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TRIOS DE BEETHOVEN

EAU ET GAZ A TOUS LES ETAGES

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Saison : saison 2017-2018
Catégorie : Théâtre
Metteur en scène : Sandrine Barciet
Durée : 1h10
Un spectacle inspiré de
Carnet de bord 1992-1998 -
journal d'une assistante de vie aux domiciles de personnes
en état de dépendance de Sandrine Barciet
Ecriture, mise en scène, jeu Sandrine Barciet
Scénographie Valérie Julien
Création lumière Clément Potié/ Création son Patrick Arnault
Production Grognon Frères
Sandrine Barciet a plusieurs vies. L’une d’elles : « assistante de vie ».
Son carnet de bord retrouvé, elle écrit, interprète et transcende ce croisement de vies, la relation entre âgée et « aidante ». Entre la vieille dame qui ne veut voir personne, la jeune femme qui vient chez elle, la lave, la promène, qui est celle qui s’adresse à nous ? Entre celles qu’elles sont et celles qu’elles ont été les temps se télescopent et les identités se troublent. Un vertige nous saisit. Toujours fine, l’actrice secoue.
 
Soit un vieux, une vieille, tous les vieux et toutes les vieilles en une seule personne Une personne, âgée de la somme de tous ses âges, et de toutes les personnes qu'elle a été à chaque âge. Tous les personnages d'une vie en un seul corps, un corps en état de jeu Un corps alerte en alerte, sur le qui-vive, en état de disparition annoncée, en suspend, en suspens. Qui se modifie en fonction des pièces de son appartement, des parcours qu'il revisite. Dont le langage aussi évolue, la gestuelle, son rapport à l'autre. Qui teste l'autre. Qui oscille en permanence entre l'agacement et le plaisir d'une présence, l'envie de parler et celle de garder le silence, l'envie de repasser un souvenir ou de projeter le présent. Qui a intégré et côtoie plusieurs espace temps depuis longtemps. Tour à tour joyeux, dynamique, lasse, découragé, triste, méprisant, disert, silencieux, courtois.
Qui va s'apprivoisant, tout en gardant son monde. Eprouve chaque chose avant d'en décider le traitement Qui ne s'apitoie à aucun moment.
 
 
Extrait de presse in MAGMAA - 5 février 2017 - bruno paternot
Eau et Gaz à tous les étages est un pélican théâtral : aux plumes douces et soyeuses mais tout est contenu dans le fond de la gorge, éructe par instants. La comédienne, autrice, metteuse en scène Sandrine Barciet interprète ainsi deux rôles : celui de cette reine des dimanches comme celui de l’assistante de vie (quel métier au nom étrange !) qui vient la visiter pour lui faire la conversation, la laver, la sortir ou lui faire ses courses. A de nombreux moment, la comédienne vise juste, à l’endroit exact du trouble : qui est sur la scène ? La jeune ou la vieille ? La comédienne qui fait une impro théâtrale ou la dame qui devient folle ? Qui nous parle ? Sandrine Barciet qui explique son spectacle, la folle qui se parle toute seule, un personnage qui nous implique dans la narration ? Les trois à la fois bien souvent. A nous, regardeur, de faire le spectacle. Les personnages se fusionnent en un corps, celui de l’humanité tout entière qui s’agite et se pavane quelques instants encore, avant le grand saut final (que l’on nous épargnera heureusement, le spectacle évite l’écueil terrible du larmoyant). Si on évite de pleurnicher, en revanche on ne mâche pas ses mots. La scène se passe dans une grande tasse d’humanité noire et trop sucrée, brûlante et amère mais dont on prend goût, terriblement. « Vous êtes vivante, ne démissionnez pas ! » C’est le rôle de l’assistante de vie mais c’est aussi le rôle de l’actrice de nous le rappeler. Elle nous le dit en haranguant les spectateurs très régulièrement, et en demandant aux dames du premier rang de participer (c’est très dangereux le premier rang des théâtres !). Ce soir là, la dame de la botte fut émouvante en diable, tant par sa gentillesse que par son malaise. Au sol, un tableau à damier constitue tout autant le carrelage désuet de la vieille dame qu’un jeu de l’oie théâtral. La mise en plateau de Sandrine Barciet se révèle très rigoureuse, on perçoit le travail sans pour autant le voir : pas scolaire pour deux sous. Si le spectacle se veut discret, intime, rigoureux, il n’en est pas petit, bien au contraire car elle cherche à nous rendre humain, seulement humain. Et c’est déjà pas mal.
(article complet : http://www.magmaa.fr/2017/02/05)

Représentations:
  • Eglise Saint Félix de Bayssan - mardi 13 février 2018 à 21:00 - 17€/13€/11€/6€ Acheter en ligne
  • Eglise Saint Félix de Bayssan - mercredi 14 février 2018 à 19:00 - 17€/13€/11€/6€ Acheter en ligne
  • Eglise Saint Félix de Bayssan - jeudi 15 février 2018 à 21:00 - 17€/13€/11€/6€ Acheter en ligne