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Saperlipopette

rokia traore

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Benoit pEvereli

 
Saison : saison 2008-2009
Catégorie : Concert
Durée : 0

nouvel album, sortie mai 2008

bien que profondément africain, « tchamantché » se distingue des productions world music actuelles et s’affranchit admirablement du travail des grandes références mAliennes que sont sAlif keita ou oumou sangare. ici les influences lorgnent plutôt vers le blues ou le rock contemporain, des couleurs auxquelles rokia a eu recours pour mettre en valeur des textes intriguants, chantés en bambara pour la plupart.

la seule cHanson dont rokia n’est pas l'auteur est une étonnante relecture du classique de billie holliday, « the man i love ». la cHanson débute comme un titre langoureux et bluesy où rokia chante, en anglais, de sa voix délicate sur un mode intimiste et rêveur. puis le rythme s’accélère et le titre évolue en une extraordinaire démonstration de scat africain.

le reste du répertoire est construit autour de grooves tantôt nonchalants, tantôt vigoureux ou sensuels. rokia chante avec une maturité et une confiance encore plus évidentes.
les arrangements sont pour la plupart du temps dépouillés mais toujours inattendus : une silvertone accompagnée par la human beat box de Sly Johnson (membre de sayan supa crew), un n’goni qui répond à une harpe classique…
rokia a opéré des changements drastiques Dans sa musique. elle se fait accompagner par une section rythmique occidentale : Vincent tagaer (batterie), Christophe « disco » minck (basse), mamah diabate (n'goni) sibiri kone (guitares), naba traoré et dianke termessant (chœurs).
« tchamantché » est une oeuvre forte, et une nouvelle étape essentielle Dans la carrière d’une artiste qui n’a cessé de boulEverser la conception occidentale de la musique africaine. « je voulais un nouveau commencement », explique rokia. « comme si j’étais quelqu’un qui débutait tout juste sa carrière».

Représentations: