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FELLAG / BLED RUNNER

LE QUATRIÈME MUR

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Saison : saison 2017-2018
Catégorie : Théâtre
Metteur en scène : Julien Bouffier
Durée : 1h30
Adaptation et mise en scène : Julien Bouffier
Scénographie : Emmanuelle Debeusscher et Julien Bouffier
Création vidéo : Laurent Rojol 
Avec : Diamand Abou Abboud, Nina Bouffier, Alex Jacob, Vanessa Liautey
Al’image : Yara Bou Nassar, Joyce Abou Jaoude, Mhamad Hjeij, Elie Youssef, Joseph Zeitouny, Raymond Hosny
Voix : Stéphane Schoukroun
Création musicale : Alex Jacob
Création Lumière : Christophe Mazet
Travail sur le corps : Hélène Cathala

Production Compagnie Adesso e sempre
Antigone, d’Anouilh, est monté en pleine guerre du Liban, avec une distribution comprenant des acteurs de confessions différentes. Ça, c’est le roman de Sorj Chalandon (Prix Goncourt des lycéens 2016).
Avec un voyage au Liban et le travail avec des acteurs libanais, Julien Bouffier et son équipe ont rejoint la réalité de la fiction. Distribution intense, images superbes, que peut faire l’art contre la barbarie ? Une chambre d’hôtel qui multiplie les points de vue est l’espace suspendu de cette question.
 
« Le quatrième mur, c’est ce qui empêche le comédien de baiser avec le public. Une façade imaginaire, que les acteurs construisent en bord de scène pour renforcer l’illusion. Une muraille qui protège leur personnage. Pour certains, un remède contre le trac. Pour d’autres, la frontière du réel. » Sorj Chalandon

En 1974, à Paris, Georges, étudiant en histoire, militant activiste pro-palestinien, casseur de facho et féru de théâtre, fait la connaissance de Sam, grec et juif ayant fui la dictature des colonels après l'avoir combattue. Sam a un rêve : monter Antigone d'Anouilh sur la ligne verte qui sépare Beyrouth, avec des acteurs de toutes les nationalités et religions du conflit. Malade, il demande à Georges de le faire à sa place. La troupe se compose d’une palestinienne sunnite, d’un druze, d'un maronite, d'un chiite, d'une catholique, chacun proposant tour à tour une relecture d'Antigone au regard du conflit libanais. Le jeune homme arrive avec sa belle idée de paix, face à des hommes et des femmes qui se haïssent mais acceptent de le suivre dans son projet sans jamais cesser de l’interroger sur ses motivations et sa connaissance de la guerre. Il va devoir composer avec ses engagements, essayer de comprendre ce pays, côtoyer des snipers, être blessé, entrer dans Chatila massacrée… De retour en France, incapable de retrouver sa vie d'avant, il décide de repartir au Liban où il est tué.


«Le quatrième mur» de Sorj Chalandon, à la frontière du réel | Le ...
https://blogs.mediapart.fr/.../le-quatrieme-mur-de-sorj-chalandon-la-frontiere-du-reel
13 janv. 2017 - Pour le metteur en scène Julien Bouffier, il n'y a pas de dichotomie entre sa passion théâtrale et la vie. La transmission de cette adaptation du ...

Depuis une dizaine d’années, la compagnie a concentré son travail sur la question documentaire dans la représentation théâtrale. Comme le réaffirme Sorj Chalandon, la scène est le lieu de la représentation et donc de la fiction, le quatrième mur la protège du réel. C’est cette frontière que nous voulons emprunter, franchir, faire franchir au public. Rendre perméables nos voyages, basculant du réel à l’imaginaire, de l’image filmée à la scène, de l’acteur au personnage.

Sorj Chalandon construit son récit en déconstruisant la chronologie narrative si bien que le présent de l’action est toujours mouvant. Ce traitement du temps est une des richesses du roman et ses aller-retours temporels offrent un effet de distanciation, d’étrangeté qui stimule une conscientisation du spectateur. Chalandon pose la question au théâtre de la présence, des fantômes, de l’incarnation à laquelle notre adaptation répond en multipliant les moyens narratifs que nous offre la scène. Entre récit, dialogue, incarnation, théâtre d’objet et cinéma, notre Quatrième Mur veut rendre sensible et intelligible ce voyage initiatique entre la vie et la mort, entre incarnation et engagement symbolique.

Le Quatrième Mur raconte une histoire libanaise, celle de la guerre, des combats, des enfances broyées. Mais aussi une histoire européenne, celle des mouvements gauchistes étudiants post 68, des résistances, des exils, des injustices, de l'engagement. Cela parle de la construction d’un narrateur toujours en prise avec le politique, le militantisme. Lorsqu'il promet à Samuel de mettre en scène Antigone à Beyrouth à sa place, en pleine guerre du Liban, avec des acteurs de toutes confessions, il s'engage dans un acte doublement symbolique : faire du théâtre avec des combattants réels, pour que, le temps d’un lever de rideau, Beyrouth ne soit pas un théâtre de guerre mais une guerre de théâtre.
Mais la guerre n’est pas symbolique : on tue à Beyrouth. On massacre. Ce massacre n’est pas symbolique. Il est réel. Des êtres vivants ont été méthodiquement assassinés.




Représentations:
  • Théâtre sortieOuest - jeudi 12 octobre 2017 à 19:00 - 17€/13€/11€/6€ Acheter en ligne
  • Théâtre sortieOuest - vendredi 13 octobre 2017 à 21:00 - 17€/13€/11€/6€ Acheter en ligne