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FELLAG / BLED RUNNER

DIALOGUE D'UN CHIEN AVEC SON MAITRE

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François Passerini

 
Saison : saison 2016-2017
Catégorie : Théâtre
Metteur en scène : Sébastien Bournac
Auteur : JM Piemme
Durée : 1h35
Texte de Jean-Marie Piemme
Une création de la compagnie TABULA RASA
Mise en scène, scénographie : Sébastien Bournac
Jeu : Régis Goudot et Ismaël Ruggiero
Musicien percussionniste : Sébastien Gisbert
Décor et régie générale : Gilles Montaudié/ Espace sonore : Sébastien Gisbert
Lumière : Philippe FerreiraCostumes et masque : Noémie Le Tily
Production : compagnie Tabula Rasa.
Coproduction : Scène Nationale d’Albi, Théâtre d’Aurillac, Scène conventionnée.
Accueils en résidence dans le cadre du dispositif FABER de la Région Midi-Pyrénées : SMAD – Cap’ Découverte / Maison de la Musique (Le Garric) ; CIRCa - Pôle National des Arts du Cirque (Auch) ; L’Usine - Scène conventionnée pour les arts dans l’espace public (Tournefeuille / Toulouse Métropole). Avec le soutien du Théâtre Le Vent des Signes.
La compagnie Tabula Rasa est conventionnée par la DRAC Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon, par la Région Occitanie Pyrénées-Méditerranée et par la Ville de Toulouse. Avec la participation du Conseil général de la Haute-Garonne.
À compter de septembre 2016, la compagnie Tabula Rasa est en partenariat artistique avec le Théâtre Sorano.
Le Groupe Cahors – Fondation MAEC participe depuis 2005 au développement des projets de la compagnie Tabula Rasa.
Le texte de la pièce est édité chez Actes-Sud-Papiers.

Théâtre

DIALOGUE D’UN CHIEN AVEC SON MAITRE
SUR LA NÉCESSITÉ DE MORDRE SES AMIS

Vendredi 20 janvier / 21h
Samedi 21 janvier / 20h



Ancien portier d’un hôtel de luxe, Roger vit aujourd’hui seul dans une caravane près d’une bretelle d’autoroute. Un soir, un chien perdu vient lui rendre visite. Enfin, un chien de théâtre, pas si bête finalement. Qui apprivoise qui ? Comme au cirque ils forment un duo clownesque qui diagnostique l’état du monde et l’ironie satirique de Jean-Marie Piemme ne manque pas de mordant. Des percussions raffinées, jouées live, entraînent dans un délire qui ne manque pas de sens. Et rire en pensant, ça fait du bien !

C’est l’histoire d’une rencontre improbable.
Encore !
Au coeur même d’une existence routinière et âpre, pleine du vacarme assourdissant d’une bretelle d’autoroute et de misère sociale, un chien qui parle (parce que c’est possible au théâtre), casse-cou et plutôt roublard, déboule dans la vie de Roger, portier désabusé d’un grand hôtel qui vit seul dans sa caravane depuis que les services sociaux lui ont retiré la garde de sa fille.
Ensemble, avec beaucoup de lucidité, d’insolence et de fantaisie, ils regardent le monde, s’éprouvent méchamment et s’apprivoisent, et surtout retrouvent, même en plein marasme, l’urgence d’exister.
Mais au fond, l’histoire, on s’en fiche.
Elle n’est qu’un prétexte.
À travers cette parabole quelque peu foutraque et déglinguée, Jean-Marie Piemme retrouve la force satirique salutaire d’un théâtre qui révèle la véritable nature des rapports de force et démonte les mécanismes des pouvoirs qui règlent notre quotidien.
Dans une société en panne, il fait entendre une parole désacralisante et jubilatoire qui se joue joyeusement du mensonge des gouvernants, de l’hypocrisie et du cynisme des puissants, des logiques déshumanisées des administrations...
Ce théâtre-là organise la rébellion de ceux qui subissent.
Il change la vie et venge symboliquement.
Une revanche par le théâtre sur les injustices et les désordres du réel.
C’est un préalable.
Parce que nous ne pouvons pas rester là sans rien faire.
Et que parfois « mordre quelqu’un peut avoir parfois du bon » !
Au moins celui de nous faire sortir de nos torpeurs, de réaffirmer notre urgence de vivre et notre nécessité d’exister par le combat.
À condition bien sûr de réveiller le chien qui sommeille en nous...
Sébastien Bournac
metteur en scène
 
 
 
Sébastien Bournac est né en 1972 dans le Lot-et-Garonne.
Ancien élève de l’École Normale Supérieure de Fontenay/Saint-Cloud, en parallèle de ses études littéraires, il commence une formation théâtrale et découvre la mise en scène avec le théâtre universitaire.
Après plusieurs collaborations littéraires et artistiques (au Théâtre National de la Colline, au Théâtre des Amandiers à Nanterre) et une expérience d’assistant à la mise en scène (notamment auprès de Jean-Pierre Vincent), il est engagé en 1999 au Théâtre National de Toulouse comme collaborateur de Jacques Nichet sur plusieurs spectacles. On lui confie ensuite la responsabilité pédagogique et artistique de l’Atelier volant du TNT [2001/03] avec lequel il crée un diptyque à partir de l’oeuvre de Pier Paolo Pasolini, Anvedi ! et Pylade.
En 2003, il fonde alors sa compagnie, Tabula Rasa avec laquelle il crée dès lors tous ses spectacles. Parallèlement à son activité au sein de la compagnie, de 2003 à 2013, il a assuré l’enseignement d’études théâtrales en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles.
En janvier 2016 il prend la direction du Théâtre Sorano de Toulouse
 
Cie Tabula Rasa
Depuis sa création en 2003, Tabula Rasa bénéficie d’un solide soutien professionnel en Midi-Pyrénées. D’abord accueillie en résidence au Théâtre de Cahors [2003/04], la compagnie a été ensuite associée au Théâtre de la Digue [2005/11], puis dans le même temps en résidence à La Maison des Jeunes et de la Culture de Rodez [2008/11].
Depuis septembre 2011, et pour au moins trois saisons, Sébastien Bournac et la compagnie Tabula Rasa sont en compagnonnage artistique avec la Scène Nationale d’Albi.
Avec Tabula Rasa, Sébastien Bournac affirme son attachement aux auteurs contemporains, parmi lesquels figurent notamment Pier Paolo Pasolini, Rainer Werner Fassbinder, Heiner Müller, Jean-Luc Lagarce, Bernard-Marie Koltès, Christophe Huysman, Ximena Escalante, Stefano Massini...
Il développe un travail de création résolument axé sur les nouvelles écritures dramatique, à travers des compagnonnages avec des auteurs tels que Daniel Keene, Koffi Kwahulé, Ahmed Ghazali... auxquels il passe des commandes de pièces. De spectacle en spectacle s’affirme le désir d’un théâtre engagé et vivant, tout à la fois critique et poétique, profondément intempestif et ludique. Un regard sur le monde lucide, inquiet, traversé par des questionnements sur l’altérité, l’ailleurs, la fragilité des identités et des êtres dans notre société.
 

LES TROIS COUPS (lestroiscoups.fr)
Bénédicte Soula
ATTENTION PIÈCE MÉCHAMMENT POPULAIRE...

La création de Sébastien Bournac avait été programmée au Sorano avant même de savoir que ce dernier serait le nouveau directeur du théâtre (à partir de janvier). C’est dire si ce « Dialogue d’un chien avec son maître... » était attendu au tournant. Finalement, le retour en ces lieux d’un vrai théâtre d’acteurs et celui, plus apprécié encore, du comédien Régis Goudot sur les planches du Sorano, est l’avant-goût savoureux d’un menu qu’on a hâte de découvrir.
C’est l’histoire d’un homme qui vit comme un chien, rongeant son frein dans la solitude d’une caravane. C’est l’histoire d’un chien errant à qui il ne manque plus rien pour être le reflet de l’homme puisqu’il a la parole. Aussi, quand ils se rencontrent, un matin comme un autre, que se disent‑ils ? Des récits d’humanité, bien sûr. D’humanité abîmée, blessée, meurtrie au quotidien par les injustices sociales, les humiliations de classe, les saloperies diverses et variées que seul l’homme est capable de faire subir à son prochain, dédouané par son génie, sa sagesse et son esprit sans égal dans l’univers. Bref, l’homme est un loup pour l’homme, on le savait. Il l’est quelquefois aussi pour le chien, compagnon d’infortune embarqué malgré lui dans la grande marche désespérée du monde.
De ce texte, Dialogue d’un chien avec son maître sur la nécessité de mordre ses amis, on aurait pu craindre du normalien Bournac qu’il ne retienne que l’essence philosophique, se régalant de toutes les références aux Lumières annoncées dans le titre, poussant les murs de la pensée, et jouant au sémiologue fou, excité par tout ce qu’un échange mi-humain mi-canin ouvre comme interprétations gigognes... en oubliant finalement un peu le théâtre. Il nous prouve ici le contraire. L’espièglerie générale, la légèreté des mots sous l’épaisse noirceur des thèmes abordés (un peu comme chez Caubère, programmé juste avant dans la saison), l’ironie toute belge de l’auteur Jean‑Marie Piemme, gangue nécessaire pour la crasseuse tristesse et la cruauté des personnages, voilà ce qui semble d’abord avoir enchanté le metteur en scène, au point d’offrir à ses acteurs un beau morceau de tragi-comédie, à partager avec le public.

Le retour de Régis
Et le public se délecte. Du personnage de Roger d’abord : portier âgé mal léché, barbu et fagoté, auquel les services sociaux ont retiré sa fillette de 8 ans. Un bel os à ronger pour Régis Goudot, peu coutumier des rôles de vieilles carcasses.  Il y a quelque chose de touchant, et même de bouleversant, à découvrir le comédien crédible dans ce registre, vieilli pour les besoins du rôle, face à celui qui incarne désormais le « jeune virevoltant ».
Lui s’appelle Ismaël Ruggiero. Il est le cynique nommé Prince, chien philosophe qui dort non dans un tonneau, mais dans des poubelles en laiton. Son jeu, construit en opposition à celui de Me Goudot, nous ramène à toute une tradition du théâtre populaire, réveillant les pirouettes d’un Arlequin facétieux ou les leçons du valet finaud chez Molière. La rencontre des deux est jubilatoire et rappelle le face-àface Laurent Pérez-François‑Xavier Borrel dans l’Apprenti, déjà mis en scène par Bournac, en 2012. On y goûte le même plaisir des comédiens à se partager un bout de plateau, dans la tendresse d’une amitié naissante, mais aussi dans la détresse d’une altérité encombrante.
Car on dira ce qu’on veut : au théâtre comme ailleurs, le jeu a besoin du nous. De sa complicité comme de sa rivalité. Ce Dialogue à la sauce Bournac, c’est un sans-faute.
 
EXTRAITS PRESSE

"Rien de tel pour commencer l'année qu'une pièce qui a du mordant…
Dialogues truffés d'insolence, mais aussi de frustration, colère, roublardise, renoncement, rage, insoutenable poids des choses qui peut aussi se transformer en légèreté : c'est assaisonné, servi brûlant et il y a en a pour tous les goûts."

Nicole Clodi - La Dépêche du Midi - 3 janvier 2017

 

"Dans Dialogue d'un chien avec son maître sur la nécessité de mordre ses amis, le metteur en scène, Sébastien Bournac s'en donne à cœur joie. À coup d'insolence, de satire et de fantaisie, il croque à pleines dents le mensonge, de ceux qui nous gouvernent, l'hypocrisie, le cynisme des puissants, les administrations kafkaïennes…"

Eric Dourel, 20 minutes, 4 janvier 2017

 

"Une mise en scène rock’n’roll, une forme dramaturgique classique avec séquences dialoguées et apartés au public, une scénographie hétéroclite où se disputent la chaleur lumineuse d’un lustre baroque et la froideur d’un néon contemporain : l’ensemble, il est vrai, est joyeusement foutraque mais tourné vers un théâtre populaire qui entend désacraliser le pouvoir et les institutions" 

Sarah Autheserre, Intramuros, Janvier 2017


APARTÉ

Avec l’IRCL
Samedi 21 janvier à 18h- entrée libre

Les comédiens (XVIe et XVIIe siècles)
Par Bénédicte Louvat-Molozay et Florence March



Représentations:
  • Théâtre sortieOuest - vendredi 20 janvier 2017 à 21:00 - 17€/13€/11€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - samedi 21 janvier 2017 à 20:00 - 17€/13€/11€ Acheter en ligne