteur en scène qui commente la pièce à ses acteurs. Ce comique de situtation accentue ici le comique clownesque.

 

Le moment de rire qui m’a aussi époustouflée, scotchée dirais-je, c’est lorsque le metteur en scène explique le passage où les chevaux de Duncan se sont enfuis et  s'entre-dévorent. Je n’ai jamais vu un homme tant ressembler à un cheval qui s’excite, s’ébroue, frappe du sabot arque son encolure, hennit et toutes dents en avant dévore l’autre animal : Grandiose !!!

 

 

 

Lors de cette soirée, vous l’avez compris, j’ai, beaucoup ri.

 J’ai ri de cette exagération de l’envers du décor de cette sorte d’auto-critique et d’auto-dérision du monde du théâtre..

 

Mais j’ai aussi appris.

Je ne connaissais pas cette pièce de Shakespeare, et je n’ai eu aucun mal à suivre l’histoire. De même ,la façon dont elle est revisitée, m’a permis de cerner l’essence de cette pièce.

 

Une surprise, la pièce s’arrête à la fin du commentaire de l’acte IV j’ai eu envie de dire «et l’acte V ?» et là, on a l’impression que le metteur en scène à trop reprendre les tirades de l’acteur est devenu Macbeth lui-même ou plutôt devient l’incarnation même de cette pièce sanglante.

On termine sur la tragédie mais comique tout de même car il se déshabille puis s’imerge dans une baignoire pleine de « sang » et sort enfin pour placer son visage sous le projecteur.

 Maëlle Dutour, Terminale ES/L

 

 

 

SAISON 2012 - 2013

 

Vortex, 11 et 12 avril 2013, à La Cigalière, scène associée de Sérignan

 

Métamorphose

Je suis né homme
Mais ce n'est pas ma place
Qu'elles sont ces formes ?
Je veux que l'on m'efface

Monde de cauchemars
Qu'est la transformation
Sans aucun autres remparts
Je me replie face aux réactions

Corps informe jusque là inconnu
Que l'on a ensuite totalement mis à nu
Serais-tu encore le siège de mon âme ?

Malgré toute cette atroce douleur
Je suis comme une nouvelle fleur
Et je pourrais mourir femme

Margot Abygaelle

 

Vortex : Le trou noir

 Il y a tellement de choses à dire.

Tant de mots à écrire. Où commencer ? Comment ? Pour quoi ?

Tout est vide autour de moi. Ne restent que les ombres d’un combat à mort avec soi-même.

Elle commence « Il », forme difforme, corps bouffi par on ne sait quoi.

D’un sac plastique, elle crée un enfant. Rose, il danse et vole et est rejoint par un enfant bleu, et un jaune, et un vert, et un rouge et blanc, et un bleu et blanc. Et tant d’autres encore. Leur mortel ballet commence, entêtant, puissant. Tués. Tous.

Pourquoi ? Sont-ils, eux, ce qu’ils sont ? Font-ils, eux, qui ils sont ?

Une bile noire, tournoyante, envoûtante, sort de son ventre et vole, vole, vole. La cache, la transforme, vole, vole, vole.

La colère, peut-être ? Quoi ? La tristesse ?

C’est blanc et ça luit. Ça s’accroche et cette peur… cette appréhension. Où est la réalité ? Le tangible ? Pourquoi cette douleur et ce cœur qui bat ?

 

La fin n’est pas une fin. Elle n’est rien. Elle est tout.

Violente, surtout. « A changing-life expérience », disent les Anglais. Ils me passeront l’expression, ça l’était. Tant de mots sans entendre aucune voix.

« De l’art » semble restrictif. Tout semble restrictif. Rien ne peut décrire cette seconde naissance qui crie : « Maman ! Papa ! Regardez ! Je fais ce que vous n’avez pas su faire ! Moi. »

 Thélem Galan-Joriot, TL1

 

Cendrillon, du 12 au 14 mars 2013, à La Cigalière, scène associée - Sérignan

« Je n'ai pas encore trouvé de titre »

C'est lorsque je pénétrai dans la salle,

En voyant tout ce monde se mêler ensemble

Que je sus que j'allais passer une soirée peu banale

Entourée de toutes ces personnes qui s'assemblent

La lumière s'est tamisée,

Une voix off parlait,

Le spectacle avait bel et bien commencé.

 

On ne peut imaginer l'ambiance,

Se dégageant de cette œuvre immense,

Ce n'était pas, non, pour un public de milliardaires

C'était destiné aux milieux populaires.

C'était pour nous, pour lui, pour vous !

Et je vous assure c'était fou.

 

Des adjectifs en masse me viennent

Il faut donc qu'ils vous parviennent

C'était juste étonnant,

C'était juste génial,

Que dis-je, c'était surprenant,

Que dis-je encore, rien ne fus égal,

A ce que j'ai vu, entendu, perçu,

Grâce à ces comédiens qui se sont mis à nu.

Et Pourquoi me diriez vous ?

Pour nous faire passer un message,

Une pensée, des émotions, un tout

Permettant de nous évader le temps d'un voyage.

 

Cette pièce m'a laissée sans voix

Elle m'a subjuguée par son originalité,

Passer des rires à la peur,

De la peur au dégoût ,

Du dégoût à la colère,

De la colère à la tristesse,

De la tristesse aux rires

Et jamais ne se terminera ce cercle sans fin.

C'est comme cela que cette troupe

Nous fait partager son festin.

Entre viandes, légumes et soupes

Accompagné de différents breuvages...

Mais chut, il ne faut rien raconter,

Cela ne servirait que de camouflage.

C'est un spectacle qu'il faut voir, qu'il faut apprécier,

Alors je n'ai qu'une chose à rajouter,

Bravo à vous, Joël Pommerat,

Bravo à vous, comédiens,

Bravo et Merci.

Délora Abbal, 2nde 9

 

Les Chapiteaux du livre du 27 au 30 septembre 2012

C'est avec beaucoup d'ambition que la classe  de seconde est venue à Sortie-Ouest pour découvrir les différentes activités que proposait la compagnie.

Ils ont pu interviewer l'auteur Marcus Malte (dont le livre très connu est appelé les harmoniques, 2012). Il s'est confié et a répondu aux nombreuses questions posées par les élèves :

-D'où vous vient toute cette inspiration ?

«L'inspiration demande beaucoup de travail pour trouver des idées, mais tout ce qui concerne les hommes, la vie, m'intéresse.

-Pourquoi possédez-vous plusieurs éditeurs?

 J'écris pour la jeunesse, ainsi que pour les adultes c'est pourquoi j'ai différents éditeurs.

Vous préférez écrire  pour la jeunesse ou des livres pour adultes ?                                           

Cela dépend de mon humeur,  j'ai des jours où je préfère écrire pour les adultes et d'autres pour la jeunesse.

 -Avez vous une écriture adaptée ?

Plus ou moins, la seule différence entre l'écriture pour la jeunesse et celle pour les adultes est la formulation, mais ça me vient naturellement, je me dis que mes lecteurs sont de bons lecteurs.

-Pouvez- vous correspondre avec vos lecteurs ?

Oui je tiens un blog sur internet où les gens peuvent me poser des questions auxquelles je réponds ou même donner leurs avis sur mes livres.

