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JE M’EFFORCERAI DE TE SUIVRE

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DR

 
Saison : saison 2015-2016
Catégorie : Danse

D’après le recueil de poésie de Michel Houellebecq « Configuration du dernier rivage »
De et avec Rita Cioffi, Stéphanie Marc et David Lepolard
Production Compagnie Aurelia

Spectacle soutenu par Réseau en Scène Languedoc Roussillon

Mardi 15 mars 21h
Mercredi 16 mars 19h
Durée 1h
A partir de 14 ans


JE M’EFFORCERAI DE TE SUIVRE
D’après le recueil de poésie de Michel Houellebecq « Configuration du dernier rivage »
De et avec Rita Cioffi, Stéphanie Marc et David Lepolard
Production Compagnie Aurelia

 

C’est Houellebecq qui parle, comme si sa poésie appelait une incarnation : « Être une voix, un corps, une main, un pas, un rire, un poème… ». Le trio offre du souffle à une facette moins connue de l’auteur des Particules élémentaires ou de Soumission. Exigeants, ciselés avec un rare lyrisme, d’une ironie infinie et tendrement désespérée, lucides, ces poèmes habitent ici l’espace comme un organisme vivant traversé de corps et de musique. Tout danse en dessinant des paysages mouvants, émouvants et inédits.

Le texte circule sur le plateau, parlé, écrit, faisant naître des images et des gestes. Inscrites au mur, des bribes de poésie défilent, comme une bande-son entêtante qui parfois s’arrête sur quelques mots, suspendue. F. Vandenesch,  toutelaculture.com

Configuration du dernier rivage, recueil de poésie de Michel Houellebecq édité en 2013, est le socle de ce travail, la matière inspirante de ce nouveau spectacle. Il rassemble deux femmes et un homme ; l’une est danseuse et chorégraphe, l’autre est comédienne, le troi-sième est artiste multimédia.

Je m’efforcerai de te suivre, l’un tentant d’entraîner l’autre dans son monde artistique, pour frôler ses propres limites, se confronter à la question du dépassement, se mettre à nu, partir de zéro. Trois personnalités et cultures différentes poussées par l’envie et le défi de la rencontre, trois pratiques, qui s’interrogent, se posent en miroir les un vis-à-vis des autres et donnent une image fractale de cette poésie qui dit nos existences : la vie, l’amour, le temps qui passe, la mort.

La poésie de Michel Houellebecq est une poésie ambivalente, entre lyrisme et cynisme, tout à la fois douloureuse et sarcastique, qui navigue entre le suranné et le « trash », entre ro-mantisme et désespérance Et c’est cet entre-deux, cette faille où s’immiscer, qui présente un intérêt créateur, un endroit des possibles.
Il est quelque chose d’une tristesse qui émane de ces textes, tristesse de l’innocence perdue, du désenchantement de la vie, mais aussi quelque chose de la faculté d’espérer encore. Sur la scène se confrontent un monde virtuel imperturbable où les machines accomplissent leurs tâches, et des corps secoués, occupés à rétablir constamment leur propre équilibre, à chercher leurs pas, leurs volumes. Au défilement du texte, à la répétition des mots, il n’y a que la danse qui offre la possibilité de se retrouver apaisé, de se réincarner pas à pas. La danse devient comme un dernier refuge, un lien social possible, une relation à l’autre et à soi-même. Je danse parce que je vis et aussi parce que je m’en moque.
 
