La Tragédie comique
| Saison : | Saison 2011-2012 |
| Catégorie : | Théâtre |
De Eve Bonfanti et Yves Hunstad
Mise en scène Eve Bonfanti
Avec Yves Hunstad
Production La Fabrique imaginaire
Spectacle co-accueilli avec les Théâtres de Béziers
Eve Bonfanti et Yves Hunstad sont des auteurs/comédiens singuliers qui aiment le
théâtre, l’humour et la poésie.. Mais qui aiment par-dessus tout jouer avec le public.
Entre vrai et faux-semblant, jeu et hors-jeu, fiction et réalité, ils exhibent avec
humour et finesse, le fil de l'illusion et autres ficelles de la scène.
Ils reprennent aujourd’hui leur toute première pièce qui a connu un immense succès,
La tragédie Comique créée en 1988 à Bruxelles, jouée en tournée plus de 500 fois et
traduite en plusieurs langues.
Seul en scène, Yves Hunstad, mains dans les poches et l’air de rien, avec une
maîtrise du verbe hors du commun, invente un fabuleux personnage cosmique,
humain, grave, fragile et nous embarque séance tenante, pour un voyage jusqu'au
coeur d'un grand mystère, celui d’un théâtre qui brasse le plaisir du jeu, l’intelligence
alliée à l’émotion et nous livre un moment de grâce où poésie et humour fou sont au
rendez-vous.
Fabrication d’un rêve
« Et si vous n’étiez pas clown que seriez-vous ? Mais si je n’étais pas clown, je ne serais pas » Pierre Etaix
Le premier jour de répétition, quand Yves est arrivé avec son personnage sur la scène, je les ai regardés, effarée et émerveillée.
Yves était là, affublé d’un costume de bric et de broc, fait d’un pantalon de gymnastique et d’une jupe de gitane à paillettes surmontés d’une veste chinoise volée à ma garde-robe.
Sur le nez, il avait un nez de farceur en caoutchouc mou.
Il improvisait des fureurs, des insolences et des rires, cela n’avait ni queue ni tête, mais c’était déjà plein de rêves et de poésies.
On s’est mis au travail. Pardi, quelle aventure. Yves est un cheval fou, il part au galop sans selle ni rennes et monte aux étoiles du théâtre alors qu’on est à peine assis dans la salle encore éclairée et qu’on n’a pas encore enlevé son manteau.
C’est vrai, on arrivait dans le théâtre vide, il suffisait de lui allumer un projecteur sur la scène et le voilà qui s’envolait, papillon pathétique et farceur, impatient de quitter le monde. Hé Yves reviens ! Tu es déjà sur la lune et je suis encore par terre.
Le travail de la Tragédie Comique fut un bricolage minutieux, une construction précise et
laborieuse qui devait devenir pour Yves une cage invisible aux barrières infranchissables mais insoupçonnées… car si Yves est un comédien-geyser, en état constant d’ébullitions et de feux d’artifice, il est rétif, comme les idéalistes, aux limites et aux frontières.
Dans le fatras de ses inspirations et de ses fougues indomptables, il a fallu trier, jeter, garder, examiner à la loupe, ciseler, reprendre ce qui avait été écarté un jour passé, pour le réinjecter le jour suivant.
Mais curieusement on a presque tout gardé : sans parler des grandes émotions et des intuitions bienvenues sur la scène, sans parler des textes écrits par Yves à la table, on a gardé un balai trouvé par hasard en coulisse pour frapper les trois coups, des pages en vrac et volantes, empilées pour des essais de structure dans une farde à portée d’oeil et de mains, un petit coussin brodé et aussi des trous de mémoire…
Car surtout ce qu’on a voulu garder au cours des répétitions, c’est cette impression de chaos qui fait tellement penser à la liberté.
Il a fallu qu’à deux, complices, on invente une partition si solide que toutes variations nées de l’instant et de l’instinct puisse s’y déployer et s’y épanouir sans faire crouler l’édifice patiemment élaboré tel un casse-tête chinois. Et que, même, les variations les plus

Entre vrai et faux-semblant, jeu et hors-jeu, fiction et réalité, Eve Bonfanti et Yves Hunstad exhibent avec humour et finesse, le fil de l’illusion et autres ficelles de la scène. Seul en scène, Yves Hunstad, mains dans les poches et l’air de rien, avec une maîtrise du verbe hors du commun, invente un fabuleux personnage cosmique, humain, grave, fragile et nous embarque séance tenante, pour un voyage jusqu’au coeur d’un grand mystère, celui d’un théâtre qui brasse le plaisir du jeu, l’intelligence alliée à l’émotion et nous livre un moment de grâce où poésie et humour fou sont au rendez-vous. Eve Bonfanti a écrit un texte à la langue puissante et riche en évocations que le geste de Yves Hunstad fait brûler magistralement. Jean-Marie Moreau, ruedutheatre
- Théâtre Municipal de Béziers - mardi 24 avril 2012 à 20:00 - 16€/12.5€/6€ Acheter en ligne
- Théâtre municipal de Béziers - mercredi 25 avril 2012 à 20:00 - 16€/12.5€/6€ Acheter en ligne