henry vi
| Saison : | saison 2008-2009 |
| Catégorie : | Théâtre |
| Metteur en scène : | NiColas Oton |
| Auteur : | William shakespeare |
| Durée : | 0 |
traduction line cottegnies (édité par la pléiade/gallimard à paraître en 2008)
assistante à la mise en scène : lUdivine Bluche
traduction : line cottegnies
avec : lUdivine Bluche, frédéric Borie, Lise Boucon, Brice Carayol, jérémy Colas, Christelle Glize, Laurent Dupuy, Franck Ferrara, céline Massol, Patrick Mollo, NiColas Oton, Thomas Trigeaud, Mathieu zabé
création lumières : Jean-Pascal Pracht
création et régie son : Alexandre Flory
scénographie : gérard Espinosa
costumes : MagAli murBach
régie lumières : Thomas clément de Givry
régie plateau : Jean-Marie Deboffe
production machine théâtre.
coproduction le cratère - scène nationale d’alès, théâtre des treize vents &nDash; cdn montpellier Languedoc-Roussillon, théâtre de la maison du peuple de millau.
avec le soutien des scènes croisées de lozère.
avec la participation artistique du jeune théâtre national et
du conservatoire national d’art dramatique de montpellier lr.
avec le soutien de la d.r.a.c lr, du conseil régional lr,
du conseil général de l’hérault, de la mairie de montpellier.
avec le concours financier de la communauté d’agglomération de montpellier.
avec le soutien de l’adami et réseau en scène Languedoc-Roussillon.
l’histoire commence en angleterre à la mort d’henry v et à l’avènement de son fils henry vi âgé de neuf mois. henry v appartient à la légende glorieuse du passé. le grand roi n’est plus qu’un cadavre, le nouveau roi n’est qu’un enfant autour de qui les antagonismes se réveillent. alors que les dissensions désorganisent la cour, les français chassent l’ennemi anglais et henry vi perd les conquêtes françaises de son père. Dans son royaume, le roi henry est menacé car son titre (transmis par les lancastre) est contestable. henry iv, le fondateur de la dynastie lancastre s’est emparé de la couronne en détrônant le souverain en titre, Richard ii. henry iv et henry v ont su tenir en respect les divers prétenDants à la couronne, mais les descenDants de Richard ii (famille d’york), spoliés, vont maintenant se révolter contre l’héritier d’henry iv. la famille d’york va se charger de faire payer à henry vi la faute de son grand-père. henry vi est un roi pieux et raisonnable dont la bonté n’est que faiblesse aux yeux des fauves féodaux se disputant intérêts et fonctions quand ils ne construisent pas pièges et complots. renversement d’alliances, trahisons en tout genre, perfidie à tous les étages, shakespeare nous livre une parfaite vision de l’entropie historique à un moment donné où l’angleterre se constitue convulsivement en tant que telle.
notes de mise en scène
12 000 vers, 100 actes, 120 personnages.
des scènes d’une diversité étonnante.
une matière théâtrale explosive, à la fois poétique et populaire, vorace et légère, noire et lumineuse. une sorte de bal d’enfants cruels.
« un jeu sanglant entre grands enfants cruels » disait giorgio strehler.
notre objet ici n’est pas la réAlité des événements de la cour d’angleterre du xvème siècle mais plutôt ce qui hante et ronge la haute sphère du pouvoir, la bête qui est en elle et les ravages qu’elle peut susciter.
car l’histoire est moins pour l’artiste l’objet de sa création que, comme l’écrit le romancier Milan kundera, « l’éclairage qui permet d’explorer les probabilités de l’expérience humaine et de révéler en elle les zones d’ombre, échappant à toute simplification morale ».
yan kott, lui, la décrit comme un « grand mécanisme » qui écrase les individus et les fait tourner comme de véritables girouettes.
pourtant « la girouette s’imagine que c’est elle qui fait tourner les vents » (henry vi &nDash; 3ème partie).
il s’agit pour nous d’accéder et de faire accéder le spectateur à la façon subjective dont l’histoire est vécue, et d’explorer les conduites humaInes Dans leurs contradictions, leurs déraisonnables complexités.
shakespeare nous parle de l’homme. de sa grandeur et de ses échecs, de sa beauté et de sa noirceur. de l’être. Dans ses ambiguïtés et ses paradoxes.
ainsi la mise en scène s’appliquera-t-elle à défendre tous les personnages. a nous de les aimer avec authenticité, les critiquer, les magnifier et les ridicuLiser avec autant de ferveur et d’excès que de grâce et de subtilité. la conception égAlitaire de la troupe permettra de tous les valoriser tour à tour et de compenser l’absence d’un « grand rôle ». faire Danser tous ces grands rôles avec audace et humilité, Dans l’héroïsme le plus éclatant ou la bassesse la plus vile.
c’est le défi que nous voulons relEver en nous attaquant avec détermination à tout ce qui serait univoque pour qu’au-delà du bien et du mal, seul le théâtre, grande fête jouissive, en sorte magnifié.
- - vendredi 26 octobre 2007 à 21:00 - 15/12/10/6 Acheter en ligne