 

Une élève a donné son avis sur cet écrivain : M.Malte est un homme très gentil, il a répondu aux questions posées avec beaucoup d'intérêt, ce fut une chance pour nous d'avoir pu lui parler.

Les lycéens ont participé à un atelier d'origami, qui consistait à plier le papier  pour produire  un livre. C'était plutôt difficile, mais très amusant. Le monsieur qui enseignait cet atelier était très sympathique, il venait aider les élèves, et même les professeurs qui étaient en difficulté. C'était tout nouveau pour cette classe qui, pour la  majorité, n'avait jamais, auparavant, pratiqué  cet «art».

 

L'atelier origami

 

 

La classe est allée dans une chapelle du domaine où se trouvait la collection Artaud.

 Ils ont pu observer plus de deux cent tapettes à mouches, des cartes à trous, des photos de réfrigérateurs, des cartes et photos de tout ce qui concerne les moules et les hippopotames... Cette collection était plutôt étrange, mais ce collectionneur n'apporte pas grand intérêt à sa collection, c'est plutôt le rapport avec les gens car tous ces objets lui sont envoyés de différents pays, de différentes personnes, aucun objets lui appartient.

Après le repas, ils  ont bien apprécié la séance bande dessinée, où Laurence Tramaux, une scénariste, ainsi que Patrick Deubelbeiss, un dessinateur, ont expliqué comment former une BD, il fallait d'abord créer un scénario (l'histoire) bien détaillée pour que le dessinateur puisse bien identifier la situation. Ensuite les élèves ont fait un petit concours en créant un scénario où Cloé Lançon a  gagné la BD «monde perdu de Conan Doyle» dessinée par P. Deubelbeiss ainsi qu'une dédicace.                                        

 

L'atelier Bande Dessiné

C'était une journée bien enrichissante, qui a permis à cette classe de découvrir de nouvelles choses en s'amusant, en appreciant la vie de groupe, ainsi qu'en se découvrant entre eux. Ils espèrent bientôt une nouvelle sortie, semblable à celle-ci, dans la joie et la bonne humeur.                                                              

 

 

Cabanac Amélie, élève de seconde 9


 

 


                                                                                                                      

 

Le 28 septembre 2012, notre classe de seconde du Lycée Henri IV a effectué une sortie pédagogique. Nous nous sommes  rendus à l'événement culturel et littéraire de la rentrée, "Les Chapiteaux du Livre", qui se déroule du 26 au 30 septembre à SortieOuest. Nous sommes donc montés dans le bus le matin pour nous rendre le plus vite possible à Bayssan.

 

 

Et c'est dès notre arrivée que nous avons pris part à l'action, en commençant par une rencontre avec l'auteur littéraire de polar Marcus Malte. En l'espace d'une heure, il a pu se présenter à nous, nous laisser lui poser des questions et nous faire découvrir le travail qu'il fournit. Cet auteur, vivant de l'écriture depuis déjà quelques années, nous a décrit comment il travaille. Nous lui avons demandé quelle était sa préférence entre l'écriture pour adultes et celle pour jeunesse. Avec sincérité, Marcus Malte nous a répondu que cela variait en fonction de ses humeurs, mais qu'il écrit de la même façon, car il part toujours du principe que celui qui achète son livre est un bon lecteur, qu'il adapte seulement les formulations des phrases, mais pas le thème. Il décrit d'ailleurs la lecture comme tout loisirs : une habitude. Nous lui avons ensuite demandé d'où lui venait son inspiration. Il a finit par nous avouer qu'il n'avait pas vraiment d'inspiration, à part l'homme et la vie, mais des idées, qu'il cherchait la plus part du temps à agencer. En parlant de sa nouvelle pour jeunesse que nous avions étudiée en classe, nous avons découvert un Marcus Malte engagé dans l'écologie et l'évolution future de l'homme, mais surtout très soucieux du malheur de ceux qui l'entourent.

 

Après cette rencontre, nous nous sommes dirigés vers un autre bâtiment pour créer un livre en origami. J'avoue que pour ma part, j'ai eu un peu de mal, mais le guide nous a tout de suite bien expliqué (même un bon nombre de fois) les consignes à suivre et nous a donné de bons conseil. Après de nombreux plis en tout genre, nous sommes enfin arrivés à finir notre origami à temps. Même les professeurs se sont volontiers prêtés au jeu.

Pour clore notre matinée, nous avons été voir l'exposition "Collections Artaud, la nuit" de Philippe Artaud (collectionneur Sétois) à l'église Saint-Félix de Bayssan, qui se situe à l'intérieur du domain de SortieOuest. L'exposition fut, à mon goût, très farfelue : cette artiste collectionne tapettes à mouche, cartes postales monochromes ou à trous, photos de frigos ouverts, cartels de musées et des hippopotames (mais seulement le mardi...). Ma collection préférée a été, à mes yeux, celle des tapettes à mouche car je l'ai trouvée très amusante. Le seul point négatif ce cette exposition est que l'usage d'un appareil photo est interdit.

 

 

 

 

Après un bon repas et un peu de repos, nous sommes allés à la rencontre de Laurence Tramaux, une scénariste, et Patrick Deubelbeiss, un dessinateur de bande-dessinée. Ils nous ont présenté leur travail. J'ai pu apprendre qu'une BD se fait en l'espace d'un temps assez long et un gros effort doit être fourni par le dessinateur et la scénariste. Ils nous ont confié un challenge. Notre but était simple : nous devions imaginer et inventer un scénario d'un BD de trois case qui portait sur le thème de "L'homme et l'environnement". Nous avions une heure. Le gagnant choisi se verrait offrir un BD dédicacée par P. Deubeldeiss, qui lui dessinerait aussi son scénario pour qu'il paraisse dans le journal quotidien "L'hérault du jour". Après de nombreuses réflexions sur quelle histoire travailler, nous nous sommes lancés. Lorsqu'ils annoncèrent le gagnant, je fus très surprise de voir que mon scénario avait été choisi parmi ceux de mes autres camarades.

 

 

Je trouve que cette journée a été très réussie, autant au niveau culturel qu'au niveau humain, car les activités étaient variées et interessantes, mais nous nous sommes bien entendus entre nous. Le Chapiteau du Livre est une bonne expérience, pour petits et grands. Je pense que, à part le froid pendant la rencontre avec Marcus Malte, il n'y a eu aucun point négatif. Je tiens à remercier Madame Fulleda, qui a organisé cette sortie et le professeur de SES qui nous a accompagnés.

Cloé Lançon, élève de 2nde9

 

 

 


 

 

En ce vendredi 28 septembre 2012, la classe de Seconde 9 du Lycée Henri IV de Béziers s’est rendue dans le cadre d’une sortie culturelle organisée par leur professeur de français aux « Chapiteaux du livre », salon du livre et de la lecture qui se déroulait du 26 au 30 septembre à SortieOuest.

Au cours de la matinée, les élèves ont eu l’occasion de rencontrer l’écrivain Marcus Malte dans le cabinet des curiosités où comme son nom l’indique sont exposés de nombreux objets les plus surprenants les uns que les autres (boule de cristal, crâne, peau de serpent, corne de rhinocéros…). Romancier pour adulte et pour la jeunesse récompensé par de nombreux prix littéraires, Marcus Malte est surtout connu pour ses histoires sombres. Durant cette rencontre, les lycéens ont interrogé   l’auteur sur sa façon d’écrire, le choix de ses sujets, ses sources d’inspiration, les éditeurs.

Après cet échange, les élèves ont participé à  un atelier d’origami durant lequel ils ont réalisé de petits livres et de nombreux talents se sont révélés.

Ensuite, les lycéens ont visité une exposition un peu particulière «  Collection Artaud, la nuit » qui se tenait dans l’église. Cette collection drôle et originale  est composée d’objets insolites tels que des tapettes à mouches pour tous les goûts, des cartes à trous dans les deux sens du terme, monochromes, des photos de frigos ouverts, des  bouts d’œuvres d’art, des cartels de musées et des photos d’hippopotames le mardi…

Après cette matinée riche en découvertes, les étudiants ont profité d’une pause  dans le parc devant le grand chapiteau.

A 14 h, nos jeunes ont repris le rythme et sont allés à la rencontre de l’illustrateur et auteur de bande dessinée, Patrick Deubelbeiss, connu pour « Le monde perdu de Conan Doyle » et pour son style jeunesse ainsi que de la scénariste Laurence Tramaux avec laquelle il  collabore. Les lycéens ont appris la technique de création d’une bande dessinée, et les étapes de sa réalisation.

Les élèves ont ensuite disposé d’une heure pour participer à la l’invention d’un strip (bande dessinée de 3 cases) sur le thème de l’Homme et de son environnement.Ils ont tenté de remporter une bande dessinée dédicacée par le dessinateur ainsi que la publication du scénario et réalisation de l’histoire du gagnant dans le journal.

A la fin de cet atelier, les élèves sont rentrés enchantés de cette journée, A la sortie, une étudiante, Louise nous a  fait part des ses impressions: « Les différents ateliers étaient enrichissants et m’ont permis de découvrir la lecture et le livre sous différentes facettes : rencontre avec un romancier, avec un dessinateur et avec une scénariste,  atelier origami. J’ai vraiment apprécié l’exposition d’Artaud ; cela allait  de l’originalité jusqu’à l’absurde. Mais la rencontre avec Marcus Malte était aussi très intéressante. On n’a pas l’occasion tous les jours de rencontrer un écrivain, cela m’a permis de  découvrir son métier, sa vie… De plus, cette sortie était la première depuis la rentrée et m’a permis de  découvrir, d’apprécier de nouvelles personnalités en dehors du cadre du  lycée »

 Louise Herniaux , élève de 2nde 9                                   


 

 

Vendredi 28 septembre a eu lieu au théâtre de Sortie Ouest au domaine de Bayssan, une journée dédiée à la littérature, avec différentes activités autour de la culture. Un lycée du centre de béziers, Henri IV, a organisée une sortie sur les lieux. Ils ont participé à différents ateliers tout au long de la journée. Le matin, ils ont commencé par une rencontre avec un auteur, Marcus Malte, qui a écrit de nombreux livres pour tout les ages, dont une nouvelle nommée Le nom des fleurs qui a été lue par les élèves de la classe de seconde. Un livre qui tourne autour de l'écologie. En effet, il parle de jeunes adolescents se suicidant pour faire réagir les gens contre le nucléaire. Les élèves ont pu donc parler de l'histoire avec Marcus Malte et lui poser toutes les questions qu'ils voulaient et débattre sur le sujet principal de la journée, l'écologie. 

 

 

Après cela, ils ont participé à un atelier d'origami, où ils ont pu fabriquer un petit livre de poche avec du papier cadeau. Un homme était présent pour leur donner toutes les indications nécessaires, les suivre tout au long de la fabrication, et les aider en cas de problème. Même les professeurs ont participé, et fabriqué leur propre livre.
Les élevés ont ensuite visité une exposition pas comme les autres. Celle ci était en fait constituée de différentes collections d'objets peu communs, comme des cartes postales trouées, des « bouts d'art » et des tapettes à mouches.

La pause de midi est très vite arrivée. Un bar était à disposition avec des boissons, des chocolats chauds, et de la nourritures. Une grande pelouse, des transats, des bancs et des tables étaient également disponibles.
L'après midi, la classe a rencontré une scénariste et un dessinateur de bd réalistes, qui a par exemple fait les dessins pour la célèbre bd Conan Doyle. Une activité avait été prévue autour de ce thème, et également de l'écologie. Les élèves ont du écrire une bd tournant autour de l'écologie, en seulement trois cases, et avec une chute. La gagnante, Cloé Lançon a vu sa bd dessinée par le célèbre dessinateur présent sur les lieux et paraître dans le journal. Elle a aussi eu le tome deux de Conan Doyle dédicacé. C'est ainsi que s'acheva la journée dédié aux livres.
Bref, une sortie réussie, des éleves contents, un article dans le journal pour en parler.

Swann Jeanguyot, élève de 2nde9                                                                                                                       

           

 

SAISON 2011 - 2012

Critique de Tempête sous un crâne de V.Hugo, mise en scène J.Bellorini

Du 13 au 15 octobre 2011 à sortieOuest

Elise Trébuchon 1ère L/ES

Tempête sous un crâne est un spectacle représenté par la compagnie Air de lune, d’après le chef-d’œuvre de Victor Hugo, Les Misérables.

Ce spectacle n’est pas une réécriture des Misérables, étant donné qu’il est raconté avec l’authentique texte de Victor Hugo et son admirable langage, dans la beauté des textes, les images qu’il révèle, ses métaphores et toujours une note d’humour régnante. L’emploi du texte original m’a séduite et m’a amenée au cœur de l’histoire.

De plus la particularité de cette représentation est dans l’importance du décor que j’ai trouvé pourtant minimaliste ; seulement composé d’un squelette d’arbre en bois, d’un vieux lit de fer, de jeux de lumières et de quelques bougies qui ont été capables de m’épater tellement bien utilisées et travaillées par ces acteurs.

D’ailleurs la mise en scène est exploitée par des acteurs qui m’ont fait voyager dans leurs histoires, avec des jeux d’élocution qui vont jusqu’à des passages entiers parlés à plusieurs, que j’ai trouvé  surprenants parce qu’on les comprend parfaitement, ou encore des passages d’énonciation à une autre, des acteurs qui jouent chacun un assortiment de personnages avec une remarquable capacité à varier d’un rôle à l’autre . J’ai aimé le charme de cette pièce qui était aussi dû aux deux musiciens ; une chanteuse musicienne et un percussionniste qui apportent la touche musicale qui nous accompagne tout au long des histoires de Cosette et Jean Valjean.

Pour moi le bémol de la pièce est éventuellement sa longueur ;  trois heures trente de spectacle mais qui a su me saisir d’un moment à l’autre par sa subtilité. La longueur des chansons m a semblé créer une sorte de pause pour décrocher des textes et  profiter de la beauté de la musique. Sans parler de l’étonnante surprise que nous font les acteurs vers la fin du spectacle avec une chanson ou tous jouent de l’accordéon !

Après avoir vu cette œuvre datant de 150 ans en arrière, j’ai constaté qu’elle met principalement en avant la pauvreté et les différences de classes sociales qui sont encore d’actualité. Je la trouve donc importante pour la culture de tous.


Julia Lautier

Très différent du film et du livre, cette adaptation théâtrale proche de la comédie musicale nous donne un nouvel aperçu Des Misérables de Victor Hugo.

Cette vision théâtrale n'est pas un simple résumé de l'œuvre. Elle restitue avec exactitude la poésie de cet auteur. Cependant l'originalité de l'interprétation évite de se retrouver face à une pâle copie. En effet, la musique différente d'une bande musicale est diffusée par des instruments intégrés dans le décor.

 Celui-ci d'ailleurs très minimaliste reste efficace grâce à des effets de lumière et des jeux d'ombre. De plus, les comédiens mis en avant dans ce décor simpliste, nous absorbent dans l'histoire et nous émerveillent par leurs prouesses techniques. Nous sommes subjugués à la fois par leur facilité d'élocution et par leur jeune âge. Leur aisance à passer du rôle de musicien à chanteur et de chanteur à acteur donne un nouveau rythme à l'adaptation de Jean Bellorini. La prestation des comédiens, vivante et chaleureuse, crée un lien particulier et nous fait redécouvrir les personnages.

Depuis Les Misérables, un siècle et demi s'est écoulé, pourtant la misère et le besoin de justice sociale sont toujours au cœur de notre société. Cette production de la Compagnie Air de Lune pousse le spectateur à s'interroger une nouvelle fois sur l'avenir et l'amélioration de notre société.


Pauline Canet-Gauthier, élève de 1ère L au lycée Henri IV de Béziers.

Ce jeudi 13 octobre, nous avons assisté au théâtre Sortie Ouest, à la représentation théâtrale de « Tempête sous un crane », adaptation des Misérables de Victor Hugo.

Ce roman est paru en 1862. Hugo nous décrit les vies misérables de Jean Valjean, Cosette, Marius, Fantine et bien d'autres, dans le vieux Paris et la France provinciale du XIXeme siècle. Pour les personnes n'ayant pas lu cette oeuvre magnifique, et qui voudraient la découvrir, cette pièce est un très bon moyen, tout au long du spectacle, les acteurs nous font avoir espoir. Un espoir particulier, celui que tous ces personnages trouvent ou retrouvent une vie normale, agréable et puissent vivre heureux. Malheureusement, même lorsque l'on soupconne une petite part de bonheur, la misère revient vite effacer cette pensée... Comment tout ces personnages auraient-ils pu se sortir de la misère ?

 Nous avons eu à faire a de merveilleux acteurs, qui nous ont montré leur humanité ainsi que leur volonté et qui ont voulut, en une soirée nous faire passer du rire aux larmes... Pari réussi!

Cependant, le spectacle fut trop long, certes captivant et émouvant mais le public s'est lassé, au bout de trois heures, ç'en était déja trop. Il parait que quelques personnes se sont endormies... Surtout lors des passages de chansons, que certains n'ont pas compris, la musicienne était pourtant très douée mais malgré son talent, l'étonnement et l'incohérence ont pris le dessus...

La simplicité du décor et l'excellente mise en scène nous ont fait changer de point de vue car cela nous a permis de rêver, de nous évader, se dire qu'avec si peu de moyens il est possible de faire ressentir tant d'émotions... Nous terminerons notre émerveillement en félicitant les acteurs, qui ont du retenir près de quatre heures de répliques, certaines extrêment longues (cinq a sept minutes), leur capacité à nous faire entrer dans l'histoire était bien plus qu'époustouflante, un énorme bravo !

 Sur un sondage de vingt personnes, dix-huit seraient prêtes à revenir voir l'équipe de Jean Bellorini, fameux metteur en scène !

Il fallait tout de même oser reprendre du Victor Hugo.. l'équipe a réalisé, dans l'ensemble, un merveilleux spectacle !


Jean Finiels Duchamp, élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers

Tempête sous un crâne est un spectacle, produit par Jean Bellorini qui d'après lui n'est ni une adaptation ni une réécriture des Misérables de Victor Hugo: « c'est du Victor Hugo. Il n'y a pas un mot qui ne soit pas de lui »

Joué pour la première fois au théâtre sortieOuest cette représentation est produite par la compagnie Air de Lune. J'ai pu assister à cette représentation à sortieOuest, et le Lycée Henri IV de Béziers, le Jeudi 13 Octobre, à 19h30, dans une salle assez « jeune ».

Dans cette œuvre, c'est la misère du XIXe siècle en province et à Paris, qui est racontée au travers du parcours de Jean Valjean, envoyé aux travaux forcés pour avoir volé du pain, qui sera libéré mais poursuivi sans cesse par  la justice. A ses côtés, des témoins de la misère ou des misérables à proprement parler, dont certains donneront leur nom aux tomes du roman: Fantine, pauvre femme qui confie sa fille, Cosette aux Thénardier, méchants aubergistes provinciaux, en attendant d'avoir plus d'argent pour l'élever. Gavroche et Eponine les enfants Thénardier, qui mourront tous deux dans les rues de Paris pendant les émeutes de Juin 1832, et Javert le représentant de la loi qui traquera toute sa vie Jean Valjean.

Pendant cette représentation, j'ai pu retrouver, en même temps que le texte d'Hugo, cette analyse si poussée de l'Homme qui fait toute la beauté de la pièce. Car sans le texte originel, les faits n'auraient pas d'intérêt, ils raconteraient simplement l'histoire de pauvres gens. Et c'est là que j'ai été surpris. J'ai pu trouver, face à moi, le Jean Valjean, l'Eponine que Victor Hugo a voulu. Ce texte, tragique, poétique aussi, devient quelquefois empli d'humour, avec beaucoup de métaphores et une analyse de l'âme presque philosophique. Aussi il y a du rire et des larmes, non seulement grâce au texte mais aussi aux acteurs qui ont su donner profondeur et légèreté par moments,

Le décor est simple, avec peu d'accessoires, est pourtant il est efficace.

C'est cette apparente simplicité qui associée au texte génère de l'émotion. La mise en scène et le jeu des acteurs donnent un spectacle agréable. On voit en arrivant, un lit, sur lequel s'assoient les deux seuls acteurs qui jouent dans la première partie. Car ici on assiste pas une pièce de théâtre. Il n'y a pas de scènes et d'actes, juste deux parties, dont la deuxième est jouée par cinq acteurs, qui sont comédiens, musiciens et même chanteurs, la chanson tenant une place importante dans les moments émouvants, et les instruments (percussions, piano, accordéons et basses), accompagnant les grands moments, les coups de feu sur les barricades par exemple.

Si il fallait reprocher quelque chose à ce divertissement, c'est peut-être sa longueur ( de quatre heures et demi tout-de-même) ainsi que la longueur des chants. L'entracte, elle aussi un peu longue, en plus de permettre la préparation de la scène, permet au spectateur de s'aérer et de réfléchir, car s'ajoutant à la complexité de l'intrigue le temps complique un peu la compréhension de tout ce qui se passe.

J'ai trouvé ce spectacle très intéréssant, malgré sa longueur, de presque quatre heures, et je n'ai pas regretté d'avoir consacré une soirée à cette représentation dont la mise en scène est assez inhabituelle. Ce fut en tout cas pour moi l'occasion de mieux connaître une oeuvre majeure de la littérature française, et son contexte.


