Jean Jacques Rousseau

image 27268a181741bb18fa68960ef120ee051729e4cb.jpg
Michel Cavalca

Saison : saison 2009-2010
Catégorie : Théâtre
Durée : 1H10
Texte établi par Bernard Chartreux et Jean Jourdheuil
Mise en scène Michel Raskine
avec Marief Guittier et Bertrand Fayolle
Production théâtre du point du jour

 Michel Raskine est un de ces artisans du théâtre public que nous aimons : Comédien, metteur en scène, directeur du théâtre du point du jour à lyon.
La saison passée, il a mis en scène juste la fin du monde de Jean-luc lagarce avec très grand succès à la comédie française. nous avons reçu son huis clos de sartre il y a deux saisons.
Dans ce huis clos, Marief Guittier illuminait la scène de sa présence. Michel raskine nous offre une plongée jubilatoire chez Jean Jacques Rousseau interprété avec malice par une Marief Guittier saisissante de vérité.

Du réveil au sommeil, l’actrice Marief Guittier (Dans le rôle de Jean-JAcques Rousseau) avec le technicien Bertrand Fayolle (Dans le rôle du jeune bertrand), seuls en scène, s’adresseront à une petite centaine de spectateurs, pas plus, qui assisteront, confortablement assis Dans des cAnapés « d’époque », installés en trifrontal, à une journée d’été à la campagne en compagnie de Jean-JAcques. Quelques pages arrachées aux rêveries du promeneur solitaire, aux confessions et à la lettre à d’alembert, dessineront, durant une heure de temps, en forme de monologue, le portrait fragmenté d’un « héros » de la littérature française. Michel Raskine août 2007

« Michel Raskine tire le portrait d’un Jean-JAcques Rousseau vieillissant et aigri Dans un spectacle intelligent, drôle et morDant, emporté par une fantastique Marief Guittier.»Christophe Chabert, Le Petit Bulletin

Les Echos, lundi 12 octobre 2009
Dehors, à Malakoff, c'est l'été indien - presque la mousson. Dans la salle du théâtre 71, il fait frais, les oiseaux chantent et rousseau dort, emMitouflé Dans une fourrure. le jeune bertrand (fayolle), son secrétaire-majordome, place les spectateurs Dans de profonds cAnapés ou sur de simples bancs. et puis Jean-JAcques se réveille, parle, de tout et de rien… de tout, surtout : l'amour, l'amitié, le théâtre… conversation philosophique, monologue en un acte éclaté, pièce détachée… le collage de textes réAlisé par Bernard charteux et Jean jourdheuil il y a trente ans est tout cela à la fois. le metteur en scène Michel raskine et son actrice fétiche Marief Guittier lui apportent ce supplément d'âme et de fantaisie, qui en font un des spectacles les plus excitants de la rentrée.
Marief Guittier, actrice absolue
un joyau de 1 h 10 à peine qui, entre « lettre » (à d'alembert), « rêverie » et « confession », font chatoyer la pensée libre et révoltée du philosophe. actrice absolue, Marief Guittier est Jean-JAcques et rousseau à chaque mot, geste et silence : vieil homme tour à tour fatigué et mAlicieux ; penseur en colère contre lui-même et les hommes. lui-elle bondit de son cAnapé, s'invite Dans le public, déclame sur les planches en fond de scène, virevolte sur le tapis vert à ses pieds, carré comme un ring - boxe les idées reçues. un match philoSophie-théâtre : rousseau malmène le buste de molière, qui a préféré divertir les hommes, les réconforter, plutôt que les révolter. lui-elle est le misanthrope, sans le rire, l'homme blessé, incompris, tendre pour un monde qui le désespère.
dirigée au cordeau par Michel raskine - avec ce sens de la respiration, du gros plan fulgurant et du clin d'oeil décalé qui déstabiLise le public et le tient en haleine - Marief Guittier nous promène Dans les rêveries de Jean-JAcques, nous fait partager ses colères et caprices - les scènes du café (avec ou sans sucre…) ou des cerises à l'eau-de-vie sont un must -, nous fait revivre ses derniers feux avec pAnache. laissée seule à la fin par son secrétaire, à la lumière d'un chandelier et des petites étoiles qui s'allument au-dessus du ring, elle nous guide, magnifique jusqu'au bout de la nuit de sa pensée profonde - sentences de vie dites deux fois, comme un ange qui bégaie. l'esprit du philosophe descend sur malakoff. le ciel se rebiffe, la pluie s'abat sur le théâtre. les bougies s'éteignent une à une. philoSophie et théâtre se consument Dans la poésie.
Philippe Chevilley, Les Echos


attention jauge reduite : pensez à réserver vos places!

Représentations: