occident
| Saison : | saison 2008-2009 |
| Catégorie : | |
| Metteur en scène : | Dag JeAnneret |
| Auteur : | rémi de vos |
| Durée : | 0 |
avec : Philippe Hottier, stéphanie Marc
espace scénique et costumes : cécile Marc
lumières : Christian Pinaud
production cie in situ, associée à sortieouest domaine départemental d’art et de culture de bayssan
et conventionnée par la drac Languedoc-Roussillon
co-production : théâtre d’o montpellier
durée 1h
attention : Samedi 11 octobre à 18h, rémi de vos fera l’honneur de sa présence et lira des extraits de ses textes en compagnie des comédiens du spectacle et rencontrera le public à l’issue de la représentation.
occident est une pièce désespérée, atroce Dans sa noirceur sans retour. on doit pourtant rire, sinon ça ne Marche pas. la pièce, Dans ce qu’elle propose, est presque inatteignable. elle se joue constamment sur le fil du rasoir et demande pour cela de sacrés funambules n’ayant pas peur du vide…
j’ai vu une représentation d’occident au théâtre gérard Philipe, à st Denis, en juin dernier. Dans une mise en scène de Dag JeAnneret. il s’agissait d’un travail en cours, d’un « chantier », puisque la création est prévue en octobre de cette année. et bien je ne croyais pas ce que je voyais ! Philippe Hottier et stéphanie Marc étaient tout simplement incroyables et la mise en scène de Dag JeAnneret déjà d’une précision diabolique. la pesanteur et la grâce, l’amour dEvenu fou, la drôlerie cruelle, l’envie d’en finir, tout était là…
cela fait quinze ans que j’écris, il est très rare pour moi de voir porter à la scène un de mes textes avec autant de force. un choc, vraiment.
rémi de vos
il y a trois ans environs, j’ai découvert l’écriture de rémi de vos en lisant deux de ses premières pièces. j’ai été intrigué, séduit mais pas au point de les mettre en projet. quelque chose sûrement me freinait Dans leur forme assez traditionnelle et leur apparente simplicité.
en avril 2006, grâce à la maison Antoine Vitez et à la chartreuse de villeneuve lès avignon j’ai découvert occident lors d’un cycle de lectures contemporaInes à la chartreuse où j’ai eu l’occasion de travailler rapidement puis de lire deVant un public de professionnels de longs extraits de la pièce avec une comédienne.
très rapidement l’épreuve de la lecture à haute voix, les réactions nombreuses m’ont permis de comprendre la puissance étrange de cette œuvre. sa force de corrosion. sa violence comique.
Dans cette dissection au scalpel des rapports d’un couple et de ce couple au monde, Dans un incessant va-et-vient horriblement drôle, il y a comme un concentré de toute les petites misères humaInes, de toutes les aVanies quotidiennes, de tous les renoncements mais aussi &nDash;et paradoxalement- de tous les espoirs enfouis.
occident, c’est une bataille à la vie à la mort entre deux êtres perdus, qui se sont comme retranchés du monde policé, Dans l’absolue nécessité et la pure Vanité de triompher de l’autre, de ne jamais rien céder à l’autre.
sinon, ils s’écroulent ou s’en vont.
occident, c’est un échange âpre, trivial, dérangeant parfois Dans sa violence.
occident, c’est un art du dialogue consommé, une mécanique de précision presque vauDevillesque où le rire advient brutalement, sauvagement. puis se glace Dans la gorge puis revient encore, toujours plus effrayant.
occident, c’est aussi la peinture de la descente aux enfers d’un homme qui peu à peu glisse vers l’extrémisme, doucement, sciemment, sans jamais sans s’en émouvoir. une petite suée Dans le dos de nos bonnes consciences.
pour mémoire, occident, c’était aussi un groupuscule d’extrême droite au milieu des années soixante jusqu’à sa dissolution en 1968. ramassis de jeunes nostalgiques de l’algérie française et de la collaboration dont le maître à penser était l’écrivain fasciste robert brasillach, fusillé à la libération
nous ferons d’occident une comédie, une comédie terriblement grinçante certes mais une comédie. ceci pour donner le cadre Dans lequel nous inscrirons ce travail.
ce n’est pas un drame, il n’y a pas d’événements terribles à l’intérieur du déroulé de la pièce, juste le vertige de la parole qui à un moment se tarit provisoirement pour sûrement repartir plus tard mais là nous sommes au-delà de l’écriture, Dans le Blanc de l’après.
il n’y a pas de fin qui indique une résolution, une transformation permettant d’imaginer ce qu’il adviendra de ces personnages Dans l’après.
Dag JeAnneret.
- - jeudi 09 octobre 2008 à 19:00 - 16/12.5/10/6 Acheter en ligne
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