Emma Fourdrignier, élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers

Tempête sous un crâne est une adaptation des Misérables de Victor Hugo.

Le texte, cité mot pour mot, est en quelque sorte conté par les jeunes comédiens de la compagnie Clair de Lune. En dehors du jeu des acteurs, certains passages ont des coupures musicales (chant, batterie, accordéon).

On pourrait appréhender la pièce dont la durée est de plus de trois heures. Cependant le jeu des acteurs est à couper le souffle : ils ont une vivacité extraordinaire et leur talent de synchronisation est impressionnant lorsque dans certains passages ils  récitent le même texte à plusieurs. Le plus impressionnant  reste leur capacité à jongler avec les rôles, passant d’un personnage à un autre sans pour autant embrouiller les spectateurs. Cette répartition des rôles donne beaucoup de dynamisme au texte pourtant si tragique de l’œuvre originale. En effet leur prestation à une telle puissance que l’on se retrouve face aux personnages, dans leur cadre d’action : l’illusion est parfaite.

La mise en scène joue un rôle extrêmement important dans la pièce. Les comédiens n’ayant quasiment aucun matériel sur scène (un vieux lit pliable, une moto et quelques instruments de musique), les jeux de lumières et d’ombres sont très présents, et reflètent souvent l’état d’esprit du personnage joué (par exemple,  l’ombre de l’acteur rétrécit si le personnage se sous-estime). 

La seule chose à revoir serait la longueur des interventions musicales, car elles coupent parfois les scènes en plein milieu, et de ce fait relâchent un peu trop l’attention des spectateurs.

Le spectacle s’ouvre à un public très varié, des lycéens aux plus vieux, retenant l’attention de tous.

On apprécie beaucoup les sous entendus critiques de l’œuvre, interprétée avec beaucoup de légèreté et d’humour, qui n’oublie cependant pas de nous rappeler que le monde ne tourne pas franchement rond.

Tous ces éléments donnent un nouveau souffle à l’œuvre. J’ose me permettre un commentaire : Accrochez vos cervelles.


Cindy

   Le jeudi treize Octobre au soir j’ai assisté à la pièce nommée « Tempêtes sous un crâne » produit par la compagnie Air de Lune, et mise en scène par Jean Bellorini d’après ce chef-d’œuvre qui est « Les Misérables » de Victor Hugo.

   J’ai apprécié de découvrir pour la première fois l’histoire de ce classique retravaillé qui m’était alors encore inconnu. Cette pièce était constituée des moments les plus émouvants et célèbres de l’œuvre de grand Victor Hugo comme la sortie du bagne de Jean Valjean, l’arrivée de Cosette chez les Thenardiers ou encore la mort de Gavroche.

   La première partie est interprétée par seulement deux comédiens pleins de vitalité et de charisme qui grâce à leur paroles, leurs tempête de mots juxtaposés et leur jeu, qui est d’une adresse particulièrement plaisante car ils savent occuper la scène de manière vivante, nous entraînent dans l’histoire et ne nous endorment pas, tout comme durant la seconde partie avec leurs camarades.

   J’ai aimé tout particulièrement la simplicité et la beauté du décor constitué seulement d’un arbre, un lit de fer, deux bougeoirs et d’une mobylette. Les instruments musicaux et les chants se mêlent discrètement au jeu, ce qui rend la pièce plus attractive. La scène où tous les acteurs chantent et jouent de l’accordéon à été l’une de mes favorites grâce à sa douceur ainsi qu’à son élégance.

   Je ne suis pas habituée à voir des pièces de théâtre, ce fut d’ailleurs la première, et je peux être sure que ce ne sera pas la dernière car j’ai été agréablement surprise de cette si belle réadaptation du texte.


Elise Trébuchon , élève de 1ère L, lycée Henri IV Béziers

Ce spectacle n’est pas une réécriture des Misérables, étant donné qu’il est raconté avec l’authentique texte de Victor Hugo et son admirable langage, dans la beauté des textes, les images qu’il révèle, ses métaphores et toujours une note d’humour qui règne tout au long de la pièce. L’emploi du texte original m’a séduite et m’a amenée au cœur de l’histoire que je ne connaissais pas auparavant.

De plus la particularité de cette représentation est dans l’importance du décor que j’ai trouvé pourtant minimaliste ; seulement composé d’un squelette d’arbre en bois, d’un vieux lit de fer, de jeux de lumières et de quelques bougies qui ont été capables de m’épater. J’ai par exemple été étonnée qu’une vieille mobylette à pédales tournant en rond sur la scène rapidement portant deux acteurs pleins d’énergie  puisse me transporter dans une course contre la montre des deux personnages comme si j’étais avec eux sur la mobylette et que nous traversions la ville à toute allure. J’en ai donc conclu qu’ils avaient beaucoup de talent et qu’il y avait probablement un gros travail de leur part consacré à ce spectacle.

D’ailleurs la mise en scène est faite de sorte que les acteurs m’ont fait voyager dans leurs histoires, avec des jeux d’élocution, de parole, de manière de dire qui vont jusqu’à des passages entiers parlés à plusieurs, que j’ai trouvé  surprenants parce qu’on les comprend parfaitement. Mais encore des passages d’énonciation à une autre, qui se font très naturellement de manière à ne pas s’enmmêler  dans les personnages. Des acteurs qui jouent chacun un assortiment de personnages avec une remarquable capacité à varier d’un rôle à l’autre. J’ai aimé le charme de cette pièce qui était aussi dû aux deux musiciens ; une chanteuse musicienne et un percussionniste qui apportent la touche musicale qui nous accompagne tout au long des histoires de Cosette et Jean Valjean.

Pour moi le bémol de la pièce est éventuellement sa longueur ;  trois heures trente de spectacle mais qui a su me saisir d’un moment à l’autre par sa subtilité. La longueur des chansons m'a semblé créer une sorte de pause pour décrocher des textes et  profiter de la beauté de la musique. Sans parler de l’étonnante surprise que nous font les acteurs vers la fin du spectacle avec une chanson ou tous jouent de l’accordéon ! Ainsi que leur dernier chant que j’ai trouvé extrêmement émouvant, car quand je voyais cette pièce une partie de moi la vivait, et c’est cette sensation la que j’ai certainement aimée le plus.

Après avoir vu cette œuvre datant de cent cinquante ans en arrière j’ai constaté qu’elle met principalement en avant la pauvreté et les différences de classes sociales qui sont encore d’actualité. Je la trouve donc importante pour la culture de tous.


Tartuffe de Molière, mise en scène Eric Lacascade

17 et 18 novembre 2011

Le Jeudi 17 Novembre, j'ai pu assister dans le cadre de « l'Ecole du Spectateur », à la première des deux représentations du Tartuffe de Molière au Théâtre de la Cigalière à Sérignan, une scène associée.