Rita CIOFFI
Après une solide formation de danseuse classique dans sa Rome natale, quelques expé-riences de théâtre et de cinéma qui lui ont permis de toucher à tout (chant, danse jazz, cla-quettes) et un séjour aux Etats-Unis, elle arrive en France et s'installe à Paris dans les années 80. Attirée par la danse contemporaine elle suit surtout les cours de Peter Goss et travaille avec la compagnie de danse baroque Ris et Danceries (Francine Lancelot et François Raffi-not), mais aussi avec Paco Decina, tout en gardant des liens avec l'Italie et notamment le chorégraphe Enzo Cosimi.
Elle rencontre Dominique Bagouet en 1989 et intègre la compagnie au Centre National Cho-régraphique de Montpellier. Après la disparition du chorégraphe, elle préfère prendre un temps de réflexion qui la mène à la pédagogie ; elle travaille alors comme professeure invi-tée dans différentes structures et compagnies (CCN de Montpellier sous la direction de Ma-thilde Monnier, CDC de Toulouse, les Carnets Bagouets, les compagnies Découflé, Yvann Alexandre, Galili Dance aux Pays-Bas...). Elle anime également des ateliers pour l'association Via Voltaire destinée aux personnes en souffrance psychologique et sociale et intervient ré-gulièrement dans la transmission du travail de Dominique Bagouet.
En 1995, elle fonde la compagnie Aurelia et entreprend son propre travail chorégraphique avec la création de deux courtes pièces : « Le temps à peine d’une rose » et « Temps multi-tudes ».
Depuis elle se partage entre les activités de chorégraphe, d'interprète et d'enseignante et multiplie les rencontres et les partenariats avec d’autres artistes : Christian Trouillas, Julien Hamilton, David Le Polard, Claude Bardouil, Rinôçérôse, Maguelone Vidal, Franck Vigroux…
En 2013, aux côtés d’une quinzaine de chorégraphes travaillant dans la Région Languedoc-Roussillon, elle est interprète dans Mauvais Genre, d’Alain Buffard, où ce dernier « démulti-plie les lignes de tensions de (son solo) Good Boy (1998). »

Stéphanie MARC
Formée au théâtre universitaire de Montpellier, Stéphanie Marc a joué sous la direction de Eugène Durif et Catherine Beau, Alain Béhar, Jean-Marc Bourg, Dag Jeanneret, Denis Lanoy, Michel Froelhy, Jacques Allaire, Jean-Louis Hourdin, Frédéric Borie, Alain Béhar, Luc Sabot ... … dans des textes de Eugène Durif, Jean-Luc Lagarce, Molière, Michel Foucault, Christine Angot, Shakespeare, Brecht, Jean-Yves Picq, Emmanuel Darley, Horvath, Heiner Muller, Jean-Pierre Siméon, Rémi De Vos... Elle a travaillé avec Claude Guerre à France Culture et avec l'Orchestre national de Montpellier dans le cadre de concerts éducatifs. Elle a mis en scène et interprété Marilyn Monroe/Entretiens d'après Michel Schneider, et Amore, Variétés spectacle musical.
Elle est actuellement en tournée avec le spectacle Occident, texte de Rémi de Vos mis en scène par Dag Jeanneret ; en création avec la chorégraphe Rita Cioffi pour Je m’efforcerai de te suivre (titre provisoire) , avec Jean-Louis Hourdin et Eugène Durif pour Le cercle des utopistes anonymes.
 
Être une voix, un corps, une main, un pas, un rire, un poème…
Être un petit chien blanc qui court sans se lasser
après la même branche,
Ou un vieux prêtre noir qui dit sans pleurnicher
la messe du dimanche :
Bref avoir une fois, minuscule ou sublime,
un ensemble de gestes
Comme une danse idiote, nous dirons le pas turc,
une danse modeste
Qu’on danse sans effort, minime apprentissage,
très peu de réflexion :
Atteindre le bonheur immobile et cyclique de la
répétition. M. Houellebecq

Elles s'attaquent aux mots tranchants, se confrontent aux situations souvent inconfortables, se laissent happer par des états de corps extrêmes pour en extraire le spectacle Je m'efforcerai de te suivre.  Un pari énorme face à l'écriture miroitante, conflictuelle d'un esprit profondément insaisissable.  Télérama

Représentations:
  • Théâtre sortieOuest - mardi 15 mars 2016 à 21:00 - 16/13/11/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - mercredi 16 mars 2016 à 19:00 - 16/13/11/6€ Acheter en ligne