Prochainement

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Saperlipopette

Copies (un certain nombre - 21 visages ?)

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Philippe Domain

 
Saison : Saison 2011-2012
Catégorie : Théâtre - création

Production : Compagnie La Nuit Remue (Montpellier).
Coproduction : sortieOuest, domaine départemental de Bayssan (Béziers).
Centre Dramatique National du Limousin, théâtre de l’Union (Limoges).
Avec l’aide à la production  de : la DRAC Languedoc Roussillon, du Conseil Régional du Languedoc Roussillon. Soutien  logistique : Centre Dramatique de Montluçon Le Festin , de la Mégisserie de Saint Junien, de Ouïe/Dire ; compagnie d’art sonore (Périgueux), et de Catherine et Vincent Calonne.
Coréalisation : La Loge (Paris) et OTP Communauté de Communes de Ventadour, (Lapleau, Corrèze). Création soutenue par l’Espace Comme Vous Emoi (Montreuil).
L’Arche est éditeur et agent théâtral de la pièce.
 

Un père a abandonné son fils à l’assistance publique ; son éducation ne lui semblait pas réussie. La mère s’est suicidée. De lui, il s’en ait fait créer un autre avec les mêmes gênes, "une raclure des cellules, une poussière, une miette", à l’identique.

Malheureusement, le clonage effectué par un scientifique malhonnête ne restera pas limité à un seul exemplaire, il y en aura un certain nombre d’autres…Il est beaucoup question de visages dans la pièce. Je pense à la phrase de Bond où il dit que c’est en scrutant le visage de ses contemporains qu’il peut commencer à se mettre à écrire un drame ; comme si les visages étaient autant de cartographies des séismes intérieurs, de "cartes du Temps" de nos vies contemporaines. David Ayala



Consacrée meilleure pièce de l’année 2002 par The Evening Standard Award à Londres, Copies explore les limites de l’expérience humaine. S’écartant des savants discours scientifiques mais toujours sensible aux battements du temps, Caryl Churchill invente une histoire simple sur la relation démultipliée entre un père et son fils. Dramaturge anglaise parmi les plus originales et les plus imprévisibles, elle réussit à pointer la quintessence de notre condition au 21e siècle. Sensation de frisson et étonnement dans un débat brûlant d’actualité.



De quoi parle cette pièce?
Au bout de nombreuses lectures j'ai toujours l'impression de ne pas en voir le fond : un sens protéiforme, un noeud de questions suivi d'un noeud de réponses, pelote inextricable de courtes phrases inachevées se coupant, se chevauchant presque, que la voix d'un père et celui d'un fils, multipliée par trois, s'assènent à la face, pour tenter d'élucider le mystère qui  les réunit, la parenté, la filiation, et comprendre un peu de ce qui a bien pu arriver qui dérégla tout. La science est passée par là, et l'identité se retrouve à voler en éclats.

«Je ne suis plus ton unique fils, il y en a un bon nombre»
« Je suis ton père »

le problème est posé, le rapport est campé.
Et le texte, pris lui même à mal, ficelé comme une machination de plus en plus diabolique va ouvrir une succession de béances tournant toujours autour de la même et vertigineuse question : Que s'est-il passé, je veux savoir ce qui s'est passé. À un moment de mon existence je veux comprendre ce que j'ai fait ou ce que l'on m'a fait faire. Le père et les fils, à l'unisson, traquent une vérité. Leur vérité.
L'original, la copie, quelle valeur donner à cela? Y a t-il déperdition, comment l'évaluer, la chiffrer même.
Dans l'empire du mensonge qui prolifère il faut coûte que coûte que père et fils trouvent un interstice de vérité, d'accord, où le premier puisse encore dire au second qu'il a été voulu, désiré, lui et pas un autre, lui avant tout autre.
Ce questionnement en roue libre – qu'est ce que ça me fait à moi, qu'est ce que je suis – le fond de ce puits sombre où père et fils essaient de se regarder, de se parler, m'interroge à mon tour de manière très aigüe.
Comment aborder sur le plateau ce séisme verbal à la fois si dense et si ténu? Que faire, que défaire, quel écueil éviter, comment débusquer les non-dits, le silence terrible de ce texte, sa violence, le viol qu'il opère, l'effroi qu'il génère? Avant tout trouver un compagnon de travail, un «metteur en jeu» qui veuille bien partir dans cette aventure; David est d'évidence celui-ci.
Ensuite, eh bien plonger.
Quelques phrases glanées au hasard de lectures qui placent le visage comme l' icône ineffaçable de l'identité, et de cette pièce:
«le visage est en mouvement perpétuel» ORLAN
«il y a un risque mortel de perdre figure, de perdre toute visagéité» Paul VIRILIO
«l'intérêt de la visagéité c'est d'être un langage, d'être une vie, d'être un récit, (…) le visage est une histoire, c'est un paysage» Gilles DELEUZE

Des livres nous éclairent sur le sujet du clonage et de son questionnement :
«Clones avez-vous une âme» de Nicolas ROBIN (ed. L'harmattan).

Représentations:
  • Théâtre sortieOuest - vendredi 09 mars 2012 à 21:00 - 10€/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - samedi 10 mars 2012 à 21:00 - 10€/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - lundi 12 mars 2012 à 19:00 - 10€/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - mardi 13 mars 2012 à 21:00 - 10€/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - mercredi 14 mars 2012 à 19:00 - 10€/6€ Acheter en ligne