Jouée pour la première fois en 1664 à Versailles en 3 actes, elle est interdite sous la pression des dévôts qui n'y voient qu'une simple critique de la religion. Molière essaie de la faire jouer sous d'autres noms tels que « Panulphe » ou «  l'Imposteur ». Finalement, en 1669, le Roi autorise la pièce qui reprend son nom initial de « Tartuffe ». Dans cette pièce, c'est plus qu'une simple critique de la religion que fait Molière. Il s'attaque simplement aux dévôts, faux croyants et simples profiteurs auxquels Tartuffe à laissé son nom, et non pas aux personnes pieuses et sincères. Il est aussi le témoin de son temps, dépeignant la société de son époque, la bourgeoisie qu'il représente naïve, et quelques allusions aux évènements passés tels que la Fronde, et Louis XIV y est présenté comme un monarque juste et clément.

Autour d'Orgon, le maître de maison manipulé car naïf, on retrouve toute une famille. Madame Pernelle, sa mère, rétrograde et dépassée, celle qui a le plus « foi » en Tartuffe. On retrouve ensuite Elmire son épouse discrète et active, Damis, leur fils d'Orgon et le frère de Mariane, qui a le caractère de son père et est aussi inefficace, Mariane, la fille d'Orgon, sœur de Damis et amante de Valère, très timide et plutôt passive, puis Cléante, le frère d'Elmire, qui est calme, réfléchi et intelligent. Il y a bien sur Tartuffe, le faux dévot, hypocrite et parasite et Dorine : la servante de Mariane, qui amuse par son franc-parler et qui incarne bien la domestique typique des pièces de Molière.

C'est avec plaisir que l'on regarde cette mise-en-scène par Eric Lacascade qui tient aussi le rôle du dévôt pique-assiette. Le décor en bois semble proche de ce que Molière aurait pu vouloir pour son « Illustre Théâtre ». Quoi qu'il en soit, pour moi humble spectateur, le décor était beau et à permis d'amener une certaine touche de comique quelques fois par le jeu des portes, grâce à cette formidable table qui permet à Orgon de découvrir qui est véritablement son « frère » dévôt, etc... Ce serait preque original d'être face à un vrai décor alors qu'il est de plus en plus fréquent de voir des décor soit-disant simplistes, mais véritablement vides et totalement anachroniques, ce qui n'est pas le cas ici. Les acteurs n'ont pas non plus versé dans la surenchère. Ils ont joué, bien et je n'ai aucun problème de compréhension, en étant au fond.

Bref, c'était une pièce agréable à regarder, pas trop longue. En revanche, le découpage de la pièce m'a paru assez bizarre, et il valait mieux connaître le fond de l'histoire pour plus de facilité, la pièce n'étant pas facile à comprendre au premier abord.

Jean Finiels, 1 ES-L

 

 

RISQUE ZERO, cirque Galapiat, du 13 au 18 décembre 2012

Prenez le risque!

Quand on arrive à côté de ce petit chapiteau jaune entouré de caravanes, perdu au milieu du domaine de Bayssan, ça ne donne pas vraiment envie de pousser la porte. Mais quand, enfin, le spectacle commence, l'appréhension cède la place à l'amusement. Les numéros s'enchaînent sans interruption, tous aussi farfelus les uns que les autres, dans une impression de sympathique désordre.

La petite troupe, constituée de six personnes, cinq hommes et une femme, vivant dans  leurs propres caravanes, installe sur tous les lieux de représentation son petit chapiteau jaune. Et c'est parti !

Ce spectacle, créé il y a trois ans en Bretagne par la troupe Galapiat, est un concentré de risques en tous genres : acrobaties, jonglage, lancer de haches ou de couteaux, mais aussi des risques auxquels sont plus particulièrement exposées les spectatrices : à tout moment, un des artistes peut tenter d'embrasser l'une d'elles.

Non content de nous impressionner sur la piste, la troupe se met aussi aux instruments et rythme encore plus le spectacle. Si, au fil des numéros, on ne voit pas passer le temps, les rires et les hurlements des enfants nous ramènent à la dure réalité... et à l'inconfort des sièges !

Malgré cela, la dose d'humour et d'énergie présente dans ce spectacle en fait un bon moment à partager en famille.  

Margot BOILLOT, 2nd9

 


A couper le souffle!

Tout d'abord en arrivant sur les lieux mon regard s'est posé sur ce chapiteau moyennement grand qui se distinguait  par sa couleur jaune. Certes nous étions dans un endroit un peu isolé, mais le lieu en lui même est très charmant du fait qu'il possède une pelouse qui donne un côté accueillant. Ensuite, arrivé au pied du chapiteau on découvrait les alentours...une caravane dans laquelle vivent  les artistes. Cela ne m'a pas vraiment étonnée car ils voyagent  pour gagner leur vie. Une fois entrée sous ce fameux chapiteau, nous avons pris place sur les estrades pas très confortables, mais une fois le spectacle commencé j'ai oublié ma place inconfortable. Quand j'ai vu tout ces enfants, je me suis demandé " La professeur ne s'est elle pas trompée de chapiteau ?Le spectacle a débuté, avec une musique. Le décor était déjà installé. Après avoir attendu que les plus petits se taisent, le premier numéro a commencé. Tous se sont enchaînés les uns après les autres, et tous à couper le souffle. Dans chacun des numéros les artistes sont dynamiques et se sont beaucoup investis. Ils sont en tout, six artistes à jouer sur la piste, dont une seule femme. Tout au long du spectacle ils font participer le public, cela donne une bonne ambiance générale mais avec des enfants bruyants ce jour là. Sous les yeux ébahis des spectateurs, le spectacle s'est terminé avec les applaudissements de tous.

 Pour finir, les points négatifs que je trouve sont juste que certains numéros sont un peu longs, mais pas vraiment de chose négative à dire.

En ce qui concerne les points positifs, le fait de posséder leur propre chapiteau leur permet une certaine autonomie donc une belle réussite. De plus j'ai une certaine admiration pour la performance de chacun d'entre eux. Il n'y a pas de coulisse cela permet de montrer toutes les ficelles du métier. Le thème de ce spectacle est bien représenté à travers la prise de risque permanente, par exemple quand les comédiens se balancent sur des chaises avec un couteaux derrière, mais aussi la jeune femme sur le fil...etc. 

Manon Vieu, 2nd9


 

Une prise de risque, à tous les niveauxLe lieux est assez surprenant, un petit chapiteau jaune et ses trois ou quatre caravanes, là, plantés, au beau milieux d'un jardin tout joliment ajusté, encerclé par de vastes terrains vagues. Tout ceci faisait un tantinet rustique et modeste, perdu dans la campagne. 
Puis il y avait aussi des enfants âgés de 6 à 10 ans environ... Le spectacle allait il être adapté à tout les âges ?Allait-il vraiment nous plaire ?
Le chapiteau s'ouvrit enfin, et nous entrâmes. Il était petit et intriguant, des caisses, des planches de bois, un œuf, des chaises... jonchaient le sol.

Puis nous nous installons et là, le spectacle commença.

Surprenant et à la fois magique, le spectacle se fit sans pause, sans entracte, 1h45 non stop, un spectacle total. Tout se passe sur scène, il n'y a eu aucune sortie en coulisses, tout est mis en scène que ce soit le changement de tenue pour certain artiste, ou le maquillage pour d'autre.
Les artistes sont polyvalents, un coup funambule et un autre guitariste, un coup lanceur de couteaux et l'autre violoncelliste, ce sont eux qui font leur propre musique .

Le spectacle n'as pas vraiment de longueur, à part peut être quelques unes mais elles sont vite oubliées par la surprise et la prise de risque des acrobates. Tout au long des numéros, nous tremblons, frissonnons, rions, toutes ces émotions rassemblées nous donnent un cocktail assez surprenant et captivant.

Ce spectacle est une prise de risque non pas seulement de part le nom du titre , et la prise de risque des artistes, mais aussi du lieux, du chapiteau, du spectacle tout entier, de l'ambiance et de savoir si le public quel qu'il soit va accrocher à toute cette énergie nouvelle, à ce cirque nouveau.
Le résultat de ce spectacle est plutôt bon car j'ai passée une bonne après-midi et découvert un nouveau style de cirque, bien loin du cirque traditionnel que je connaissais.

Pauline, 2nd9

Le risque est toujours là.. Même avec Galapiat!

 

C'était un petit chapiteau jaune planté au milieu de nulle part, sur un terrain poussiéreux. Qu'en penser? D'un côté, ces quelques caravanes et ce modeste chapiteau, et de l'autre ces beaux jardins et l'imposant chapiteau de Sortie Ouest. C'était un lieu très accueillant, les jardins parfaitement entretenus  apportaient une touche de magie en ce lieu perdu.

Le chapiteau appartient à la compagnie Galapiat, ce qui leur  donne le privilège d'être autonome et de pouvoir se déplacer où bon leur semble. Il peut accueillir 300 personnes.

La curiosité de découvrir le spectacle rendait l'attente plus longue, et l'arrivée de nombreux enfants nous amenait à nous demander si ce spectacle était vraiment pour une génération comme la nôtre. Allait-il s'agir d'un simple numéro de clown? Un grand moment de doute parcourut chacun de nous.

Une fois à l'intérieur, nous eûmes l'agréable surprise de découvrir que le chapiteau n'était pas si petit qu'il en avait l'air.  Nous fûmes également soulagés de voir sur la scène des accessoires pouvant traduire un risque ( trapèze, couteaux.. )

 

Parmi eux, Il y a un clown, deux lanceurs de couteaux, une fil-de-fériste, un jongleur, un acrobate au mât chinois, mais aussi une bassiste, un guitariste, un photographe et un accordéoniste… C'est donc une compagnie aux multiples talents.

 

D'incroyables prestations physiques et acrobaties périlleuses étaient également au rendez vous!

Les numéros étaient divers et variés et présentaient chacun de réels risques physiques: jonglerie de haches, haute voltige, lancer de couteaux..

Mais aussi moral : moqueries causées par des jeux avec le public..

C'était un spectacle mélangeant humour et péripéties pouvant satisfaire un public de tout âge.

Cet enchainement de numéros ne laisse aucun temps mort car les artistes se relaient tout le temps. Il y a sans cesse de l'animation sur scène, pendant que certains se maquillent d'autres jouent d'un instrument ou font leurs numéros. Avec la compagnie Galapiat, on ne s'ennuie pas!

La troupe de « Risque zéro » est très proche du public, elle joue avec et le fait participer en prenant des photos, en l'incitant à taper dans les mains ou encore en réclamant des baisers auprès des spectatrices...

De plus, on avait plaisir à voir que les artistes aimaient leurs métiers, ils s'investissaient à fond. Si l'un d'eux se blessait? Ce n'était pas un problème, les 5 autres assuraient la relève!

Ce qui rend ce spectacle d'autant plus vivant et énergique c'est la diversité des talents de chacun. Tantôt ils peuvent lancer des couteaux tantôt ils peuvent jouer de la batterie ou encore faire des acrobaties en tout genre.

Cependant, on se doit de constater la répétition de certains numéros qui peut paraître languissante..

De plus, le spectacle durant 1h45, la question du confort peut être remise en cause. En effet, nous étions mal installés sur des bancs en bois en plus de devoir supporter les cris incessants des enfants.. Un bruit de fond était omniprésent.


Lisa Tamborero, 2nd9

 

La joie est dans le risque à faire du neuf
 

Un chapiteau ordinaire,  ni grandiose, ni médiocre, avec au bout deux extrémités pointues qui se dressaient vers le ciel, enveloppé  d'une toile, arrimé au sol par des câbles, un endroit d'une grande simplicité. A l'entrée du chapiteau les caravanes des artistes, alignées les unes derrière les autres. En revanche aux alentours,  un espace pour se promener, notamment un parc réservé avec de nombreux chemins et de haies bien entretenues. C'est finalement un lieu extrêmement accueillant.

A l’intérieur du chapiteau, les gradins sont en bois, la scène est assez spacieuse mais le chapiteau en lui-même est petit. Il n'y a pas de coulisses, tout se voit.

Ils sont six jeunes artistes sur le plateau, dont une seule fille parmi cinq garçons, chacun joue son propre rôle, à nous éblouir les yeux. La compagnie forme en quelque sorte une famille, ils ont construit leur propre spectacle, une belle création collective.

Première surprise, ils ne sont que six sur le plateau alors qu'on les croirait cent ! On ne sait pas où regarder… Car les performances des artistes et acrobates sont à couper le souffle !

Le spectacle évolue toujours , les numéros s’enchaînent sans cesse accompagnés par  moment d'une musique jouée en direct avec des guitares, batteries et accordéons, des artistes et  musiciens talentueux.

Le cirque évolue avec la société, le nouveau cirque non pas composé d'animaux mais de divers instruments tels que le lancer de couteaux, le trapèze, les cascades, le jonglage, la bascule . En effet la troupe prend volontairement des risques en jouant avec des couteaux, en allumant un feu.

En revanche le spectacle dure assez longtemps, après une heure et quarante-cinq minutes, assis sur des gradins en bois qui donnent mal au dos. Cependant l'espace circulaire de la piste est un lieu exclusif pour les artistes. Car la performance physique et la diversité de leurs talents sont extraordinaires avec les sauts sur la bascule ou encore tenir en équilibre sur un fil pendant vingt minutes.

 C'est un spectacle vivant avec l'investissement des artistes souriants et  la participation des spectateurs comme un cobaye pour prendre des photos. En effet l'humour est présent tout au long du spectacle avec le pantalon déchiré, les acteurs qui crient par moment, dansent, gémissent.

Ce sont des jeunes circassiens déterminés et qui ne craignent pas le danger ! Un très bon moment dépaysant qui nous fait oublier le temps d'une après-midi.

Aude Puech, 2nd9


La prise de risque est indispensable
 

C'est une troupe composée de 6 artistes ( 5 hommes et une femme ) complètement fous les uns autant que les autres. Ces jeunes gens complètement indépendants sont libres de faire ce qu'il désire , dans leur spectacle «Risque Zéro» ils passent leur temps à jouer avec le dangerTout le long du spectacle le public est en action , toujours très dynamique les artistes sont toujours en mouvement , toujours en train de prendre des risques.

Dès le début du spectacle les artistes prennent un risque en faisant attendre le public pendant bien 10 minutes avant de commencer leur tours.

