Prochainement

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FELLAG / BLED RUNNER

PIXEL

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Laurent Philippe

 
Saison : saison 2016-2017
Catégorie : Danse

Direction artistique et chorégraphie Mourad Merzouki
Concept Mourad Merzouki et Adrien M / Claire B
Création numérique Adrien Mondot & Claire Bardainne
Création musicale Armand Amar

Avec Rémi Autechaud dit RMS, Kader Belmoktar, Antonin Tonbee Cattaruzza, Elodie Chan, Aurélien Chareyron, Yvener Guillaume, Amélie Jousseaume, Ludovic Lacroix, Ibrahima Mboup, Julien Seijo, Médésséganvi Yetongnon dit Swing

Production Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne / Compagnie Käfig

 

PIXEL

Jeudi 20 avril / 19h
Vendredi 21 avril / 21h

La Cigalière – Sérignan, scène associée
1h10 – A partir de 10 ans

 

Adrien Mondot et Claire Bardainne sont des magiciens. L’espace de la chorégraphie se dessine à l’aide de logiciels pointus.  Le plateau tangue, le sol change de texture, ondule, éclate en mille bulles sur le corps des danseurs, le plafond explose, les espaces se contractent ou se dilatent, tout ne forme plus qu’un seul organisme vivant, mouvant, aux confins du corps, du rêve et de l’impossible.

L’énergie du hip hop, une maturité au-delà des genres, Mourad Merzouki signe-là un spectacle qui fera date.

Nous sommes confrontés sans cesse à l’image, la vidéo, le numérique. Les écrans nous entourent et il n’y a qu’à traverser les grandes capitales de certains pays du monde pour imaginer ce que sera la ville de demain : une forte exposition à l’image qui aujourd’hui fait partie de notre quotidien.
Le projet « Pixel » est né d’une première rencontre avec Adrien Mondot et Claire Bardainne et de la fascination que cela m’a procuré ; j’ai eu la sensation de ne plus savoir distinguer la réalité du monde virtuel et eu très vite l’envie de tester un nouveau rapprochement en exploitant ces nouvelles technologies avec et pour la danse.
Cette première expérimentation entre la danse et la vidéo interactive a été vertigineuse pour les interprètes participant au projet. Avec la même curiosité et l’esprit d’ouverture qui m’anime, je me confronte pour cette nouvelle aventure à cet univers impalpable qu’est la projection lumineuse développée par la Compagnie Adrien M / Claire B. Le défi de faire dialoguer ces deux mondes, tout comme celui de trouver le subtil équilibre entre les deux pratiques afin que danse et représentations immatérielles se répondent sans que l’une ne prenne le dessus sur l’autre, me déstabilisent une nouvelle fois dans ma manière d’appréhender le geste. Je poursuis cette quête du mouvement, que je développe et remets sur le métier à chacune de mes créations, avec de nouvelles contraintes et de nouveaux partenaires de jeu.
Comment le danseur évolue t-il dans un espace fait d’illusion, sur un plateau en trois dimensions, la vidéo pouvant tour à tour l’accompagner dans son évolution sur une scène, tout comme l’entraver ?
Au-delà des projections vidéo, j’ai souhaité que la musique d’Armand Amar vienne se poser sur la chorégraphie et l’image comme une invitation supplémentaire au voyage. Accompagnant les interprètes, elle fait ressortir l’énergie tout autant que la poésie, habitant les corps des danseurs.
Ces nouveaux chemins de découverte me permettent de travailler sur cette extension du réel et de me confronter au monde de synthèse : étrangeté pour moi qui me nourrit habituellement de corps et de matière. Habiter la danse dans un espace où le corps n’est confronté qu’à des rêves, faire évoluer le geste dans les paysages mouvants créés par Adrien et Claire.
J’ai souhaité ouvrir la voie d’une conversation entre le monde de synthèse de la projection numérique et le réel du corps du danseur.
Chacun s’est immergé dans un espace qui lui était étranger de manière ludique, dans le partage, en s’appuyant sur la virtuosité et l’énergie du hip-hop, mêlé de poésie et de rêve, pour créer un spectacle à la croisée des arts. Mourad Merzouki – novembre 2014
 
Le chorégraphe Mourad Merzouki, figure du mouvement hip-hop depuis le début des années 1990, inscrit son travail au carrefour de multiples disciplines. Autour de la danse hip-hop explorée dans tous ses styles, se greffent le cirque, les arts martiaux, les arts plastiques, la vidéo et la musique live. Sans perdre de vue les racines du mouvement, ses origines sociales et géographiques, cette confrontation permet d’ouvrir de nouveaux horizons à la danse et dégage des points de vue inédits.
Sa formation s’enracine, dès l’âge de 7 ans, dans la pratique des arts martiaux et des arts du cirque à Saint-Priest, dans l’est lyonnais. À quinze ans, sa rencontre avec la culture hip-hop l’emmène vers le monde de la danse.
Il s’attaque à la chorégraphie et crée ainsi sa première compagnie Accrorap en 1989, avec Kader Attou, Eric Mezino et Chaouki Saïd. Mourad Merzouki développe cette gestuelle née dans la rue tout en se confrontant à d’autres langages chorégraphiques auprès notamment de Maryse Delente, Jean-François Duroure et Josef Nadj. En 1994, la compagnie présente Athina lors de la Biennale de la Danse de Lyon, un véritable succès qui réussit à transposer la danse hip-hop de la rue à la scène. Les premières représentations internationales de la compagnie les mènent vers des terrains inexplorés, comme un camp de réfugiés en Croatie ; Mourad Merzouki y fait l’expérience de la danse comme puissant vecteur de communication.
Pour développer son propre univers artistique lié à son histoire et à sa sensibilité, Mourad Merzouki décide de fonder en 1996 sa propre compagnie, qui prend le nom de sa pièce inaugurale : Käfig signifie « cage » en arabe et en allemand. Ce choix indique le parti pris d’ouverture du chorégraphe et son refus de s’enfermer dans un style.
De 1996 à 2006, Mourad Merzouki créé 14 pièces, dont la diffusion ne cesse s’élargir.
À partir de janvier 2006 il imagine et conçoit un nouveau lieu de création et de développement chorégraphique qui met en oeuvre un nouveau rendez-vous pour la danse hip-hop avec le Festival Karavel : le centre chorégraphique Pôle Pik ouvre ses portes à Bron en 2009.
En juin 2009, Mourad Merzouki est nommé à la direction du Centre Chorégraphique National de Créteil et du Val-de-Marne. Il y développe un projet intitulé « La danse, une fenêtre sur le monde », dont l’ouverture est le maître-mot. Il continue, à côté de la création et de la diffusion de ses spectacles, un travail de formation et de sensibilisation à la danse hip-hop, en créant des rencontres originales favorisant l’accès à l’art chorégraphique et le soutien aux équipes indépendantes. En 2013, il créé le Festival Kalypso, offrant un nouvel espace de visibilité aux compagnies de danse hip-hop sur le territoire francilien.
En mars 2016, il est nommé conseiller artistique de « Pôle en scènes » à Bron, projet mettant en synergie le centre chorégraphique Pôle Pik, l’Espace Albert Camus et le Fort autour d’une ambition commune de diffusion, de formation et de création du spectacle vivant. Mourad Merzouki reste fidèle à sa démarche artistique en proposant de créer des passerelles entre les disciplines, d’ouvrir les espaces et de les investir avec un public toujours plus large.
 

On en parle dans la presse et sur le web

LES TROIS COUPS

Un éclairant « Pixel »

Par Léna Martinelli publié le samedi 22 novembre 2014

Avec « Pixel », le chorégraphe Mourad Merzouki confronte des danseurs de hip-hop virtuoses à l’univers visuel de deux surdoués du numérique, Adrien Mondot et Claire Bardainne. Au-delà de la prouesse (technique et artistique), un spectacle profond qui ouvre de vertigineuses perspectives... Lire l'article (site externe)...

Représentations:
  • La Cigalière, Sérignan - jeudi 20 avril 2017 à 19:00 - 17€/13€/11€ Acheter en ligne
  • La Cigalière, Sérignan - vendredi 21 avril 2017 à 21:00 - 17€/13€/11€ Acheter en ligne
  • La Cigalière, Sérignan - samedi 22 avril 2017 à 20:00 - 17€/13€/11€ Acheter en ligne