Les premières impressions que l'on a sont plutôt positives , quand on arrive déjà le chapiteau est bien placé à un endroit tranquille. Quand on rentre dans le petit chapiteau, on a une vu sur la scène avec les instruments de musique , des couteaux  et une hache plantée sur des morceaux de bois.

Malgré le fait que certaine place ne sont pas bien placées par rapport à la scène ( les extrémités empêchent de voir correctement la représentation ) on peut profiter pleinement du spectacle. Ce qui est parfois ennuyeux dans le spectacle , c'est qu'il y a des tours répétitifs, parfois trop longs , on trouve ici aussi une prise de risque en répétant plusieurs fois les mêmes tours , ou encore , l'humour du clown est un peu excessif , la scène ou il bégaie pour demander le bisous est un peu trop longue aussi , le fait de répéter toujours les mêmes phrases agace un peu. Mais les artistes nous font oublier tout ces numéros long avec des numéros à couper le souffle par exemple quand ils jouent avec des couteaux ou la hache. Pour ma part j'ai beaucoup aimé ce spectacle , car quand on parle de cirque on pense généralement aux animaux, aux clowns et à ce genre de choses qu'on aime bien étant enfant , mais la c'est tout à fait autre chose. C'est un «nouveau» cirque. Dans ce cirque , il n'y a pas de barrière entre les artistes et les spectateurs , au contraire , les spectateurs font parti du spectacle , nous sommes entraînés à participer , les artistes font en sorte que la représentation soit toujours en mouvement , il n'y a pas un seul moment sans que rien ne se passe. Même au niveau des changements de vêtements, du maquillage etc .. Il n'y a pas de coulisses , il y a une volonté de vouloir tout montrer aux spectateurs.

Ce qu'il y a de plus impressionnant dans le spectacle , c'est de voir le nombre de fois ou les artistes manquent de se blesser , le nombre de fois ou ils prennent des risques. Les artistes n'ont vraiment pas peur de tous ces risques , au contraire , plus ils prennent de risque , plus ils sont heureux .                                                                                                      

Abygaëlle Lefebure, 2nd9


Un jour , un spectacle ...

Nous sommes arrivés, l'endroit avait l'air plutôt tranquille et accueillant . Au loin, on voyait un grand chapiteau qui en cachait un autre, et c’est dans ce dernier que le numéro s'est déroulé. Il était cependant moins accueillant que le premier et ma déception fut grande.

Énormément d'enfants arrivaient derrière nous, leur sourires montraient qu'ils étaient impatients de rentrer voir le spectacle. Sur le moment nous avons pensé que nous nous étions trompés d'endroit. En effet, on se voyait beaucoup trop âgés comparé aux autres spectateurs. Mais en réalité, au cours du numéros nous nous sommes aperçus que l'âge ne comptait pas et que ce spectacle était destiné à tous les publics.

En entrant, des frissons nous ont parcouru tout le long du corps le chapiteau était en fait majestueux. Quant à la scène, de multiples objets étaient déjà en place, un fil était accroché tout en haut, des couteaux , ainsi que des haches étaient disposés sur le sol, ce qui m'a laissé un peu perplexe sur le contenu de ce spectacle. En effet, j'ai était assez effrayé par cette ambiance un peu pesante.

Quand le numéro a débuté, on a pu ressentir tout de suite la convivialité et ma peur s'est envolée. Les enfants riaient, applaudissaient et les adultes partageaient les mêmes sentiments. Les acteurs nous ont de suite mis à l'aise en nous faisant participer , nous avions l'impression de devenir acteur à notre tour. Pratiquement tous les numéros amenaient à un sentiment de peur et d'angoisse. Les acteurs donnaient beaucoup de leur personne ce qui nous a permis de partager avec eux un maximum d'émotions et nous nous plongions dans leur univers à chacune de leur prestation.

Le spectacle était très long, et pourtant le temps est passé très vite, tout cela grâce au grand investissement des artistes . Une touche musicale a été aussi apportée ainsi qu'un très bon jeu théâtral, ce qui nous a énormément plu. Cela a donné une petite touche d'originalité, ce qui change des autres cirques que l'on peut voir d'habitude. Malgré un triomphe certain, et au milieu de toute cette réussite une note négative est à relever le confort des bancs qui laisse à désirer. Néanmoins, nous étions tellement fascinés par le spectacle que ce petit incident est déjà oublié. Pour clore, je relève que le jeu des acteurs fut très bien organisé. En effet, les jeux de rôles ainsi que les acteurs ont été très bien choisis. La fascination est le maître mot de ce spectacle avec des numéros époustouflants !

 

 


SALLE D'ATTENTE de Lars Noren, mise en scène Krystian Lupa,  samedi 3 mars à sortieOuest

Que dire de la salle d'attente ?

Et bien tout d'abord; nous nous devons de saluer la mise en scène, en effet dès la première seconde, les acteurs, le décor, et les différents stratagèmes employés nous plongent en totale immersion; nous ne sommes plus un simple public, nous devenons les témoins d'une oeuvre d'art. Krystian Lupa est un magicien, capable de nous transporter et de nous emmener dans les plus sombres recoins de notre société.

Ensuite, il ne faut pas oublier de faire l'éloge des acteurs, ces héros tragiques et attachants; qui représentent nos plus profonds cauchemars. Ainsi on tombe sous le charme de Mike & Léna; un jeune couple dont l'amour perdure et cela malgré les coups durs de la vie, malgré l'héroïne " C'est mon premier et dernier amour, c'est plus fort que la mort" 

Après ; la performance salutaire d'Anthony Boullonnois en schizophrène à l'Ouest; complètement détaché de la réalité.

Cette pièce est représentative du brouillard dans lequel se trouve la jeunesse, et remet en question la définition que l'on nous donne du bonheur; et la place de l'homme dans notre société, alors on se laisse facilement imaginer pouvoir devenir l'un d'entre eux , car rien n'est jamais acquit et que le bonheur ne s'achète pas : c'est l'histoire du PDG ; de ses diplômes et de son haut salaire, qui , lorsqu'il perd sa fille décide de ne plus rien posséder, estimant que jusqu'ici toute sa vie ne fut qu'une vaste illusion, cet homme qui avait " une vie réussie" devient un clochard errant avec son misérable chariot.

Cette pièce que l'on pourrait qualifier de " conte des temps modernes" est dure, choquante car notre monde est dur et choquant, et souvent notre cœur palpite : lorsque l'alcoolique tourne une vidéo pour sa fille , lui expliquant que lorsqu'elle aura 18 ans, il sera surement mort, que jour après jour il se sent partir ... Ou encore Jésus totalement fou, nu et majestueux qui se pique directement dans les yeux car " ça va plus vite au cerveau" , et l'histoire d'Angelika qui se prostitue et qui ne voit jamais sa fille placée en famille d’accueil.

Tout dans cette pièce est émouvant, notamment les regards: on dit que les yeux sont le reflet de l'âme, et dès lors que l'on observe les acteurs, on sait, on sait qu'ils ne jouent plus un rôle mais qu'ils le vivent.

Alors même si pour résumer ce fabuleux moment, nous manquons de mots, c'est avec le coeur remplit d’émotions que nous sommes sortis du théâtre, tourmentés, assaillés par les questions; qu'allons nous devenir ? 

 

TES3 du Lycée Henri IV à Béziers





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